Vic-le-Comte est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand et comptait au recensement de .
Géographie Localisation Vic-le-Comte est située dans le Val d'Allier, à au sud-est de Clermont-Ferrand. et au nord d'Issoire. à vol d'oiseau. Une partie du territoire communal est couverte par les bois de la Comté.
La commune est aujourd'hui composée de deux bourgs : Vic et Longues, ainsi que de plusieurs villages : Lachaux, Enval, Bord, Lépétade, Charbonnier et Brolac.
Elle a fait partie, jusqu'en 2016, de la communauté de communes d'Allier Comté Communauté, intégrée dans le Pays du Grand Clermont. Elle est considérée comme le principal pôle de vie du sud de l'agglomération clermontoise.
Neuf communes sont limitrophes de Vic-le-Comte :
Hydrographie La commune est traversée à l'ouest par la rivière Allier.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plauzat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Vic-le-Comte est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Vic-le-ComteUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,4 %), forêts (19,6 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), zones urbanisées (15,7 %), prairies (13,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Lieux-dits, hameaux et écarts
Principaux villages et hameaux
Enval Enval se situe au nord de la commune, dans la vallée du ruisseau de Pignol. La vallée est encaissée, aux versants abrupt et au fond de vallée étroit au niveau du village, si bien que celui-ci est implanté à mi-pente du versant exposé au sud. Le village comprend des constructions troglodytiques profitant de cavités préexistantes et dont l'occupation de certaines remontent à la préhistoire. Le château d'Enval se situe à la sortie ouest du village.
Langlade Langlade se situe à l'est de la commune. Ce village s'implante au pied du puy des Chaumes, sur un léger promontoire dominant le bourg de Vic.
Lachaux Le village de Lachaux est établi en rebord du plateau qui domine la vallée de l'Allier, à l'ouest de la commune. Le village historique s'est développé autour du château du même nom et présente un paysage pittoresque avec des constructions de qualité et une implantation en arc de cercle ouvrant sur la vallée. Celle-ci permet des vues lointaines sur la vallée en contrebas et sur le château de Chadieu situé sur l'autre rive. Cependant, les extensions pavillonnaires récentes au-dessus du village nuisent à la qualité paysagère du site.
Les Pétades (ou Lepetades) Situé dans le fond de la vallée du ruisseau de Pignol, à l'aval du village d'Enval, ce hameau est de constitution récente avec une majorité d'habitat pavillonnaire implanté autour des moulins plus anciens qui parsemaient cette partie de la vallée. Les constructions s'égrènent en village rue de part et d'autre de la route départementale 116.
Bord Le hameau de Bord se situe à l'est de la commune, au nord du village de Langlade. Il est essentiellement composé d'anciennes fermes qui reflètent la vocation agricole du territoire.
Brolac Ancien fief implanté au bord du court de l'Allier, à l'ouest de la commune, ce village disposait d'un bac pour traverser la rivière. À l'écart des principaux axes de circulation, l'urbanisation de ce hameau ne s'est pas développée.
Charbonnier Charbonnier est un petit hameau situé à la sortie est de Longues, au bord de l'Allier et en retrait de la route départementale 1.
Autres écarts En dehors des villages et hameaux cités précédemment la commune comprend six écarts (fermes ou habitat isolé) : les Roches, les Basses Chaumes, Largente, Bourbouloux, l'Autard, Granieux (cet écart touche le village d'Enval).
Voies de communication et transports Voies routières Vic-le-Comte bénéficie d'un accès autoroutier par l'A75 (sortie 4 depuis Clermont-Ferrand ou sortie 8 depuis Issoire).
Le territoire communal est traversé par les routes départementales suivantes : de Mirefleurs à Parent via les lieux-dits Longues et, après un tronc commun avec la , Lachaux ; vers Yronde-et-Buron ; vers Pardines ; du centre-ville au lieu-dit Enval ; du lieu-dit Longues à Corent et Authezat ; de Laps au lieu-dit Enval ; des Martres-de-Veyre à Manglieu et Ambert via le centre-ville ; de Billom à Coudes ; contournant la ville par le sud.
Transports ferroviaires vignette|alt=Bâtiment voyageurs de la gare|Bâtiment voyageurs de la gare. Une gare SNCF, située sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac, est implantée au nord-ouest du territoire communal, au lieu-dit de Longues.
Vic-le-Comte est desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes reliant Clermont-Ferrand au nord (quelques trains continuent au-delà vers Riom, Gannat ou Moulins-sur-Allier via Vichy) et Issoire ou Brioude au sud ; certaines missions sont terminus dans cette gare.
Toponymie
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Vic-sur-AllierDécret des 25-26 octobre 1792 qui change le nom de la commune de Vic-le-Comte en celui de Vic-sur-Allier..
Histoire Préhistoire et protohistoire Le village d'Enval situé au nord du bourg de Vic-le-Comte abrite un vaste site d’habitat en abri-sous-roche d'époque magdalénienne. L'escarpement gréseux est haut de plus de 40 mètres et long de plus d'un kilomètres et surplombe la rive droite (côté nord) du ruisseau de Pignols qui conflue avec l'Allier à moins de à l'ouest Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".. Cette station comprend actuellement trois sites distincts : l'abri Durif...., l'abri Moliard et l'abri Enval 2. La relation entre les trois sites n'est pas encore clairement établie. Ils ont livré de nombreux vestiges lithiques et fossiles dont certains ont été ramassés à plus de 200 kilomètres. D'autres stations de la même période préhistorique ont été découvertes à l'aval, dans le hameau de Charbonnier, dans le bourg de Longues (poignard découvert dans l'enclos de la Banque de France) ainsi que sur d'autres secteurs du territoire communal.
En raison du fort potentiel archéologique de cette partie du territoire communal, celui-ci fait l'objet d'une Zones de présomption de prescription archéologique.
Plusieurs autres vestiges allant de l'âge du bronze à l'âge du fer ont été découverts dans la commune et recensés dans la base patriarche. concernant la commune.
Moyen Âge
Du vicus gallo-romain au vicus mérovingien L'ancienne église paroissiale (aujourd'hui presque entièrement disparue) dédiée à Saint-Pierre, était située à une vingtaine de mètres de l'église Saint-Jean-Baptiste dans laquelle se trouvait, jusqu'à la Révolution, les fonts baptismaux. Cet ensemble ecclésial serait l'un des tout premiers prieurés fondés par l'abbaye bénédictine de Manglieu. La date exacte de sa fondation demeure pour l'instant inconnue et se situerait entre le pour le premier auteur à avoir travaillé sur l'histoire de la commune, période reprise depuis dans les travaux plus récents. Ce prieuré aurait été fondé dans une des églises du groupe baptismal issu d'un chef-lieu d'une paroisse mérovingienne. Le noyau primitif urbain du village actuel se serait développé autour de cet enclos ecclésiale mais les investigations archéologiques manquent pour connaître avec plus de certitudes l'histoire urbaine de la ville des origines.
Aux origines de la Comté vignette|droite|Les troupes de Guy II d'Auvergne combattant le roi de France Philippe-Auguste. Chroniques de Saint-Denis, British Library.