thumb|Vignoble sur le mont Suba, à l'ouest de Jérusalem.
La viticulture en Israël est attestée dans les différents livres de la Bible. Elle a pris un nouvel essor dans les années 1950 avec l'arrivée de nombreux viticulteurs venus d'Europe en Israël.
Historique Période biblique
.
Cf. Bible et judaïsme
Ce qui explique, sans doute, que les nazirs, juifs pieux consacrant leur vie à Dieu, se soient privés de vin : « Il doit renoncer au vin et à toute autre boisson alcoolique, au vinaigre de vin et à toute autre boisson fermentée, de même qu'à toute boisson à base de raisin ; il ne doit manger ni raisins frais ni raisins secs. » (Nb 6,3).
Des hommes saints se refusant à boire du vin ou tout autres extraits de la vigne est contradictoire avec de nombreuses citations ou incitations bibliques où le vin est le signe de joie et symbole de vie « Alors, mange ton pain avec plaisir et bois ton vin d'un cœur joyeux, car Dieu a déjà approuvé tes actions. » (Qo 9,7). Il est aussi considéré comme la bénédiction de Dieu (Gn 27,28). Yavhé, lui-même, promet, lors du banquet de la fin des temps : « Sur le mont Sion, le Seigneur de l'univers offrira à tous les peuples un banquet de viandes grasses arrosé de vins fins, des viandes tendres et grasses, des vins fins bien clarifiés. » (Is 25,6).
La tradition veut, qu'après que le peuple Hébreu ait quitté l'Égypte, il passa la mer Morte et s'approcha de Canaan. Ce fut alors que Moïse aurait envoyé une avant-garde vers la terre promise. Quand elle revint, deux hommes portaient, suspendue à une perche, une énorme grappe de raisinLa longue histoire du vin en Israël.
Les vignes du pays de Canaan étaient soit menées en hautains, soit sur pergola. Marcel Lachiver commente d'ailleurs .
Outre que l'on sait déjà que le vin bu par les Hébreux était plein de résidus, car non filtré, ce type de raisin de table ne pouvait permettre d'élaborer des vins de qualité. D'ailleurs le vin exporté vers l'Égypte antique, pour être consommable devait être mélangé avec du miel et qu'il lui était ajouté des baies, du poivre et du genièvre afin de camoufler son mauvais goût. Cela est à rapprocher du vin casher élaboré aux États-Unis, un vin sucré à cause de l'ajout de sirop de maïs. Ce qui lui donne un goût spécial, plus proche des vins issus de vitis labrusca plutôt que de vitis vinifera.
Période protohistorique
Le , un papyrus du VII siècle avant notre ère. a été présenté à la presse à Jérusalem. Il comporte la plus ancienne mention de Jérusalem en hébreu, mention non religieuse, les seules étant jusqu'alors contenues dans l'Ancien Testament. Découvert en 2012, il est plus ancien que les manuscrits de la mer Morte. Pillé dans une grotte du désert de Judée, dans la région de la mer Morte, il mesure une dizaine de centimètres de long, et il est recouvert d'une écriture en proto-hébreu. Les archéologues ont expliqué : La première mention du vin et de Jérusalem, au -VII siècle.
Colonisations grecque et romaine thumb|left|Mosaîque romaine de Lod, lièvre croquant du raisin thumb|Mosaïque romaine à Césarée maritime Au cours de l'Antiquité, les vins exportés à Rome puis vers la Bretagne étaient réputés si lourds et sucrés qu'ils n'étaient pas consommables en l'état.
La découverte d'un pressoir à vin d'époque byzantine, correspondant à l'ancien Empire romain d’Orient, dans le sud du pays à environ au sud de Jérusalem et de Tel Aviv, a étonné les archéologues tant par sa forme inhabituelle, sa taille et sa complexité technique. Ce pressoir octogonal de sur a été daté du VI ou VII. Le vin était probablement destiné à l’exportation vers l’Égypte ou l'Europe du Nord, car la quantité produite était trop importante pour être destinée à la seule consommation locale. Uzi Ad, responsable des fouilles, tout en rappelant qu'un pressoir à vin identique avait déjà été découvert près de ce site, au nord d’Ashkelon, a expliqué : .
Période ottomane La conquête musulmane en 636 imposa douze siècles sans vinification. Le retrait des occupants vers la Turquie permit de relancer une viticulture orientée vers l'élaboration et la production de vin de qualité.
Période contemporaine Depuis 1870, la viticulture israélienne doit tout au soutien technique et financier apporté par Edmond de Rothschild, propriétaire de Château Lafite Rothschild.
Régions viticoles Aujourd'hui, le pays est divisé en cinq régions viticoles: la Galilée (Ha-Galil הגליל), une région bien adaptée à la production de vin de qualité, en raison de son altitude, des variations de température entre le jour et la nuit et de sols bien drainés, la Judée (הרי יהודה Harei Yehuda) autour de Jérusalem, le Samson (שמשון Shimson) situé entre les montagnes de Judée et la plaine côtière, la plaine de Sharon (שרון Sharon), entre la côte méditerranéenne et le sud de Haifa, qui est la plus grande région de production de raisins dans l'État hébreu, et le plateau du Golan (רמת הגולן Ramat Hagolan). Plusieurs vins israéliens ont été primés au niveau international ces dernières années, et les caves de qualité se multiplient dans tout le pays. La viticulture se développe également en Cisjordanie occupée, autour des colonies israéliennes.
Notes et références
Bibliographie Bibiane Bell et Alexandre Dorozynsky, Le livre du vin. Tous les vins du monde, sous la direction de Louis Orizet, Éd. Les Deux Coqs d'Or, 29 rue de la Boétie, 75008, Paris, 1970. Alexis Lichine, Encyclopédie des vins et alcools de tous les pays, Éd. Robert Laffont-Bouquins, Paris, 1984, . Hugh Johnson, Une histoire mondiale du vin, Éd. Hachette Pratique, Paris, 2002,
Voir aussi
Articles connexes Vin casher Liste de régions viticoles Cuisine israélienne
Liens externes Les régions viticoles israéliennes La longue histoire du vin en Israël Présentation de quelques vins israéliens
Catégorie:Agriculture en Israël Catégorie:Économie en Israël Catégorie:Gastronomie israélienne *