Urgèle est une fée, généralement bienveillante, qui apparaît dans plusieurs œuvres littéraires.

Apparitions littéraires

Bonne fée Voltaire la cite dans son conte Ce qui plaît aux dames (1764), où il en fait une fée ancienne, protectrice des guerriers et des chevaliers. À la suite de Voltaire, Charles-Simon Favart écrit une comédie dédiée à Urgèle : La Fée Urgèle ou Ce qui plaît aux dames, jouée en 1765. Dans cette pièce, un chevalier nommé Robert est accusé d'avoir embrassé une jeune fille et est condamné à épouser une vieille femme, qui se révèle être la fée Urgèle. La pièce de Favart a beaucoup de succès.

Théodore de Banville donne une version différente dans sa comédie Le Baiser : Urgèle y est victime d'un sort jeté par un enchanteur, qui lui donne l'apparence d'une femme vieille et laide. Elle est délivrée par Pierrot qu'elle rencontre dans la forêt de Viroflay, et qui accepte de l'embrasser. Après avoir vu la véritable apparence de la fée, Pierrot en tombe immédiatement amoureux et veut l'épouser, mais Urgèle finit par rejoindre les autres fées.

Mauvaise fée Michel Carré et Paul Collin, dans leur adaptation théâtrale de La Belle au Bois dormant, font d'Urgèle une méchante fée. N'ayant pas été invitée au baptême d'Aurore, elle se venge en lui jetant sa malédiction, avant d'être vaincue par les marraines-fées quand Aurore est réveillée par le Prince. Dans cette pièce, elle vit dans une caverne habitée par des lutins, des gnomes et des monstres.

Autres mentions Honoré de Balzac y fait brièvement allusion dans Le Cousin Pons :

Elle est aussi mentionnée dans les Impressions d'Afrique de Raymond Roussel (1910) http://fr.wikisource.org/wiki/Impressions_d%E2%80%99Afrique Raymond Roussel, Édition Alphonse Lemerre, 1910 :

Notes et références

Articles connexes La Fée Urgèle

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