Éric Fonteneau, né le 21 octobre 1954 à Cholet, est un artiste plasticien contemporain. Il vit et travaille à Nantes et Paris.

Biographie Après avoir fait des études d'art à l'Université Rennes 2, il séjourne au Burkina Faso, puis à San Francisco et New York. Depuis 1990 il collabore avec des galeries françaises et étrangères, dont les galeries Aline VidalAline Vidal (Paris), Der SpiegelGalerie Der Spiegel (Cologne), Achim MoellerMoeller Fine Art (New York et Berlin), Paule AnglimGalerie Paule Anglim (San Francisco), la Galerie Plessis plessis-art3.com (Nantes). Il travaille aussi avec des techniciens et architectes pour la réalisation d’œuvres dans l’espace public, dans l’architecture et dans la nature.

L’œuvre Éric Fonteneau décline principalement le thème géographique. Il collectionne photographies, cartes géographiques, albums, carnets, documents topographiques et paysagers pour constituer un répertoire d'images. Répertoire dans lequel il choisit des figures, représentations qu'il travaille d'abord sur papier par agrandissement, cadrage, focalisation. Il restitue ces modèles sur papier au moyen de techniques graphiques diversifiées : travail à la pierre noire et à l'encreVoir la série des "dessins noirs", présentée à la Casa del Lector dans le cadre de l'exposition "Nouveaux voyages extraordinaires. Jules Verne/Eric Fonteneau". 26 février-19 juillet 2015, perçage, gaufrage, pliage du papier à l'aide d'aiguilles de différents diamètres. La feuille de dessin est utilisée à la fois comme support et matière expressive. Il recourt aussi aux moyens tridimensionnels de visualisation, par exemple l'installation, pour mettre en scène ses expositions. Il réalise des œuvres de grand format qui interrogent l'échelle de représentation de ses modèles et leurs principes de projection dans l'espace.

Éric Fonteneau crée des œuvres évolutives. En 1985, il commence une série d’œuvres intitulées Archipels,  ensembles de pièces en verre parfois accompagnées de dessins, aquarelles et cartes marines. Au travers les pièces de verre on observe des fragments cartographiques du monde. Les pièces sont disposées au mur selon un plan précis. Il existe de grands archipels et de tout petits. L’ensemble des Archipels constitue un atlas géographique imaginaireHenri-François Dutilleux. Catalogue de la Caisse des dépôts et consignation de Paris, 1986 de formes divisées, diffusées, éclatées, regroupées ou centrifugées. 

À partir de 1995, il  entreprend la conception d'une nouvelle œuvre évolutive La Bibliothèque, en effectuant des empreintes, d’abord sur ses ouvrages personnels, puis sur ceux de bibliothèques des lieux qu’il visite. L’œuvre est présentée dans plusieurs villes françaises et étrangères, notamment Nantes, Châteaubriant, Cherbourg, Barcelone, San Francisco, New York, Madrid.  

En 1999, lauréat d'une bourse Villa Médicis hors-les-murs, Éric Fonteneau s’installe à San Francisco et commence la création d'un album cartographique blanc, intitulé Cartes blanches. L’artiste fait le choix du vide et de la lumière. Il travaille en creux, en relief sous la lumière tamisée, pour figurer minutieusement la topographie des paysages représentés, en utilisant le piquage à l’aiguilleJacquesPy. Catalogue de l’exposition On a marché sur la Terre !.. Auxerre : Centre d'art de l'Yonne, 2009..

Il recourt aussi aux moyens tridimensionnels de visualisation, pour mettre en scène ses œuvres et expositions. Il réalise des œuvres de grand format qui interrogent l'échelle de représentation de ses modèles et leurs principes de projection dans l'espaceJean-Philippe Herder, Eric Fonteneau, Siloë éditions, 2008, 74 p. , p. 7. Il utilise les murs de son atelier ou d’entrepôts voisins, comme lieux d’expression graphique et d’expérimentations. En 1984,  il crée notamment La Chambre des cartes dans des anciens locaux des chantiers navals de Nantes. Pour accéder à son atelier les visiteurs traversent des pièces recouvertes de tracés cartographiques, théâtralisant les lieux et  introduisant l’idée d’un temps suspendu et d’un espace géographique flottant. 

