le Juste (en polonais Sprawiedliwy), de la dynastie des Piasts, est né vers 1138 et mort le à Cracovie. Il est le fils cadet de et de Salomé von Berg.
Il a été duc de Wiślica (de 1166 à 1173), duc de Cracovie et duc de Sandomierz à partir de 1177, duc de Mazovie et de Cujavie à partir de 1186.
Le testament de Boleslas Bouche-Torse
Bouche-Torse meurt le . Son testament, rédigé quelques années auparavant et inspiré des coutumes de Kiev, marque le début du démembrement territorial de la Pologne. Il a partagé son État entre ses quatre fils aînés, chacun recevant un duché héréditaire.
reçoit la Silésie (avec Wrocław comme capitale), reçoit la Mazovie et la Cujavie (avec Płock comme capitale), reçoit la Grande-Pologne (avec Poznań comme capitale), Henri reçoit le duché de Sandomierz (avec Sandomierz comme capitale).
L’aîné des représentants mâles de la dynastie Piast, , devient le princeps (ou senior) et à ce titre, gouverne également sur la Petite-Pologne (avec Cracovie comme capitale), la Grande-Pologne orientale avec Gniezno et Kalisz, la Poméranie occidentale, la Poméranie orientale ainsi que la région de Łęczyca et de Sieradz (qui doit lui revenir après la mort de Salomé, la seconde épouse de son père). C'est lui qui décide en dernier ressort sur les questions de politique étrangère, conclut les traités, déclare les guerres, a le droit d'investiture, est le chef et le juge suprême.
le Juste, né en 1138 après la mort de son père était donc absent sur le testament rédigé par et ne reçoit rien en héritage.
Les règnes des frères aînés
Dès 1139, soutenus par leur mère Salomé de Berg, et Mieszko s’opposent à le Banni qui veut rétablir l’union de la Pologne. Ils réussissent à le chasser du pays en 1146 et le Frisé lui succède.
En 1166, Henri de Sandomierz est tué dans une croisade contre les Prussiens. N’ayant pas d’enfants, il avait désigné son petit frère Casimir comme héritier. Cet héritage est contesté par Boleslas et Mieszko qui décide de partager ce duché en trois, une partie pour chaque frère. Casimir ne reçoit que le petit duché de Wiślica.
En 1172, les magnats organisent une diète et tentent de convaincre Casimir de renverser le souverain mais celui-ci refuse.
le Frisé meurt le . le Vieux de Grande-Pologne lui succède en tant que princeps. Casimir obtient finalement tout le duché de Sandomierz et devient le tuteur de Lech, le fils unique de le Frisé. En 1177, doit s’enfuir de Cracovie à la suite du soulèvement des habitants (soutenus par Boleslas le Long et ), auxquels s’est joint Odon, son fils aîné.
Le règne de le Juste 250px|thumb|La Pologne durant le règne de Casimir le Juste. le Juste monte sur le trône de Cracovie à la demande de la noblesse de Petite-Pologne.
Pour faire cesser les conflits internes, Casimir distribue les terres. Il garde Cracovie, Odon reçoit Poznań, Lech reçoit la Cujavie, le Long reçoit la Silésie, reçoit les régions de Bytom, Racibórz, Oświęcim et Siewierz, Conrad reçoit Głogów. le Vieux doit abandonner son trône de Grande-Pologne au profit de son fils Odon. Casimir nomme Sambor palatin de Poméranie orientale.
de Poméranie occidentale ne recevant pas suffisamment d’aide d’une Pologne divisée devient vassal d’Henri le Lion. En 1181, il reconnaît la suzeraineté de l’empereur Frédéric Barberousse et la Pologne perd le contrôle de cette région.
En 1180, lors de l’assemblée des nobles polonais à Łęczyca, le Juste leur accorde des privilèges et octroie ses premiers privilèges à l’Église (une levée d’impôt au profit du clergé et le renoncement du roi à exercer ses droits sur les biens fonciers des évêques décédés) pour faire abolir les droits des autres Piasts sur Cracovie et y établir son pouvoir héréditaire (suppression du séniorat).
le Vieux, ne parvenant pas à gagner le Saint-Empire à sa cause, attaque la Grande-Pologne avec les Poméraniens. Il regagne une grande partie de la Grande-Pologne, avec Gniezno, sa capitale légitime, sans opposition de Casimir. Mieszko, qui n’est pas rassasié, continue à conspirer et entretien de relations diplomatiques opposées à Casimir. Il s’allie avec et avec la cour allemande.
