Ténira (en arabe : , en berbère : ⵜⴻⵏⵉⵔⴰ) est une commune de la wilaya de Sidi Bel Abbès en Algérie. Elle est située au nord-ouest du pays, à de la capitale Alger, et à du chef-lieu de la wilaya, Sidi Bel Abbès.

Toponymie Le toponyme de Ténira est d'origine berbère, il signifie la rivière de perdrix selon les ruines trouvées à l'est de Ténira. La ville fondée par les Romains en 212 sous la règne de l'empereur Caracalla. Ténira fait partie de la voie roumaine du sud . Cette Voie frontière entre la Mauritanie césarienne et la Mauritanie de Tanger . La preuve qui confirme cette proposition c'est l'existence massive de perdrix au niveau de la rivière de Ténira qui coule dans le oued d' El Hammam ( SIGA en Rouman ancien). À Ténira , les archéologues ( Demaegh..) a trouvé les ruines d'une citadelle et un aqueduc voûté construit par la légion des roumain . Plusieurs études ont donné mêmes résultats , chose qui prouve bien que Ténira c'est caputtasacora.

Histoire

Le site a connu le passage de plusieurs civilisations telles que les Romains, les Turcs et les Français.

, Marcel Leglay, « L’archéologie algérienne en 1954 », Libyca t. III, 1, 1955, p. 183-208.

Ténira a toujours été le théâtre de combats, vu sa situation géographique. Par exemple, l'armée française a installé le escadron et en le du régiment rejoint également Ténira. .

En 1983, a découvert des traces d'occupation romaine à 5 km de l'est de Ténira.

déclare : « On eût mieux situé Ténira en l’installant de l’autre côté de la plaine, là où les Romains avaient bâti à mi-côte des mamelons peu élevés, attendu qu’il est exposé en plein aux ardeurs du midi…. Privé des brises de mer et de vents frais de l’Ouest par l’énorme montagne au pied de laquelle il est situé ».

Géographie et situation

Ténira est une petite ville située au carrefour de quatre wilayas : Sidi Bel Abbès, Saïda, Tlemcen et Mascara. Du fait de sa situation, Ténira a une importance majeure dans le réseau transport de la région, car elle relie Tlemcen et Saïda.

Ténira est connue pour sa vallée, située entre deux montagnes, à une altitude de environ. Ténira a une superficie de .

Climat

Le climat de Tenira est dit tempéré chaud. À Tenira, les précipitations sont plus importantes en hiver qu'en été. Selon la classification de Köppen-Geiger, le climat est de type Csa, climat tempéré chaud l'été. Sur l'année, la température moyenne à Tenira est de 15.5 °C. Il tombe en moyenne 405 mm de pluie par an.

Avec 3 mm, le mois de juillet est le plus sec. Les précipitations records sont enregistrées en janvier. Elles sont de 56 mm en moyenne. Août est le mois le plus chaud de l'année. La température moyenne est de 25.7 °C à cette période. Le mois le plus froid de l'année est celui de janvier avec une température moyenne de 7.4 °C. Une différence de 53 mm est enregistrée entre le mois le plus sec et le mois le plus humide. Une différence de 18.3 °C existe entre la température la plus basse et la plus élevée sur toute l'année.

Économie

Ténira est une ville rurale dont la majorité des habitants est active dans l'agriculture. L’élevage de bétail caractérise aussi la région. : terre fertile, existence d'eau potable, un climat équilibré. Ténira a profité de ces conditions pour devenir une région doyenne dans quelques produits agro-alimentaire comme la pomme et la pomme de terre.

Ces dernières années Ténira retrouve son véritable style d'être la terre préférable des arbres fruitiers comme à l'époque coloniale ou la vigne était très répandue sur cette vallée riche . On constate la culture de plusieurs arbres fruitiers surtout la pomme, la vigne, le poire, abricot, pêche et même le pistache et le Grenade...etc.

Faune et flore La ville a une énorme réserve d'eau avec plusieurs châteaux d'eau qui approvisionnent les habitants ou les autres régions en déficit. Ténira a une petite chute d’eau, qui se retrouve sur la vallée, appelée communément « chorcha'yra ». Cet endroit la place préférée des jeunes, surtout lors des périodes de canicule où elle servait de plage ou de destination touristique.

