Jeanne du Guerny, dite Jeanne Coroller, née le à Mordelles et morte le à Merdrignac, est une femme de lettres française (notamment sous le nom d'auteur C. Danio) et militante catholique régionaliste et autonomiste bretonne.

Biographie Origine Jeanne Coroller naît à Mordelles en 1892.

Jeanne Coroller épouse le à Trédaniel, René Chassin du Guerny et lui donnera sept enfants.

Avec son mari, elle possède le château les Buttes-Baron.

Œuvre romanesque et historique de langue bretonne Elle publie en 1922 une Histoire de notre Bretagne illustrée dans sa première édition par Jeanne Malivel.

En 1929, elle publie sous forme scénique Le Mystère de Bretagne, qui sera représenté, dans la version bretonne de l'abbé Perrot, au Bleun-Brug de Douarnenez devant près de . En 1940, elle participe à la revue pour enfants Ôlolé d'Herry Caouissin, où elle publie Les loups de Coatmenez (1941), suivi peu après de sa suite La croisade des Loups (1943) tous les deux illustrés par Étienne Le Rallic.

Mouvement breton

Elle aurait participé à l'attentat du 7 août 1932.

Seconde Guerre mondiale En 1943, elle accueille chez elle à Caulnes le cantonnement des Bagadou stourm, la milice du Parti national breton .

Ronan Caouissin mentionne sa présence dans une réunion politique, le Le rêve fou des soldats de Breiz Atao, . : À la réunion de la rue le Bastard, MabinogMabinog, de son vrai nom Jean-Marie Chanteau, adjoint de Lainé, avait groupé une trentaine d'opiniâtres. Le néo-païen Pol Le Reste y côtoyait les très catholiques Marc Le Berre, Olier Chevillotte, Jeanne du Guerny ainsi que le protestant Marcel Guieysse.

Mort Elle est arrêtée le avec son fils.

Les captifs sont emmenés dans la forêt de La Hardouinais, à Merdrignac, par Michel Carrier, membre du maquis FTPF de Seilla, à Saint-Gilles-du-Mené, et deux parachutistes S.A.S. des Forces françaises libres, André Coquette et Francis Serville, pour être « jugés », par un « tribunal militaire du maquis de Boquen ».

EIle est exécutée le . Son corps n'est retrouvé que le .

Postérité Après la Libération, la famille Le Mintier de La Motte-Basse multiplie les requêtes en Justice. Le , la Cour d'Appel de Rennes déclare que les faits incriminés ont été commis dans le service au sens de l'article 2§4 du Code de Justice Militaire et qu'il n'est nullement établi que les Résistants aient pu avoir pour mobile une cause étrangère aux nécessités des opérations d'attaque ou de défense imposée aux groupes de combat et qu'il revenait aux chefs de groupe l'initiative de prendre les mesures urgentes dans l'intérêt de la défense commune, et cette Cour d'Appel condamne les parties civiles à verser, à titre de dommages et intérêts, un franc symbolique aux Résistants.

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Seiz Breur Bibliographie

Liens externes

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