Bernard Artigau ( à Licq-Athérey - à Buenos Aires, Argentine) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte douze victoires aériennes homologuéeshttp://www.theaerodrome.com/aces/france/artigau.php Consulté le 12 juillet 2010. Pendant l'Entre-deux-guerres il est pilote sur des lignes commerciales en Amérique du Sud, et reviendra servir son pays pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie Première Guerre mondiale Bien que né en France, Bernard Artigau a grandi en Argentine où ont émigré ses parents un an après sa naissance. L’espagnol devient de fait sa langue maternelle et c’est sous le prénom d’usage de Bernardo que le jeune homme grandit et se passionne pour l’aviation naissante, devenant apprenti mécanicien.
Lorsque la guerre éclate en Europe, Artigau est en Argentine et ne répond pas à l'appel de mobilisation, étant déclaré insoumis. C’est volontairement que le jeune homme rentre en France au mois d’, probablement par esprit d’aventure et désir de devenir pilote. Parlant avec difficulté le français, il est incorporé au régiment d'infanterie comme simple soldat le et l'armée abandonne les poursuites disciplinaires à son encontre. Sur sa demande et grâce à ses compétences en mécanique, il intègre rapidement l'aviation et est envoyé à l'entrainement sur des Caudron à Tours et Avord. Il est promu au grade de caporal le . Le , il reçoit le brevet de pilote militaire . Il est affecté à l' (le 'N' signifiant que ses pilotes volaient sur des Nieuport), le . En août, il est à nouveau promu, il obtient le grade de sergent. À 15h40, le , Artigau remporte sa première victoire. Le , il abat un avion de reconnaissance allemand. Le , il partage une victoire avec Gabriel Guérin sur un biplace allemandhttp://www.theaerodrome.com/aces/france/artigau.php Consulté le 12 juillet 2010..
Le , Artigau fait à nouveau équipe avec Guérin pour abattre un avion ennemi au-dessus de Nogent-l'Abbesse. Il est promu au grade d'adjudant en mars. Artigau remporte deux nouvelles victoires les 11 et . Il partage deux victoires en mai — la première le 15 avec et la seconde le 27 avec Armond J. Berthelot. En juin, il est à nouveau victorieux le et le 7 et se voit remettre la Médaille militaire le 25. Il remporte sa onzième victoire le , en abattant un Rumpler. En , il est promu sous-lieutenant. Enfin, le 28 du même mois, il remporte sa dernière victoire sur un Fokker D.VII.
Entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale Artigau retourne en Argentine avec 444 heures de vols sur son carnet de bord. Il finit la guerre décoré de la Médaille militaire, et des Croix de guerre française et belge. Le , il reçoit la Légion d'honneur. Il devient un pionnier de l'aviation commerciale pendant l'entre-deux-guerres en fondant une petite compagnie aérienne locale, puis travaillant pour l'Aéropostale à la fin des années 1920 et pour la société Air France durant les années 1930.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il n'est pas mobilisé dans l'armée française et va passer le restant de sa vie en Argentine à Buenos Aires. Il y meurt le .
Distinctions
(Belgique)
Notes et références
Voir aussi Article connexe Liste des pilotes de l'Aéropostale
Liens externes
Biographie détaillée, tableau de chasse et profils couleurs de ses appareils
Catégorie:Naissance dans les Basses-Pyrénées dans les années 1890 Catégorie:Naissance en août 1894 Catégorie:Décès en mai 1968 Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Décès à Buenos Aires Catégorie:As de l'aviation français Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Aéropostale Catégorie:Pionnier de l'aviation Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre belge 1914-1918