En 1986, dans le cadre des Ateliers internationaux de Fontevraud, il réalise avec une équipe composée de techniciens, cartographes, photographes,  un cercle de 240 mètres de diamètre installé sur la mer. Le cercle figure un cadran de déclinaison magnétique, matérialisé par des flotteurs ancrés individuellement au fond de l’eau. L’œuvre, Marinen°1, vue et photographiée depuis un avion, envisage le paysage comme représentation cartographiqueKarim Ghaddad. Catalogue du Centre d’art de Juvisy/Orge, 1999..

En 1993, il crée un collectif qui se réunit dans une salle à tracer des chantiers navals de Nantes, la cale Crucy. Architectes, artistes, traceurs, industriels et éclairagistes se retrouvent et créent dans la Salle à Tracer (SAT) des objets, des maquettes qui servent à théâtraliser la fonction du site. Le bâtiment, habité autrefois par des traceurs, est étudié comme un modèle artistique, ses planchers sont scrutés et des relevés d’empreintes sont réalisés puis restitués lors d’expositions.

D’autres installations in situ sont mises en place, notamment the Big Leap, entre deux lieux aux antipodes l’un de l’autre : Saint-Marc-sur-Mer (France) et Honolulu (USA) en 1997.

Éric Fonteneau crée par ailleurs des œuvres dans le cadre de commandes publiques ou privées en France ou à l’étranger : La Fontaine de verre, en 1993 dans le square Élisa-Mercœur à Nantes, qui fut démontée en 2011 et remplacée par une nouvelle création de l'artiste intitulée Un arbre, la forêtDu château Mercœur au parking Feydeau sur le site de la ville de Nantes, Colombe, Colombier pour le théâtre du Vieux Colombier à Paris, ou encore Carte blanche n°2 pour l’agence Voyageurs du monde de Paris.

Sélection d’œuvres 1984 : « La chambre des cartes » Quai de la Fosse. Nantes 1985-1991 : « Archipels » 1986 : « Marine » Atelier Internationaux des Pays de Loire. Fontevraud 1987 : « Cartographie » Hôtel de Région. Nantes 1993 : « La fontaine de verre », square Élisa-Mercœur, Nantes 1994 « Carte blanche » Agence Voyageurs du Monde, Paris 1995 : « La Bibliothèque », œuvre évolutive. 2000 : « Cartes blanches », série évolutive. 2014 : « Un arbre, la forêt », square Élisa-Mercœur, Nantes. 2015 : « Dessins noirs », série évolutive.

Principales expositions 1985- Paris : « Le style et le chaos », exposition collective, Musée du Luxembourg 1986 : Montpellier : Artothèque Nantes : « Paysages. Julien Gracq », Bibliothèque municipale 1987- Paris : Galerie Coprah 1990 : Paris : Galerie Aline Vidal Cologne : Galerie Der Spiegel 1991 : Montbéliard : « Comme dit si bien Kepler ». Centre d’Art contemporain de Montbéliard Paris : Galerie Aline Vidal La Roche-sur-Yon : « La nuit porte conseil », Musée de La Roche-sur-Yon 1992 : Fribourg-en-Brisgau : Institut Français Rennes : Centre Culturel Le Triangle Marseille : Espace de création contemporaine 1993- Paris : « Tout l'univers de la chauve-souris », Galerie Aline Vidal 1994 : Nantes : "La chambre à tracer", Galerie Plessis Paris : Galerie du théâtre du Vieux Colombier 1995 : Cologne : "La salle à tracer", Galerie Der Spiegel Cahors : Grenier du Chapitre Bayonne : « Les malles à dessin », Musée Bonnat-Helleu 1996 : Cherbourg : « Le théâtre géographique ». Galerie du théâtre de Cherbourg. Colomiers : Espace des Arts. 1998 : New York : « Right before the wolves » (juste avant les loups), Achim Moeller Gallery Châteaubriant : "La bibliothèque", Château de Châteaubriant 1997- Honolulu : « Crossing Ocean », exposition collective. University of Hawaii Art Gallery 2000 : San Francisco : Southern Exposure Gallery Nantes : "Actif –Réactif”. Exposition collective. Le Lieu unique. 1999- San Francisco : « Crossing », Paule Anglim Gallery 2001 : Barcelone : « Cartes blanches », Institut français de Barcelone Nantes : Musée de l'imprimerie 2002- Oslo : Résidence à l’Atelier Edvard Munch. 2003- Paris : Galerie Rabouan Moussion. 2004- Paris : « L’invention du monde ». Exposition collective, -, Centre Pompidou. 2006- Miami : « A drawing installation » (Un cabinet de dessin), Art Basel Miami, Galerie Achim Moeller. 2007- Cheb (République tchèque) : Galerie 4 2009 : Tokyo : « Cartes blanches, Villes de Jean-Sébastien Bach », Tokyo International Forum. Tanlay : « On a marché sur la Terre ! », Centre d’art de L’Yonne Berlin : Moeller Fine Art Gallery 2011 : Nantes, Passage Sainte-Croix : « Passage(s) » Nantes : « Panoramique », institut Lisaa Clisson, La Garenne Lemot : « Heureux comme Sisyphe » 2012 : Nantes : « Un monde analogique ». Bibliothèque municipale. New York : « La Bibliothèque », Institut Français de New York. 2013- Moscou : « Portraits-paysages : la transformation des genres ». Exposition collective, Centre national d’art contemporain. 2014- Cologne : « Kleine ménagerie », galerie Der Spiegel. 2015- Madrid : « Nouveaux voyages extraordinaires. Jules Verne/Éric Fonteneau », Casa del Lector 2016 : Gétigné-Clisson : Domaine de la Garenne-Lemot : "Grandeur nature". Nantes : "L'Autre, l'ailleurs". Exposition nomade du Musée des beaux-arts de Nantes, l'Atelier Nantes : "Panorama", Musée Jules Verne 2017 : Vézelay : "Ce qui était murmure". Collection Jean-Pierre et Martine Nuaud. Exposition collective. Fondation Zervos, Vézelay Alger : "Le voyage à Alger". Institut français d'Alger 2020-2021 : Les Sables-d'Olonne : "Figures du monde". Musée d'art moderne et contemporain, MASC.

