Benoît Paire, né le à Avignon (Vaucluse), est un joueur de tennis français, professionnel.

Il a gagné trois tournois sur le circuit principal en simple, à Båstad en 2015, puis à Marrakech et à Lyon en 2019. Il a atteint en outre six autres finales. En Grand Chelem, il a atteint les huitièmes de finale à trois reprises, à l'US Open en 2015, à Wimbledon en 2017 et à Roland-Garros en 2019. Lors du tournoi de Miami en 2018, il bat l'ancien numéro 1 mondial Novak Djokovic, signant l'une des plus grandes victoires de sa carrière.

Son meilleur classement en simple est la mondiale, obtenue en .

En double, il a remporté le tournoi de Chennai avec Stanislas Wawrinka en 2013, et il a atteint trois autres finales sur le circuit ATP. Actuellement il ne participe plus au circuit atp.

Biographie Benoît Paire naît le à Avignon., de Philippe et Éliane Paire. Il commence le tennis à l'âge de . Son frère aîné Thomas avec qui il joue parfois en double, a été finaliste des Championnats de France junior en 2003.

Un joueur atypique Benoît Paire est droitier avec un revers à deux mains. Le revers est son point fort, ainsi que ses services et son toucher de balle de bonne qualité lui permettant d'effectuer de beaux amortis. Son coup droit, son point faible, est souvent flottant et ne lui permet pas de faire des points gagnants. Cependant, il a progressé sur ce côté-là ; il le frappe plus souvent à plat, et se révèle plus efficace en général, même si lors de points importants c'est le coup qui le trahit. Chose rare dans le circuit, il fait des décalages revers.

Ce joueur de a un côté atypique, car ce fan de Marat Safin a du caractère, et il reconnaît lui-même ses , se qualifiant d'ailleurs parfois de ou de . Patrice Dominguez voyait en lui ., . ou encore . Il est décrit comme un joueur émotif qui manque de confiance en lui : en , un journaliste note que Benoît Paire est capable d'envisager de ne plus gagner un seul match de l'année alors qu'il vient d'atteindre la deuxième finale ATP de sa carrière.. Son alimentation est également inhabituelle par rapport aux autres joueurs professionnels : il reconnaît volontiers qu'il mange régulièrement dans des fast-foods et qu'il boit des sodas durant ses matchs.

Un parcours atypique Cet étudiant dans un lycée agricole fait partie des meilleurs Français étant jeune, puis à 15/ il n'a plus envie d'aller à l'entraînement car il doit choisir entre ses deux passions le tennis et le football qu'il a pratiqué pendant plusieurs années dans le club du Pontet, situé à côté d'Avignon. Pratiqué à la base pour se « détendre », il finit par trancher pour le tennis. Puis un ami de son père lui paye une année complète d'entraînement à l'ISP Académie de Sophia Antipolis près de Nice avec Charles AuffrayITW Benoit Paire sur video.eurosport.fr. Il s'entraîne donc pour la quotidiennement et est repéré par la fédération. Il entre au CNE (centre national d'entraînement) en avec Jérôme Potier et Jérôme Prigent comme entraîneurs successifs. Mais en à cause de son fort caractère, Patrice Hagelauer, fraîchement nommé DTN (directeur technique national) relève des soucis de comportement en raison desquels il fait le choix, en 2008, de le renvoyer tout simplement de la structure d'entraînement fédérale et donc de mettre fin à toutes les aides qui vont avec (invitations…).

Cet épisode est suivi par deux mois de doutes durant lesquels il n'a plus vraiment envie de jouer, jusqu'au jour où il rencontre Lionel Zimbler, ancien entraîneur de Fabrice Santoro, qui décide de le prendre en mainPaire, l'atypique sur www.lequipe.fr.

Depuis 2018, il s'entraîne à l'Académie de Tennis Mouratoglou, près de Cannes à Sophia Antipolis..

Carrière sportive 2007/2008. Des juniors aux senior vignette|Benoît Paire aux qualifications de Roland-Garros 2009.

À , il a été finaliste, comme son frère en 2003, des Championnats de France des 17- en 2007 contre Guillaume Rufin mais ses jets de raquette lui ont coûté de nombreux points de pénalité durant le matchRufin, fidèle au rendez-vous sur www.fft.fr. Son parcours sur le circuit junior en 2007 est notamment marqué par deux titres en avril au Cap d'Ail et à Istres, qui lui ont permis d'obtenir son meilleur classement chez les juniors en : mondial.

