Messimy est une commune française située dans le département du Rhône et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie alt=la maison de l'Araire|vignette|gauche|Maison de l'Araire. La commune de Messimy est située en position médiane par rapport à l’ensemble du Plateau lyonnais. Dans le sens de la largeur (ouest- est) elle s’intercale entre la commune montagneuse d’Yzeron et la commune de Soucieu-en-Jarrest sur le rebord oriental. Le point le plus haut se situe au Plat Saint-Romain à l'altitude de et le point le plus bas sur le cours du Garon à 257 mètres mais la plus grande partie de la surface forme un plan modérément incliné vers l’est entre 400 et 300 mètres d'altitude. Dans le sens de la longueur (nord-sud), Messimy est à quasiment équidistance des extrémités du plateau étiré sur une vingtaine de kilomètres. Elle fait partie de la communauté de communes des Vallons du Lyonnais (CCVL). Messimy se situe, certes, dans un angle mort entre les cours de l’Yzeron au nord et du Garon au sud mais l’accès à l’intérieur des monts du Lyonnais est grandement facilité par ces deux axes de pénétration.

La distance du centre de Lyon d'une vingtaine de kilomètres lui vaut de conserver encore un cadre rural : les terres agricoles, en diminution par rapport à 1990 (82,9 %) comptent encore pour 77,5 % en 2018. L'essor démographique s'explique par le phénomène de ruralisation par migration de population du centre de la métropole.

La municipalité a aidé à l’installation, dans une maison de l’ancien vingtain, de l’Araire. Cette association a été fondée en 1966 par le thurinois Jean Paul Jasserand et une équipe de bénévoles. Idéalement placée, elle publie chaque trimestre avec une grande fidélité une revue dont les articles sont exclusivement consacrés à l’histoire locale.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brindas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Communes limitrophes

Transports et communications

Transports en commun Deux lignes du réseau TCL desservent la commune : La Ligne C202, reliant Lyon - Gorge de Loup à Chazelles-sur-Lyon (ancienne ligne 2Ex du réseau des cars du Rhône) ; La ligne 11 reliant la station Gare d'Oullins de la ligne B du métro de Lyon à Thurins en passant notamment par Chaponost.

Urbanisme Typologie Au , Messimy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (63,2 %), zones urbanisées (9,9 %), prairies (9,4 %), forêts (8,8 %), cultures permanentes (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie Messimy provient du latin Maximus de Maximiacum, « domaine de Maximus », d'où Maissimeu.

Histoire

Les origines

On ne savait rien des origines gauloises et gallo-romaines de Messimy jusqu’à ces dernières années. Seule l’étymologie nous était de quelque secours en faisant référence au domaine d’un certain Maximilien. Le tracé des aqueducs de l’Yzeron et du Gier qui alimentaient Lugdunum se situent de part et d’autre de la commune mais hors de ses limites. Les fouilles entreprises en 2015 à l’occasion d’un agrandissement des laboratoires Boiron dans le secteur du Chazeau au nord-est ont permis de conclure à une occupation humaine ininterrompue pendant environ six siècles. Avant même l’arrivée des Romains, au avant notre ère une résidence aristocratique aurait été « un des éléments clé du maillage territorial de l’Ouest lyonnais». Le relais aurait été pris sur le même site sans discontinuité dès les débuts de la conquête de la Gaule par Jules César par des colons nouvellement installés aux us et coutumes importés d’Italie. L’apogée de cette villa à vocation agricole et résidentielle se situerait précocement dès l’époque augustéenne. L’hypothèse d’un rôle ultérieur de relais routier n’est pas exclue. En revanche le déclin aurait été assez précoce dès le milieu du .

La première mention du nom de Messimy provient d’une charte de l’abbaye d’Ainay vers l’an 1000. Une petite église de style roman dédiée à saint Jean l’Evangéliste aurait été construite en 1043 et agrandie au . Elle doit à sa solidité d’avoir été conservée malgré de nombreuses restructurations au cours des siècles. C’est en effet par elle que l’on accède à la nef de l’édifice actuel car elle joue le rôle d'un narthex. Son abside semi-circulaire est voûtée en cul-de-four. Les éléments du mobilier qui y sont actuellement rassemblés sont cependant de diverses époques : une vénérable statue de saint Roch de la fin du jugée digne d’être inscrite à l’inventaire des monuments historiques malgré son mauvais état de conservation, une cuve baptismale à godrons du , un Christ en croix moderne.Par ses très modestes dimensions l'église s’accommoda aisément des étroites limites de l’ancien bourg lorsqu’il fut enclos d’un rempart de protection vers la fin du quand sévissaient dans la région les bandes de mercenaires en congé pendant les trêves de la Guerre de Cent Ans. De ce vingtain, ainsi dénommé de l’impôt au vingtième perçu pour sa construction, seule nous est conservée la porte d’entrée.

La vie au fil des siècles

Aucun événement n’est venu interrompre la vie quotidienne des Messimois au cours des siècles. Jusqu’à la Révolution, les chanoines-comtes de Lyon ont exercé leurs droits de seigneurie avec les responsabilités afférentes. Ils devaient composer dans le bourg même avec les seigneurs laïques de la Chatelaise. A Malataverne, ces prérogatives étaient exercées par les seigneurs de La Feuillade. La maison-forte de la Chatelaise est cernée par un pâté de maisons. Voici quelques indications tirées du pré-inventaire. « Deux tours carrées, demi hors-œuvre font saillie sur la cour. Sur la façade ouest, entre ces deux tours, on remarque une baie tripartite à encadrements de pierre jaune, sommée d’un fronton triangulaire finement mouluré. Au premier étage de la façade nord, sur la cour, règne une coursière portée par une rangée de corbeaux en pierre». En revanche, on peut encore juger de l’importance du château de la Feuillade aux abords bien dégagés. Le long corps de logis est flanqué de deux pavillons en retour d’équerre dont la forme rectangulaire est accusée aux angles par un chaînage de pierre de taille.

alt=atelier de ferrage des boeufs|vignette|atelier de ferrage des boeufs La masse paysanne des Messinois pratiquait une agriculture vivrière à base de seigle. Trois moulins sur le cours du Garon assuraient l’approvisionnement en farine de la région : leur existence est attestée dès le et ils figurent sur la carte de Cassini. On cultivait également l’avoine. Cette spécialisation relative permettait de vendre sur le marché lyonnais mais elle excluait pratiquement l’élevage, si ce n’est de basse-cour, réservé à la montagne. Seuls les laboureurs, mieux dotés, possédaient un attelage de bœufs. La plupart des paysans entraient dans le système de la commande ou du bail à cheptel. On a pu parler d’un capitalisme de village. Les bailleurs, riches propriétaires d’un gros troupeau, louaient leurs bœufs dans la petite région parfois pour une longue période. Au centre du bourg un atelier reconstitué de ferrage des bœufs rappelle ces anciennes pratiques. Pour assurer son alimentation quotidienne en eau, chaque foyer puisait dans la nappe phréatique facilement accessible car la couche de gore de décomposition du socle cristallin n’est jamais très épaisse. Certaines maisons avaient même deux puits, l’un dans la cave, l’autre attenant à la ferme. Beaucoup ont été conservés et reconvertis à d’autres usages. Certains de ces puits sont en forme de guérite circulaire couverts d’une calotte maçonnée. Ils étaient parfois collectifs comme les lavoirs dont on peut voir des exemples au cœur du bourg. Tardivement (1924) un lavoir a été construit dans le hameau d’En Buya.