En 1182, à la suite du décès de Vasilko de Drohiczyn, malgré l’opposition de sa cour, Casimir aide le fils aîné de (son neveu) à monter sur le trône de Brześć. Mais celui-ci meurt empoisonné et Casimir aide Roman Mstislavitch, le jeune frère du prince assassiné, à monter sur le trône. Pour le remercier Roman reconnaît la suzeraineté de la Pologne.
En 1184, l’empereur donne l’ordre à son fils Henri de mettre sur pied une campagne militaire contre la Pologne afin de soutenir Mieszko. Casimir retient l’empire en réaffirmant sa vassalité et en faisant sans doute d’autres concessions.
En 1186, après le décès de Lech, Casimir annexe la Mazovie et devient duc de Mazovie et de Cujavie.
En 1187, une guerre de succession fait suite au décès d’Iaroslav Ośmiomysł, . Casimir soutient contre son frère . Celui-ci gagne la couronne et pour se venger, lance des raids contre la Pologne. Casimir renverse Vladimir et place Roman Mstislavitch sur le trône, espérant une promesse de vassalité. Les Hongrois, inquiets par l’expansion polonaise, et convoitant également la principauté de Halicz remettent Vladimir sur le trône et ensuite, le remplace par András, le fils de . En 1188, Vladimir s’échappe de sa prison hongroise et en appelle à l’empereur Frédéric Barberousse. Celui-ci, occupé par les croisades, charge son vassal Casimir de remettre Vladimir sur le trône. En 1189, Casimir envoie une armée pour accomplir sa mission et permet à Halicz de s’affranchir de l’assujettissement hongrois. Mais il perd également la suzeraineté sur cette principauté.
En 1190, profitant d’un long voyage de Casimir dans la Rus' de Kiev où il a de nombreux amis, le gouverneur de Cracovie s’empare de la ville et place Mieszko sur le trône. L’année suivante, Casimir revient en Pologne et reprend facilement Cracovie avec l’aide de la Rus’ de Kiev.
En 1192, un pacte est signé avec la Hongrie, promettant une coopération quand les intérêts sont communs, par exemple la principauté de Halicz. Ce pacte avec la Hongrie apaise les opposants à la politique étrangère menée par Casimir.
En 1193, Casimir mène une campagne contre des tribus baltes païennes et contre leur allié, le prince de Drohiczyn, qui répond par des attaques contre la Mazovie. Le prince de Drohiczyn est destitué, les tribus païennes sont vaincues, leur territoire est pillé et elles sont forcées de promettre le versement d’un tribut à Cracovie.
Le , pendant un banquet, le Juste meurt inopinément. Il a probablement été inhumé dans la cathédrale de Wawel. Il laisse de très jeunes héritiers. Son fils aîné Lech le Blanc lui succède à Cracovie.
Ascendance
Mariage et descendance Vers 1163, Casimir épouse Hélène de Znojmo (née vers 1140-1142 et morte vers 1202-1206), fille de , de la dynastie des Přemyslides. Ils eurent 7 enfants : Maria (1164–1194), mariée en 1178 au Prince ; Casimir (1165 - ou ) ; Boleslas (entre 1168 et 1171 - ). Probablement dénommé ainsi d'après son grand-père paternel , bien qu'il soit possible aussi qu'il ait été nommé d'après son oncle . Il meurt accidentellement après être tombé d'un arbre. Il est probablement enterré dans la cathédrale du Wawel ; Odon (mort jeune). Il reçut ce prénom d'après Odon de Poznań ou saint Odon de Cluny ; (1177-1184 - ) ; Lech le Blanc (1186-1187 - à Marcinkow), fils de et de la princesse morave Hélène de Znojmo, a été duc de Cracovie et grand duc de Pologne ; Conrad (1187-1188 - ).
Références
Bibliographie
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Liens externes
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