Arrivé sur le circuit professionnel senior en , il remporte son premier tournoi Future dans la foulée en à Bourg-en-Bresse. En 2008, il participe à son premier tournoi Challenger après s'être extirpé des qualifications à Saint-Brieuc en mars, peu de temps après avoir disputé les qualifications du tournoi ATP de Marseille.

2009. Année de la révélation En 2009, il remporte le tournoi Future de Koper en Slovénie en juin, et se qualifie pour quatre autres finales à Felixstowe en Grande-Bretagne en juillet, à Saint-Polten en Autriche en août, à Porto au Portugal et à Hambach en Allemagne en septembre.

Il commence à se faire connaitre à Roland-Garros 2009 en atteignant le dernier tour des qualifications. Revenant de blessure à , - au niveau national, mondial, et détenteur d'une invitation, il bat le Russe Mikhail Elgin mondial avant de perdre au et dernier tour contre l'Italien Fabio Fognini, tête de série 1 des qualifications et mondial..

2010. Année de la progression vignette|gauche|alt=Benoit Paire à Roland-Garros 2010|Benoît Paire aux qualifications de Roland-Garros 2010.

Benoît Paire commence l'année 2010 par un titre dans le future américain de Plantation, puis enchaîne avec un autre à Faro et à Albufeira au Portugal en mars. Il participe également au tournoi de Saint-Brieuc où il battra Marcel Granollers qui est à ce moment-là un top100, il sera en 2012 dans le top20. Tous ces bons résultats se traduisent dans son classement, avec une à l'aube de Roland-Garros. Il a donc pratiquement gagné en un an.

Pour son Roland-Garros, il fait mieux que l'année précédente en réussissant à se qualifier. Il bat au l'Autrichien Stefan Koubek, tête de série numéro 11 des qualifications, mondial et ancien mondial, en 3 sets. Au second tour, il élimine le Mexicain González en trois sets avant de battre l'Allemand Kindlmann au dernier tour.

Pour son dans un tableau principal du Grand chelem, il est opposé au Belge Olivier Rochus, mondial et s'incline en 4 sets 3-6, 7-6, 6-4, 7-5 après avoir conquis le public avec ses amorties, ses revers, sa combativité et son brin de folieBenoit Paire, un perdant qui gagne à être connu sur www.20minutes.fr.

Il enchaîne avec une défaite au des qualifications de Wimbledon à Londres contre l'Américain Brendan Evans (6-4, 6-7, 6-3). Il atteint par la suite deux finales en challenger sur terre battue : une à Arad en Roumanie en juillet durant laquelle il s'incline contre son compatriote David Guez, tête de série numéro 1 du tournoi 6-3, 1-6, 6-3, et une autre en août à Saint-Sébastien en Espagne où il perd contre l'Espagnol Albert Ramos sur le score de 6-4, 6-2. vignette|alt=Benoit Paire aux qualifications de l'US Open 2010|Benoît Paire aux qualifications de l'US Open 2010.

Il prend le risque de jouer ce tournoi juste avant de devoir disputer les qualifications de l'US Open pour des raisons financières, car il ne peut pas prendre le risque d'aller à New York et de repartir sans rien, s'il perd d'entrée. Il hésite un temps à aller à l'US Open. Son entraîneur ne veut pas qu'il y aille, mais Benoît est convaincu de pouvoir s'adapter.

Par chance, la pluie lui permet de souffler et décale son premier tour de qualification au jeudi. Grâce à sa finale à San Sebastian (Saint-Sébastien) , il monte au classement ATP à la mondiale, ce qui lui permet de commencer les qualifications de l'US Open en tant que tête de série numéro 32. Il domine Stadler, Krajinovic et Igor Sijsling pour se hisser dans le grand tableau. Pour ses deux derniers matchs, le Français, énervé après un arbitrage qu'il n'estime pas en sa faveur, laisse filer les premiers sets dans chaque match avant de se reprendre dans les et . Après s'être qualifié pour son Roland-Garros, il se qualifie la même année pour son US Open.

