, de son vrai nom , né à Matsuyama (préfecture d'Ehime) le et mort à Kyoto le , est un réalisateur et scénariste japonais.

Biographie Au collège de Matsuyama, Mansaku Itami fait la connaissance de Daisuke Itō qui le fera entrer plus tard dans le monde du cinéma et du futur poète Kusatao Nakamura. Tous trois fondent une revue littéraire amateure, Rakuten.

En 1920, Mansaku Itami et Daisuke Itō montent à Tokyo et partagent le même appartement. Itami commence à gagner sa vie comme illustrateur de revues. Deux ans plus tard, il retourne à Matsuyama pour y étudier la peinture. Mais n'ayant pas les moyens d'en vivre, Mansaku Itami exerce diverses activités, monte sans succès une affaire de restaurant, et suit une troupe d'acteurs ambulants.

En 1927, de retour d'un voyage à Taïwan, Itami est hébergé par Daisuke Itō à Kyoto. Itō, lui-même réalisateur, le recommande à une maison de production qui lui fera écrire ses premiers scénarios. Dès lors, Mansaku Itami a trouvé sa voie et travaille notamment avec Hiroshi Inagaki.

Les premiers films de Mansaku Itami ont pour vedette Chiezō Kataoka, pour qui il crée des personnages de films historiques d'un nouveau genre, plus humains et plus ordinaires, ainsi le héros de L'Espion Akanichi Kakita préfère son chat à son sabre et souffre de l'estomac. Dans les années trente, Mansaku Itami, grand amateur de cinéma occidental, contribue donc à renouveler le genre du film historique japonais (jidai-geki). Chez Itami, le film historique devient une comédie satirique qui pose un regard critique sur le système féodal. Ce regard critique lui vaut parfois des déboires, ainsi en 1932 son film sera tellement découpé par la censure que l'accueil du public et de la critique sera mauvais, car l'intrigue en était devenue incompréhensible, au grand désespoir d'Itami qui s'est énormément investi dans ce film. Attaquants de nuit conte l'histoire d'un samouraï qui, à la fin de l'ère féodale, se bat pour participer à la modernisation du pays mais doit faire face à des rōnin engagés par un seigneur pour écraser le mouvement.

vignette|gauche|Fondation de la Directors Guild of Japan en 1936, Mansaku est le au rang en commençant par la gaucheNote : Au premier rang (de g. à d.) : Teinosuke Kinugasa (1896-1982), Yoshinobu Ikeda (1892-1973), Sadao Yamanaka (1909-1938), Mansaku Itami (1900-1946), Heinosuke Gosho (1902-1981), Minoru Murata (1894-1937), Shigeyoshi Suzuki (1900-1976), Kenji Mizoguchi (1898-1956).Au deuxième rang (de g. à d.) : Tomotaka Tasaka (1902-1974), Yasujirō Shimazu (1897-1945), Hiroshi Shimizu (1903-1966), Yutaka Abe (1895-1977), Kiyohiko Ushihara (1897-1985), Kajirō Yamamoto (1902-1974), Yasujirō Ozu (1903-1963), Tomu Uchida (1898-1970).Au dernier rang (de g. à d.) : Mikio Naruse (1905-1969), Kintarō Inoue (1901-1954). En 1937, Mansaku Itami participe à la première des deux coproductions entre le Japon et l'Allemagne nazie avec le réalisateur Arnold Fanck. Fanck et Itami se sont souvent affrontés pendant le tournage. Il en a résulté deux versions distinctes du film, La Fille du samouraï (Die Tochter des Samurai) côté allemand et côté japonais.

En 1938, atteint de tuberculose, Itami doit se résoudre à quitter les plateaux de tournage, sa dernière réalisation est , une adaptation des Misérables, mais il continue à écrire des scénarios et des essais théoriques et critiques sur le cinéma. À la clinique, il prend sous son aile Shinobu Hashimoto, apprenti scénariste lui aussi malade, qui signera plus tard le scénario de Rashōmon pour Akira Kurosawa.. De santé fragile, Mansaku Itami meurt en 1946 à Kyoto à l'âge de 46 ans.

Mansaku Itami a écrit 30 scénarios et réalisé 22 films. De ces derniers, peu nous sont parvenus. Il ne subsiste que ses films parlants, , , , , et . De ses films muets il ne subsiste que des fragments de .

Mansaku Itami est le père de Jūzō Itami.

Filmographie Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur la filmographie de Mansaku Itami dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Satō. vignette|Chiezō Kataoka et Minoru Takase dans L'Incomparable Patriote (1932). vignette|Chuji se fait un nom (1935). 1928 : 1928 : note : deux autres parties ont été réalisées par Hiroshi Inagaki en 1929 1930 : 1930 : 1930 : 1931 : 1931 : 1931 : 1932 : 1932 : 1932 : 1933 : 1934 : 1934 : 1934 : 1935 : Le Jeune Homme capricieux (1935) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (1ère partie) » du 26 septembre au 22 octobre 2018 à la Cinémathèque française 1935 : 1936 : L'Espion Akanichi Kakita : titre français du film lors de la rétrospective « Grands scénaristes japonais, volet : Itami Mansaku et Itō Daisuke, le clair et l'obscur » du 13 septembre au 24 septembre 2005 à la MCJP 1937 : 1937 : 1937 : 1938 : adapté des Misérables

Principaux scénarios vignette|220px|Le Joueur errant (1928) vignette|220px|Feux d'artifice (1931) 1928 : de Hiroshi Inagaki 1931 : aussi réalisé par Mansaku Itami 1935 : aussi réalisé par Mansaku Itami 1936 : aussi réalisé par Mansaku Itami 1937 : aussi réalisé par Mansaku Itami 1938 : aussi réalisé par Mansaku Itami et adaptation des Misérables 1943 : réalisé par Hiroshi Inagaki 1948 : réalisé par Hiroshi Inagaki 1950 : réalisé par Hiroshi Inagaki 1958 : remake du film de 1943, réalisé par Hiroshi Inagaki 1965 : remake du film de 1943, réalisé par Kenji Misumi

Récompenses et distinctions Prix du meilleur scénario pour Main dans la main, les enfants aux prix du film Mainichi de 1949

Notes et références

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