Bibliographie 2020 : Philippe Josserand, Jacques Py, Gaëlle Rageot-Deshayes. Éric Fonteneau. Figures du monde. Les Sables-d’Olonne : MASC, musée d’Art moderne & contemporain des Sables-d’Olonne ; Paris : Lienart, 2020, 143p. 2017 : Amin Maalouf, Jean-Jacques Beucler, Jacques Py. Le voyage à Alger, ed El Hikma, 89 p, ill. 2016 : Éric Fonteneau. Livres, cartes & dessins. Art 3 Plessis éditions, 144p, ill. 2015 : Sergio C.Fanjul. "El sueno de Julio Verne". In  El Pais, Madrid, , p. 8. Miquel Miron Perez. "El universo de Julio Verne". In Ritmos XXI , Madrid,  José Vicente Quirante Rives. "Nuevos viajes extraordinarios". Texte de présentation de l’exposition « Nouveaux voyages extraordinaires. JulesVerne/Éric Fonteneau ». Madrid, La Casa del Lector, 2014- Danielle Robert-Guédon. "Éric Fonteneau : la ville, l’arbre et les oiseaux". In  Place publique. Nantes-Saint-Nazaire. Nantes, n°45, page 119. 2013- Jean-Claude Pinson. " le cabinet de curiosités de Paul Louis Rossi". In Place publique, Nantes, n°37, janvier-février, p 112-113. 2012 : Éric Fonteneau, Paul Louis Rossi. Un monde analogique. Catalogue de l’exposition Un monde analogique, présentée à la Bibliothèque municipale du au . Nantes : Éditions Joca Seria, 180 p, ill. Alison Kjeldgaard, " French Artist’s Ghostly Library Haunts Gallery ". In Galo Magazine, New-York. Janvier/février. Kia Makarechi, “ Éric Fonteneau’s haunting library installation will make you look twice”. In Huffington Post, New York, . 2010- Gildas Salaün. « Eric Fonteneau :entre ombre et lumière, confinement et liberté, la dualité d'un façonneur de l'image et de la matière ». Entretien avec Éric Fonteneau. In Neptuna,  306, , p 43-47 2009- Jacques Py. On a marché sur la Terre ! …. Centre d'art de l'Yonne, Château de Tanlay, -. Catalogue de l’exposition. Auxerre: Centre d'art de l'Yonne, 2009 2008. Éric Fonteneau. Nantes : Siloë, 74p, ill. Jean-Claude Pinson. "La Chasse subtile d’Éric Fonteneau". In Place Publique, Nantes, n°10, p108-112. 2007-Ghaddab, Karim. « Les cartes blanches d’Éric Fonteneau ». In Hospitalité toi m'aime : (Exposition collective) Catalogue de l’exposition. -. [Juvisy-sur-Orge]: Espace d'art contemporain Camille Lambert, 2007 2003 : Florence Morat. L’invention du monde. Catalogue de l’exposition. Centre Georges-Pompidou, Paris.