Germaine Leloy-Godefroy, née le à Crosmières (Sarthe) et exécutée le à la prison d’Angers par le bourreau Jules-Henri DesfourneauxOlivier Pouvreau, « Une angevine sous la guillotine », La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition du 4 février 1998., est la dernière femme qui fut guillotinée en France..
Biographie Germaine Leloy-Godefroy est marchande de charbon de Baugé, en Maine-et-Loire.
Les faits et l'enquête Le , Germaine Leloy-Godefroy tue son époux, Albert Leloy. Armée d'une hache, elle le frappe à deux reprises à la tête durant son sommeil, car elle souhaite vivre avec son amant, Raymond Boulissière, de 12 ans plus jeune qu'elle et commis du couple Leloy dans leur négoce de charbon. Elle avait le projet de reprendre l'entreprise avec lui.
Cinq jours avant le meurtre, Germaine Leloy-Godefroy demande à son amant d'affûter la hache et de raccourcir son mancheCompte-rendu du procès, extrait des minutes du greffe de la cour d'appel d'Angers daté du 12 août 1948.. Elle la cache ensuite dans une brassée de bois pour la faire entrer dans la maison, avant de la dissimuler dans une caisse sous sa cuisinière.
Le soir du crime, vers , Leloy-Godefroy donne à son amant toutes les économies du couple, soit . Elle lui dit alors : . Après avoir tué son mari, elle tente de simuler une agression et un cambriolage. Elle va jusqu'à éponger une partie du sang répandu. La police intriguée ne croit pas à cette version des faits ; Leloy-Godefroy accuse alors Raymond Boulissière d'avoir commis le meurtre. Elle tente ensuite de mettre en cause un de ses anciens amants, Pierre C., avant de finalement passer aux aveux.
Procès et condamnations Leloy-Godefroy et son jeune amant sont tous deux jugés devant la cour d'assises de Maine-et-Loire. Raymond Boulissière est reconnu complice de meurtre et condamné à 10 ans de travaux forcés, qu’il purge à la centrale de Fontevrault. Au cours du procès, Leloy-Godefroy est dépeinte comme . Même si elle est réputée travailleuse, on lui reproche . Elle est condamnée à mort, le . Le président de la République française Vincent Auriol refuse la grâce.
Le jour de l’exécution, Germaine Godefroy est réveillée le à , . Après un entretien avec l’aumônier Moreau, elle rédige une longue lettre, se confesse, assiste à la messe. Après la bénédiction, elle refuse le rhum et la cigarette. Elle va sur la bascule avec des images pieuses dissimulées dans son corsage. Puis le couperet tombe à .
Notes et références
Bibliographie Solène Haddad, 50 affaires criminelles qui ont marqué la France, City Editions, , , chapitre « La charbonnière de Baugé ». Sylvain Larue, Desfourneaux bourreau : l'Homme du petit jour, De Borée éditeur, 2019, 354 p. Paul Gordeaux, Le crime ne paie pas. La dernière guillotinée de la IIIe République. Catherine Valenti, Germaine Leloy, la dernière guillotinée, Fauves Editions, 2021, 172 p.
Articles connexes Liste d'affaires criminelles françaises depuis 1900
Catégorie:Naissance dans la Sarthe Catégorie:Décès à Angers Catégorie:Naissance en mai 1917 Catégorie:Décès en avril 1949 Catégorie:Décès à 31 ans Catégorie:Personnalité française condamnée pour meurtre Leloy-Godefroy, Germaine Catégorie:Condamné à mort guillotiné Catégorie:Violence contre les hommes en France Catégorie:Condamné à la peine de mort en France