La lettre U barré, Ʉ (minuscule ʉ), est une lettre additionnelle qui est utilisée dans l'écriture de langues amérindiennes, comme le kapóng au Brésil, l’arhuaco, le bara, le barasana, le carapana, le cubeo, l’emberá catío, l’emberá chamí, le guayabero, le kakua, le kogui, le koreguaje, le macuna, le piratapuya, le siriano, le tatuyo, le tucano, le tuyuca, le wanano, le wounaan, le yukpa et le yuriti en Colombie, le comanche et l’ute aux États-Unis, le popoluca de Sayula au Mexique, dans l’écriture de langues africaines, comme le dii, l’ekoi, le kenyang, le koonzime, le kwanja, le limbum, le ghomala’, le guemzek, le maka, le medumba, le mfumte, le muyang, le ngiemboon, le ngomba, le ngombale, le ngwe, le nufi, le pinyin, le yamba, et le yemba au Cameroun, le budu, le mangbetu, le mayogo, le kobo, le lendu, le lika en République démocratique du Congo, le kinga, le maa, le nyakyusa, le nyanga, le rangi et le vwanji en Tanzanie, ou dans l’écriture de langues de Nouvelle-Guinée comme l’akawaio, le melpa, le mesem. Elle est aussi utilisée dans l'écriture de tsou, une langue austronésienne parlée à Taïwan.
Cette lettre est formée d'un U diacrité par une barre inscrite. Elle n’est pas à confondre avec l’u barré diagonalement .
Utilisation Dans certains manuscrits médiévaux le u barré, ou un signe lui ressemblant parfois ouvert par le bas, est utilisé comme signe abréviatif pour .
Le u barré a été utilisé dans certains manuscripts en moyen danois durant le Moyen Âge dont notamment K 1135 (1245) Corp nr. 30 (lathbʉ, kalbʉ, Getæsbʉ, lathbʉworæ, thierbʉ) ou Kobenhavns Stadsret 1254 DgK III nr. 1 (yorthkʉld). mentionne additionnellement d’autres manuscripts utilisant la lettre u barré, dont certains datant de 1219 (Bʉrum), de 1268 (Brothærsbʉ) et de 1289 (Drængsrʉth), ainsi que plusieurs manuscripts de la fin du ou du début du comme Valdemars jordebog, AM 455 12, Stockholm C 39 ou NkS 66,8, ou AM 24 4.
Le u barré est proposé dans l’orthographe allemande de Friedrich Wilhelm Fricke dans les années 1870 et représente une voyelle fermée antérieure arrondie . Dans cette orthographe, utilisée dans le journal , les voyelles barrées sont utilisées à la place des lettres allemandes avec umlaut . En écriture manuscrite cursive, les membres de l’Association pour l’orthographe allemande simplifiée utilisent un trait à gauche des lettres a, o, u. Fricke remplacera par la suite ses lettres par les lettres avec une encoche à gauche , avant que celles-ci ne soient définitivement abandonnées.
Daniel Jones et Solomon Tshekisho Plaatje utilisent l’u barré dans un ouvrage d’apprentissage du tswana publié en 1916, dans lequel il représente une voyelle fermée centrale allophone de entre et .
La minuscule est utilisée comme symbole dans l'alphabet phonétique international pour noter la voyelle fermée centrale arrondie . Il figure déjà dans L’écriture phonétique internationale de l’Association phonétique internationale publié en 1921. Il est utilisé officiellement à partir de 1928.
Dans certaines langues, comme le guayabero, elle est utilisée pour transcrire une voyelle fermée centrale non arrondie .
Le ʉ est utilisé dans l’alphabet de certaines langues formosanes à Taïwan, dont notamment le kanakanabu.
Le ʉ est utilisé en yukpa en Colombie pour transcrire une voyelle fermée postérieure non arrondie .
En ute, le u rayé est utilisé pour transcrire une voyelle fermée postérieure non arrondie .
Représentations informatiques Le U barré peut être représenté avec les caractères Unicode suivants : formes représentations chaînesde caractères points de code descriptions capitale Ʉ U+0244 lettre majuscule latine u barré minuscule ʉ U+0289 lettre minuscule latine u barré exposant ᶶ U+1DB6 lettre modificative minuscule latine u barré
Notes et références
Bibliographie
Articles connexes Lettres supplémentaires de l'alphabet latin
Catégorie:Lettre U diacritée Catégorie:Lettre latine comportant une barre inscrite