left|thumb|redresse|Couverture du numéro 3, juillet 1878. thumb|right|redresse left|thumb|redresse|Couverture pour la Fête nationale, 10 juillet 1880. thumb|right|redresse|Échos de réunions de goguettes dans La Chanson en juillet 1878. left|thumb|redresse|Hommage au chansonnier Louis-Marie Ponty, 26 décembre 1880. La Chanson (1878-1881) est une revue française et parisienne consacrée aux goguettes, à la chanson et aux chansonniers.
Histoire de La Chanson Le 1er mai 1878 parait le premier numéro de La Chanson, Revue mensuelle, Archives de la chanson, Écho des sociétés lyriquesToutes les livraisons jusqu'en décembre 1880 sont en ligne sur le site Gallica : La Chanson, Revue mensuelle, Archives de la chanson, Écho des sociétés lyriques..
Elle reprend le nom d'une autre revue, mort-née 12 années auparavant : en 1866, Eugène Imbert avait lancé sous ce titre : La Chanson, un numéro d'appel qui était resté uniqueOn peut consulter La Chanson de 1866 sur la base Gallica..
Son Directeur-Gérant est le libraire et éditeur de musique Auguste Patay. Les bureaux du journal sont à la même adresse que sa librairie 18 rue Bonaparte.
La revue annonce ses buts et s'adresse à ses lecteurs, chansonniers, présidents de goguettes appelées ici Sociétés Lyriques :
La Chanson mensuel de juillet à , puis bimensuel de à et enfin hebdomadaire de à , donne une foule d'informations sur les sociétés chantantes, la chanson et les chansonniers et publie de nombreuses chansons.
Le dernier numéro est le 43/44, , semaine du 6 au .
Au cours du temps le titre initial de la revue change. Il devient en mai- : « La Chanson, journal de musique populaire, écho des sociétés lyriques, théâtres, concerts, littérature, beaux-arts », puis en janvier- : « La Chanson illustrée, journal de musique populaire, écho des sociétés lyriques, théâtres, concerts, littérature, beaux-arts, finances »
Des biographies de chansonniers sont illustrées avec leur portrait dessiné et gravé.
La de La Chanson comprend en annexe une table générale des matières contenues dans les trois premiers volumes (1878-1880) de la revue La Chanson, Table générale des matières contenues dans les trois premiers volumes (1878-1880)..
Orientations politiques de La Chanson La Chanson est franchement engagée pour la République. La polémique violente entre cette revue et le chansonnier bonapartiste Savinien Lapointe au sujet de l'érection à Paris d'une statue de BérangerLa statue de Béranger sera élevée à Paris square du Temple. Détruite en 1941, elle est visible sur une page Internet consacrée aux statues détruites à Paris. par les républicains est significative. Elle affecte un caractère passionnel et révélateur des enjeux politiques sous-jacents de ce projet.
En mai 1879 Louis-Henry Lecomte Rédacteur en Chef conclut par ces mots un grand article contre Savinien Lapointe commencé en première page de La Chanson :
Dans cette polémique La Chanson cherche à faire de Béranger un républicain, ce qu'il n'était pas, et nier à Savinien Lapointe sa qualité effective d'ami, proche et protégé de Béranger.
La Chanson cherche aussi à rassembler et diriger les goguettes pour en faire une force d'appoint au parti républicain qu'elle soutient constamment. Alors que les goguettes ont toujours été indépendantes politiquement et organisationnellement.
En 1880 est créée par un certain M. Orange une salle de Concerts des Sociétés lyriques, à Paris, 23, rue du Faubourg-du-Temple. Autour de celle-ci le journal La Chanson propulse son projet de regrouper les goguettes, qui apparaissent ici sous leur appellation de « Sociétés lyriques » :
Le « grand problème de la Fédération des Sociétés lyriques » n'a jamais existé. Aucun goguettier n'en a parlé et ils ne se seraient pas gênés de le faire, car ils n'avaient pas leur langue dans leur poche. Ce « grand problème » a été inventé par La Chanson pour des raisons politiques.
En 1880, le est adopté comme Fête nationale française, avec inauguration à Paris de la statue de la République sur la place du Château d'eau rebaptisée place de la République. Pour cette occasion La Chanson sort un numéro à couverture tricolore consacré à des chansons choisies, voire écrites pour la circonstance, comme Le Quatorze Juillet d'Eugène Imbert.
Notes et références
Articles connexes
Goguette L'Écho lyrique
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