Louis-Marie Ponty, né le à Paris où il est mort le , est un ouvrier, poète, chansonnier et goguettier français.
Il fait partie du mouvement Saint-simonien ; il est un ami de l'ouvrier poète et philosophe Louis Gabriel Gauny.
La plus grande partie de son œuvre est restée manuscrite. Il s'agit de trente ans d'écritures journalières comprenant de très nombreux poèmes et textes en proses. Ils n'ont pas été conservés et sont perdus.
Biographie Louis-Marie Ponty, fils d'un artisan qui meurt alors qu'il est encore enfant, est élevé par sa mère qui est successivement marchande des quatre saisons, blanchisseuse et femme de ménage, . Il apprend à lire auprès d'un ancien conventionnel, BréardIl ne peut s'agir de Jean-Jacques Bréard qui n'est rentré d'exil en France qu'après 1830, alors que Ponty avait déjà 27 ans..
Ponty est apprenti forgeron en 1826, puis ouvrier chiffonnier et vidangeur de fosses dans les années 1830. Il adhère au saint-simonisme, participe aux goguettes et écrit des chansons. L'une d'entre elles Le Chiffonnier du Parnasse, devient populaire, elle est . Il participe en 1841 au recueil publié par le saint-simonien Olinde Rodrigues Poésie sociale des ouvriers Bettina R. Lerner, « Poésies sociales. Poetry as social politics », dans Inventing the Popular. Printing, Politics, and Poetics, 2018 Lire en ligne., et signe ses poèmes « L. M. Ponty, ouvrier en vidanges » ; selon Baillet, à ses amis qui s'insurgent contre ce métier dégradant, Ponty répondait : ; son ami Louis Gabriel Gauny, également poète-ouvrier, craint cependant que ce travail ne le détruiseLe philosophe plébéien. Textes présentés et rassemblés par Jacques Rancière, Paris, Maspero, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 1983, p. 169-170. et des mécènes de la mouvance saint-simonienne lui obtiennent un emploi aux chemins de ferDonald Reid, Égouts et égoutiers de Paris. Réalités et représentations, Presses universitaires de Rennes, 2014, p. 143, note 5 Lire en ligne.. George Sand écrit au sujet des poèmes de Ponty qu'il s'agit et ajoute George Sand, « Dialogue familier sur la poésie des prolétaires » dans La Revue indépendante, 1 janvier 1842, p. 261-262 ; cité par Catherine Nesci, « Palimpsestes sandiens : citation, intertexte et dialogisme, de La Revue indépendante à Horace », dans George Sand. Palimpsestes, échanges, réécritures, Peter Lang, 2011, p. 255-276..
Ponty entretient une correspondance avec Béranger, Michelet et George Sand ; il écrit dans Le Bon Sens.
Œuvres publiées de son vivant Poèmes « Doutes », « Les Truands modernes » et « Avenir », dans Poésies sociales des ouvriers, réunies et publiées par Olinde Rodrigues, Paris, Paulin, 1841, p. 95-122 Lire en ligne sur Gallica.
Notes et références
Bibliographie Émile Souvestre, « Les Penseurs inconnus. I. Ponty », dans Revue de Paris, vol. 19, 1839, p. 257-21 Lire en ligne. Eugène Baillet, « Galerie des chansonniers - Ponty », dans La Chanson. Journal de musique populaire, n° 33, , p. 257-259 Lire en ligne sur Gallica. Eugène Baillet, « Louis-Marie PONTY, chiffonnier, forgeron, etc. » dans De quelques ouvriers-poètes, biographies et souvenirs, Paris, Labbé éditeur, 1898, p. 49-58 Lire en ligne sur Gallica. Edmond Thomas, Voix d'en bas. La poésie ouvrière du XIXe siècle, Paris, François Maspero, 1979, 463 p. (réédition en 2002, Paris, La Découverte ), p. 239-241. Philippe Darriulat, « PONTY Louis-Marie », dans Le Maitron, 2017 Lire en ligne.
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