Edmond Lefranc déclare lors de la séance du de la Société botanique de France : .

Ténira possède aussi la vallée 'Oued qui était une source naturelle d'eau pour les Ténirais depuis longtemps. Elle a une zone asséchée appelée « dzira » à l'entrée de Ténira, sur la deuxième route qui mène vers Sidi Bel Abbes. Cette zone humide servait d'abri à certains animaux et était un lieu privilégié par les bergers pour leur bétail.

Transport

Démographie

La création de la ville remonte à 1858, quand les Français décidèrent de fonder un village dans cette région. Le , un décret signé par l'empereur Napoléon III entérine la création du village. Tandis que la création ou plutôt la présence humaine sur Ténira est très bien longtemps et surtout en commençant vers la période Turque ou la première bâtisse sur ce lieu est en fait un caravansérail ( palais des caravanes, hôtel à l'ancienne) sur la rive gauche de Oued de Ténira.

Dans cette même période, les turcs ont imposé des impôts sur les tribus de Hemayannes venus de Naama et El Bayadh pour le pâturage pour leurs bétails surtout en printemps. Cela prouve que les colons français y compris l'administration coloniale n'ont pas les premiers qui ont mis leurs pieds ici .

Dans le même sillage, un historien français a reconnu que Ténira n'est pas un nouveau vilage mais c'est est une succession d'un village . Les Ténirois ont donné leurs accords naturel en regoinant la résistance de l'émir ABDELKADER contre les colons français tout en redonnant un nouveau souffle à son glorieux guerre. A Ténira l'émir ABDELKADER décida de construire deux moulins et un atelier d'arme.

De nombreux indigènes avaient quitté le village, mais leurs terres furent mises sous séquestre en 1846. Les fugitifs finirent par revenir en 1848-50, du moins en grande partie ; mais ils furent désormais des occupants précaires. Quelques-uns essayèrent de vendre leurs terrains au rabais, en cachette. Mais d’année en année, les villages coloniaux s’étendirent sur les meilleures terres : Négrier, Bréa, Bel-Abbès (1849); Saint-André-de-Mascara, Saint-Hippolyte, Saf-saf, Mansoura (1850); Hennaya, Oued-el-Hammam (1851); Sidi Ali Benyoub (1854) ; Prudhon, Sidi Lahssen (1856) ; Perrégaux, Ténira (1858) ; Ouled Mimoun (1859).

Sport

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Culture locale et patrimoine

Patrimoine local Ténira est connue pour ses traditions ancestrales en matière de générosité, hospitalité qui reflètent l'origine de ses habitants qui est de Sahara ( Hmayen) ,,, . Waãda de Ténira est un évènement social, culturel, économique incontournable qui se déroule annuellement à la fin de la deuxième semaine d'août. C'est une tradition marquée par la venue des troupes de cavaliers pour donner des spectacles de Fantasia et des troupes artistiques ( Alaoui, Ghayta, Arobi et Malhoune,,,,) de plusieurs coins du pays.

Caravansérail

Ténira possèda un caravansérail ( hôtel vieux) bâti dans la période où les Turcs était à cette règion. Il ya des sources non fiable qui parle de sa date de construction environ 1520. Cette bâtisse rare et exceptionnelle prouve la richesse patrimoniale de Ténira. Du côté de l'histoire, cette edifice a servi dans le temps comme un lieu de tortue et d'interrogation par les forces coloniales présentent à Ténira et aussi comme une hôpital militaire coloniale.

Le caravansérail communément appelé ( Sbitar) était la première edifice sur la rive gauche de rivière de Ténira. Les français dans leurs installations dans la région comme colonisateurs ont trouvé le Sbitar et ils ont mentionné son existence dans l'archive avant de commencer à y construire.

Le caravansérail de Ténira témoigne aussi de la culture arabo-musulmane à travers le zelidj avec lequel était construit. Avec aussi son bain , ses escaliers, son plafond et ses fenêtres basées sur les morceaux des arbres à l'ottomane, aussi son brique, son balcon....

