Kazimierz Brandys, né le à Łódź et mort le à NanterreRelevé des fichiers de l'Insee, est un écrivain, essayiste et scénariste polonais.
Biographie Il est le frère cadet de l'écrivain . Il a fait des études de droit à l'université de Varsovie.
En 1935, il rédige un article de critique théâtrale dans le magazine Kuźnia Młodych.
Marié à une non juive, comme l'allemand Klemperer, il survit de façon improbable en dehors du Ghetto de Varsovie. [Voir p. 228 La langue confisquée de Frédéric Joly chez Premier Parallèle]
Après la Seconde Guerre mondiale, il est membre de l'équipe rédactionnelle du journal Kuźnica de 1945 à 1950. En 1946, il avait adhéré au parti ouvrier polonais d'obédience communiste staliniste, devenu en 1948 parti ouvrier unifié polonais. Entre 1956 et 1960 il fait partie du comité de rédaction de l'hebdomadaire Nowa Kultura.
Après 1956, Kazimierz Brandys critique ses propres oeuvres antérieuresMathieu Lindon, Kazimierz Brandys, mort loin de la Pologne. Ex-membre du PC puis proche de Solidarnosc, liberation.fr, 13 mars 2000.
En 1966, il démissionne du parti ouvrier unifié polonais (PZPR), en raison de la répression qui frappe le philosophe polonais Leszek Kołakowski.
En 1970, parlant le français couramment, il enseigne les littératures slaves à la Sorbonne à Paris jusqu'en 1971.
Il se manifeste vraiment dans l'opposition avec Variations postales en 1972 et En Pologne, c'est-à-dire nulle part en 1977. En 1975, il signe la Lettre des 59, lettre ouverte d'intellectuels polonais dénonçant la modification de la Constitution de la République populaire de Pologne. En 1976, il est complètement interdit de publication.
De 1977 à 1980, il est membre de la rédaction du journal Zapis. À la même époque, il quitte définitivement la Pologne.
Il meurt à Nanterre le et est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
Œuvres Ouvrages édités en France De mémoire…, Gallimard, 2003 (traduit par Jean-Yves Erhel) Le Troisième Henri, roman. Gallimard, 1995 L'Art d'être aimée et autres nouvelles, Gallimard, 1993 (traduit par et Christophe Potocki) Hôtel d'Alsace et autres adresses, Gallimard, 1992 (traduit par Jean-Yves Erhel) Carnets. Paris, 1985-1987, Gallimard, 1990 (traduit par Thérèse Douchy) Rondo, roman. Gallimard, 1989 (traduit par Jean-Yves Erhel) Carnets Paris-New York-Paris : 1982-1984, Gallimard, 1987 (traduit par Thérèse Douchy) Miesiące, Miesiące (4), 1985-1987. Instytut Literacki, 1987 Carnets de Varsovie (1978-1981), Gallimard, 1985 (traduit par Thérèse Douchy) Miesiące, Miesiące (3), 1982-1984. Instytut Literacki, 1984 En Pologne, c'est-à-dire nulle part. roman. Seuil, 1978 (traduit par Adam Lach) Façon d'être, Gallimard, 1968 (traduit par Allan Kosko)
Récompenses et distinctions Décoré de l'ordre de la Bannière du Travail 50px|Ribbon Officier de l'ordre Polonia Restituta
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