thumb|Mini WRC au Mondial de Paris 2010.

Mini World Rallye Team est le département compétition de Mini, dont l'équipe est engagée en championnat du monde des rallyes en 2011.

Histoire : le Rallye de Monte-Carlo

Les débuts

Six mois après le lancement de la Mini, BMC inscrit six voitures d’usine au rallye Monte-Carlo. La mieux classée termine en ; en 1961, le bilan est pire : aucune des trois voitures inscrites ne se présente à l’arrivée.

Entre-temps, un certain John Cooper, créateur de la Formule 1 à moteur central, propose de « gonfler » la Mini. Il fait porter la cylindrée à , augmente le taux de compression, installe deux carburateurs et modifie l’échappement, faisant grimper la puissance de 34 à . Il remplace les freins à tambours par des disques à l’avant, procurant à la petite boîte de de sérieux atouts.

En 1962, nouvelle tentative, avec de nouveaux pilotes prometteurs : Rauno Aaltonen et Timo Mäkinen. Aaltonen faillit y laisser sa peau lors d’un capotage à l’issue duquel sa Mini Cooper disparaît en fumée. Un an plus tard, inscrit quatre Mini Cooper et cette fois-ci, la Mini pilotée par Aaltonen remporte les honneurs de la catégorie et se classe troisième au classement général, suivi de l’Irlandais Patrick (Paddy) Hopkirk, deuxième en catégorie et sixième au général. La Mini venait de faire la démonstration de son potentiel.

Sacrée « S »

Encouragé par ces résultats, s’adresse de nouveau à Cooper : la cylindrée passe à , la puissance à 70 chevaux et la vitesse de pointe à . C’est la Mini .

Le , c’est le départ du rallye Monte-Carlo et comme tous les ans, les voitures inscrites prennent le départ de différentes villes (Minsk, Paris, Francfort, Athènes, Varsovie, Lisbonne et Monaco) pour se rejoindre, plus loin à Reims. C’est là que commence le véritable rallye.

À l’issue de la première étape de qui relie Reims à Saint-Claude et qui compte plusieurs « spéciales » (épreuves contre la montre sur routes publiques fermées à la circulation), la redoutable Ford Falcon à V8 de de Bo Ljungfeldt domine par sa puissance, suivie de la petite Mini rouge à toit blanc pilotée par Paddy Hopkirk, de l’imposante , de la robuste et, en cinquième place, d’une autre Mini , celle de Timo Mäkinen.

Les « spéciales » se poursuivent et, à la tombée de la nuit, la Falcon porte son avance à . Puis, c’est le redoutable col de Turini, perché à plus de d’altitude. La neige s’en mêle, donnant à l’agile Mini un avantage indéniable. L’écart se rétrécit puis disparaît au profit de la Mini. Le « grand » Erik Carlsson est deuxième au volant de sa Saab, suivi de la Mini de Mäkinen, juste devant la Falcon.

Arrive la dernière étape du Monte-Carlo : la course finale sur le circuit du Grand Prix, dans les rues de Monaco. La puissante Falcon de Ljungfeldt donne le maximum mais l’agile Mini compte suffisamment d’avance aux points pour remporter le rallye Monte-Carlo. Pour compléter le triomphe de la Mini, Mäkinen est quatrième et Rauno Aaltonen, septième. Les « trois mousquetaires » font entrer la Mini dans l’histoire du sport automobile.

La consécration thumb|Austin Mini Cooper S victorieuse en 1965 au rallye de Monte-Carlo.

En 1965, c’est au tour de Timo Mäkinen et de son copilote Paul Easter, à bord de la arborant le nouveau moteur de et , d’inscrire leur nom au palmarès du « Monti », une édition particulièrement difficile à l’issue de laquelle, sur les ayant pris le départ, à peine se présentent à l’arrivée.

En 1966, c’est le triplé Mini ! Mäkinen, Aaltonen et Hopkirk triomphent, mais sont disqualifiés après l’arrivée à cause d’une question de phares non conformes au règlement, tout comme la Lotus Cortina classée quatrième, adjugeant la victoire , à Citroën.

Un an plus tard, les Mini se paient une revanche magistrale. Rauno Aaltonen, le « Finlandais volant » l’emporte, les cinq autres Mini inscrites terminant aussi la course.

Trois victoires, et presque une quatrième, en quatre ans. La domination est totale, tant sur la terre battue que sur les sinueuses routes d’hiver et les circuits où le souvenir des petites puces britanniques se payant la tête des gros V8 américains reste encore vivant chez les adeptes.

2011, le retour de Mini

Pour la saison 2011, Mini décide de s’inscrire en WRC avec Kris Meeke (Champion IRC 2009).

Résultats en championnat du monde des rallyes

SaisonVoiturePneumatiquesÉquipagesRallyes disputésVictoiresPoints inscritsClassement finalPilotesCopilotes 2011 Mini John Cooper Works WRC Michelin 6 0 Non classéMini WRT ne marque pas de points en 2011, car non inscrit pour l'intégralité du championnat. Non classé

Notes et références

Liens externes Fiche du Mini WRT sur WRC.com

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