Manifestations culturelles et festivités

Surnoms

Ténira dans les écrits

« En 1978, encore étudiant à l’université d’Es-Sénia d’Oran, j’ai eu la chance de rencontrer Kateb Yacine. Écouter en tête à tête Kateb Yacine. Cela s’est passé à Ténira, petit village agricole dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès. C’était un beau jour de printemps, en avril. Assis, Kateb et moi, à même le trottoir, devant le seuil de sa petite maison rurale, il m’a offert une tasse de café, il m’a répondu : “Ici, dans ce village, je suis entre de bonnes mains, celles de ces braves hommes, les fellahs moudjahidine. Je suis entouré par mon peuple. Ce sont "eux", ceux d’Alger, qui sont en exil.” Je me suis rappelé de cette rencontre avec Kateb Yacine et de ses propos historiques. », Amin Zaoui, « Pourquoi cette animosité envers nos écrivains ? », Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques, .

« ...quand il ne vendait pas des légumes ou de l'agua limon, il allait confectionner, à la forêt de Ténira, des fagots qu'il ramenait sur sa petite charrette et qu'il allait vendre aux boulangers pour qu'ils pussent chauffer leur four... », Ralph Storia, Autrefois, la Mékerra : Souvenirs d'enfance d'un Bélabésien (Opus 1), p. 33.

« Ce n'est pas sans une vive satisfaction qu'en allant de Sidi-bel-Abbès à Mascara ou à Daya, on arrive à Aïn-Sfisef ou sur l'Oued-Tenira : Aïn-Sftsef ! tes eaux vives et les ombrages de tes beaux Peupliers (Sfisef) et des Pistachiers atlantiques dix fois séculaires, tes splendides voisins, ne seront jamais oubliés ; sources de la Ténira ! le culte du souvenir vous le méritez bien aussi. […] Le Phaca bœtica descend bien des bois de la Tenira. […] Au sud, soit qu'on prenne la route de la vallée de la Tenira ou celle de la vallée de la Mekerra, par Sidi-Ali-ben-Youb, on rencontre comme espèces étrangères à la plaine de Sidi-bel-Abbès : […] », Edmond Lefranc, « Sidi-Bel-Abbès. Topographie, Climatologie et Botanique », Bulletin de la Société botanique de France, vol. 12 n°9, 1865, p. 386-389

Personnalités liées à Ténira

Kateb Yacine, y vit dix ans, de 1980 à 1989. Maamar Boudali, personnalité locale, révolutionnaire et le premier martyr de la région de Ténira, exécuté après l'interception du premier convoi d'armes pour l'Oranie ; membre de l'Étoile nord-africaine (ENA) et du Parti du peuple algérien (PPA) El Hadj Haoussine, ancien officier de l'ALN, vice-ministre de l'Energie et des Industries Pétrochimiques (1984). Son frère aîné, El Hadj Ali (né en 1917), détenu, créa et dirigea la cellule du PPA de Ténira. El Hadj Boubekeur (né en 1925), représentait les Oulémas à Ténira. Vice-président de la Délégation Spéciale de Ténira (1962, Président : Kemane Kaddour, détenu, ex-PPA). El Hadj Mohamed (né en 1933), instructeur de l'ALN, ancien élève, avec Kemane Mohamed, de l'Institut Benbadis de Constantine. El Hadj Atman (1927), premier secrétaire général de la municipalité de Ténira. Amazigh Kateb, chanteur de Gnawa Diffusion, y a passé son enfance L'Emir Abd el-Kader, s'installa à Ténira en 1842 après la chute de Sidi Bel-Abbès et de Tlemcen en construisant un atelier et un moulin à proximité d'un gisement naturel de kaolin dans une montagne. Hadj Hamid un médecin, écrivain, journaliste. Stéphane Gsell, archéologue et historien français, spécialiste de l'Afrique romaine et plus particulièrement de l'Algérie romaine. BRIDJA Abdelhamid enseignant, auteur, journaliste.

Notes et références

Catégorie:Commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès