Jean Lucien Joseph Bourgoin (1897-1977), né à Papeete.. le , est un militaire, ingénieur polytechnicien, commandeur de la Légion d'Honneur., commandeur de l'Ordre impérial du Dragon d'Annam, et consultant pour le compte de l’Unesco du déplacement des temples d’Abou Simbel en Égypte. Fils d'ingénieur, il est également le beau-frère d'André Diethelm ancien ministre de la guerre et bras droit de Charles de Gaulle et le grand-père du producteur Julien Cuny.
Biographie
Fils d'Adrien Bourgoin, ingénieur polytechnicien., lieutenant-colonel, directeur de la fonderie de Ruelle, et Commandeur de la Légion d'Honneur.Certificat de décès en date du 5 mai 1934, disponible en ligne aux archives de l'Etat civil de Paris (mairie du 5ème arrondissement)., Jean est né à Tahiti, en Polynésie française, alors que son père est en mission pour le ministère des colonies, puis en tant que chef du service de l'artillerie de la Marine à Tahiti..
Première Guerre mondiale
En 1915, alors qu’il a tout juste dix-huit ans, il est désigné sur sa demande comme agent de liaison avec le Commandant des premières lignes d’Infanterie. Il a réussi malgré le bombardement des tranchées et boyaux à renseigner sans arrêt son chef de groupe sur les mouvements de l’infanterie. Il est décrit comme « un jeune gradé d’une rare énergie »Ordre de la décision numéro 252 du 2 octobre 1915, mentionnée dans sa nomination au grade d'Officier de la Légion d'Honneur..
En 1918, il devient jeune commandant de batterie et fait partie des combats qui se sont déroulés en Champagne du au . Une partie de ses hommes y perdront la vieOrdre de la Décision numéro 293 du 12 décembre 1918, mentionnée dans sa nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur. .
Seconde Guerre mondiale Haut fonctionnaire en Indochine en 1940, il est révoqué en 1941 pour son activité gaulliste et placé en résidence surveillée. Il réussit à échapper à la surveillance de ses agents de sécurité et à gagner Tiên Yên. De là, il est incarcéré par les Chinois comme espion à la solde des Japonais, mais il s’échappe, et fait un parcours à pieds de dans le Guangxi entre Liuzhou et Guilin. Il arrive à rejoindre une mission militaire britannique postée en Chine. En , il rejoint la France Libre depuis la Chine..
Il animera une chronique radio en anglais à « All India Radio ».
En 1943, il intègre, comme délégué et membre de la Commission des affaires économiques et sociales, l’Assemblée consultative provisoire à Alger sous le Comité français de la Libération nationale, coprésidé par le général Charles de Gaulle et le général Henri Giraud et qui deviendra par la suite le Gouvernement provisoire de la République française en 1944Liste des Délégués de l'Assemblée Consultative provisoire siégeant à Alger ..
Il est chef d'escadronExtrait de l’ordre général numéro 63 du 19-10-1944 du Général d'Armée de Lattre de Tassigny, Commandant la 1ère Armée Française. Paragraphe sur le Jean Bourgoin, Chef d’escadron du R.A.C.M. à la d'infanterie coloniale, au sein du régiment d'artillerie divisionnaire. Commandant d'un groupe de 105 depuis les combats de Toulon lors de la Seconde Guerre mondiale.
En 1945, il devient l'un des commissaires fédéraux dans l'Indochine française (Gouvernement fédéral de la République relative à l'Indochine), soit un an avant la guerre d'Indochine qui aboutira à la fin de cette fédération en 1954.
Il terminera sa carrière militaire comme lieutenant-colonelNaissance de la France Libre N..
En tant qu'ingénieur civil vignette|Services rendus par Jean Joseph Lucien Bourgoin en tant qu'ingénieur civil.. (1960) Ingénieur et consultant pour le compte de l’Unesco du déplacement des temples d’Abou Simbel en Égypte. Ingénieur général des travaux publics de l'Indochine. Sous-direction d'artillerie à la citadelle, concernant les travaux de fortification sur la frontière de la Chine. Il a également effectué des missions pour le gouvernement français dans les pays suivants : Siam, Singapour, Philippines, Hongkong, Chine, Mandchourie, Corée, Japon, Indes, Italie, Grèce, Turquie, Roumanie, Hollande, Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Angleterre..
Vie privée Jean Bourgoin a mené une double vie pendant de nombreuses années, partageant son temps entre deux foyers : l'un avec son épouse officielle de l'époque, Anna Franziska Hertha Glöckner, et l'autre avec Béatrice Pourchasse, avec qui il a eu deux filles. Le frère et les sœurs ne feront connaissance qu'à l'âge d'une vingtaine d'années peu de temps avant le décès de leur père"Killer Lies: Chasing a True Crime Con Man", documentaire du National Geographic et du New-Yorker sur Stéphane Bourgoin..
Marié trois fois et père de quatre enfants, nés de trois mères différentes, il meurt le au sein de l'école Polytechnique.. L'un de ses enfants est l'écrivain français Stéphane Bourgoin.Émilie Lanez, «Stéphane Bourgoin, rencontre avec un serial menteur», Paris Match, , 7 mai 2020. eu avec sa troisième épouse. Franziska Gloeckner. (résistante allemande qui a oeuvré à Saint-Malo) ; une de ses filles épousera le réalisateur Jean-Pierre Cuny.. Une autre de ses filles, Anouchka, eue avec sa seconde épouse Alice Gilbert Smith, s'est tuée en tombant d'une balançoire vers l'âge de cinq ans.
Sa descendance est aujourd'hui française, eurasienne et canadienne.
Sa sœur jumelle Jacqueline est la seconde épouse d'André Diethelm.
Décorations ., distinction remise par le Président Vincent Auriol le
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Médaille des Engagés volontaires. ..vignette|Décorations de Jean Lucien Joseph BourgoinTitulaire de huit citations : 2 à l'Ordre de l'Armée, 4 à l'Ordre du corps d'Armée, 2 à l'Ordre de Division. Remerciements de Charles de Gaulle, le , à la fin de la guerre pour son implication dans les Forces françaises libres : “Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. Vous avez été de l'équipe volontaire des bons Compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l’honneur. Vous avez été de ceux qui, au premier rang, lui ont permis de remporter la Victoire ! Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France.” Citation du général d'armée de Lattre de Tassigny le pour l'unité qu’il a dirigéeOrdre général numéro 486 du Général d'Armée de Lattre de Tassigny, Commandant en Chef de la armée française.. Citation à l'Ordre de l'Armée, décision numéro 503, sur la proposition du Ministre de la Guerre, le Président du Gouvernement Provisoire de la République Française et le Chef des ArméesJournal officiel du 19 avril 1945..
Références Philippe Grandjean, L'Indochine face au Japon: 1940-1945 : Decoux-de Gaulle, un malentendu fatal, Harmattan, 2004 . Unesco : Fac similé de documents relatifs au déplacement des ouvrages de Nubie.
Voir aussi Bibliographie Philippe Grandjean, L'Indochine face au Japon : 1940-1945 : Decoux-de Gaulle, un malentendu fatal, éditions L'Harmattan, 2004.
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