Au , il gagne 6-3, 6-3, 4-6, 3-6, 7-6 : après avoir mené deux sets à zéro contre l'Allemand Rainer Schüttler, et ancien mondial, l'Allemand revient à deux sets partout. Moins en jambes et semblant être étouffé par la chaleur, le Français est mené 5-2 dans le , avant de se réveiller, et d'enchaîner quatre jeux consécutifs pour décrocher un tie-break dans lequel il s'impose 7-2. Pour son , l'Avignonnais est opposé à l'Espagnol Feliciano López, mondial et tête de série numéro 23. Après être passé à quelques points de la victoire (il menait 5-4, service à suivre dans le ), Benoît Paire est battu 6-4, 6-7, 5-7, 7-6, 6-2.

Revigoré par cette en Grand Chelem, il finit l'année en obtenant une wild-card à Montpellier, où il s'incline au premier tour contre John Isner. Ensuite, il s'extirpe des qualifications à Valence, en battant notamment le Colombien Alejandro Falla, mondial, en qualification mais perd ensuite au du tableau principal.

2011. Année de la confirmation vignette|Benoît Paire aux qualifications de l'Open de Nice 2011.

L'année commence par deux défaites en deux tournois contre des joueurs au-delà du top 300 (ou presque). Arrivant avec peu de confiance à l'Open d'Australie, où il a obtenu une wild card grâce aux accords existant entre les fédérations australienne et française, il hérite d'un tirage plutôt favorable avec le qualifié italien Flavio Cipolla, mondial. Il se qualifie pour le 6-1, 7-5, 6-1, stade auquel il s'incline de peu contre le Croate Ivan Ljubičić, tête de série numéro 17 et ancien mondial, 6-3, 6-7, 6-4, 7-6Paire apprend encore sur www.lequipe.fr.

Benoît Paire joue ensuite les qualifications au tournoi de Rotterdam qui débute le . Il parvient à rentrer dans le tableau final en battant notamment Julien Benneteau, mondial, au dernier tour des qualifications, 4-6, 6-3, 6-4. Le jeune Français hérite de Gilles Simon, mondial, au du tableau principal. Malgré ce tirage difficile et leurs cent trois places d'écart au classement ATP, Paire l'emporte en 3 sets et se qualifie pour le second tour, où il perd lourdement contre Ivan Ljubičić, 6-0, 6-4.

La semaine suivante, Benoît Paire est invité à l'Open 13 de Marseille, où il est battu sèchement au premier tour par Jo-Wilfried Tsonga sur le score de 6-1, 6-2.

Après quelques semaines laborieuses et des résultats en dents de scie dans les challengers, le jeune Avignonnais parvient en finale d'un tournoi sur terre battue indoor à Saint-Brieuc, où il n'est battu que par son compatriote Maxime Teixeira. Ce tournoi va relancer la saison du Français alors que la tournée sur terre battue arrive.

Benoît Paire tente les qualifications au Masters de Monte-Carlo à partir du , mais il échoue au premier tour contre le Belge Olivier Rochus en trois manches. Il enchaîne avec l'Open de Barcelone, où il passe les deux tours de qualifications puis le premier tour du tableau principal, avant d'échouer devant l'Espagnol Albert Montañés, mondial, 6-7, 6-1, 6-4. Il atteint alors le meilleur classement de sa carrière à la mondiale.

Il continue sur cette bonne lancée la semaine suivante à Ostrava en Tchéquie, dans un Challenger où il a le statut de tête de série . Après s'être défait, toujours en deux sets, de son compatriote Laurent Rochette, de l'Allemand A. Flock et du Russe A. Kudryavtsev ( mondial), il s'incline 4-6, 7-6, 6-1 en demi-finale contre Stéphane Robert.. Grâce à cette demi-finale, Benoît Paire entre pour la première fois dans le top 100 (). Il déclare à ce propos : « J'étais aux anges !! C'est un cap vachement important et j'avais dit que je voulais le passer au plus vite pour ne pas cogiter et me dire j'y arrive pas, j'y arrive pas ! »..

La terre battue continue à lui sourire quelques jours plus tard pour son entrée en lice dans le tournoi Challenger de Rome ( €) puisqu'il bat le local M. Trevisan en deux sets. Mais il échoue au second tour contre le mondial, l'Allemand Dustin Brown, tombeur d'Arnaud Clément au tour précédent.