Cyrillus Jarre, né Rudolf Jarre, le à Ahrweiler dans la province de Rhénanie et mort le à Tsinan (aujourd'hui Jinan) en Chine, est un franciscain missionnaire allemand qui fut archevêque de Tsinan, et traducteur des textes du Droit chinois et d'autres textes juridiques du chinois en latin.

Biographie Rudolf Jarre naît le quatrième, dans une famille de huit enfants, dont le père, Heinrich, est négociant. Il poursuit ses études au collège françaisChassés de France par les lois scolaires de la République des franciscains d'Harreveld aux Pays-Bas. Il entre chez les franciscains, le et prend le nom de religion de (Cyrille en français). Il étudie sa théologie à Paderborn.

Après avoir été ordonné à la cathédrale de Paderborn, il est envoyé en mission en Chine, en 1903, deux ans après la révolte des Boxers. Il est assigné à plusieurs postes de mission et a pour tâche de former de futurs prêtres chinois. Il est présent au siège de Tsingtao (protectorat allemand) en tant que sous-officier sanitaire et est envoyé après la capitulation de la ville () en camp de prisonniers au Japon, comme tous les autres civils européens. Il est libéré en 1920 et dirige ensuite des opérations sanitaires et de sauvetage pendant les inondations du fleuve Jaune en 1921-1922 à partir des missions franciscaines. Il est décoré par le gouvernement du Kuomintang.

Le P. Jarre est appelé à Rome, le , afin d'enseigner, à l'université pontificale franciscaine de Saint-Antoine, les matières scientifiques et pratiques concernant la mission. Il prend part au cinquième congrès international des missions qui se tient à Wurtzbourg du 24 au . Il est consacré évêque titulaire de le à la cathédrale de Trèves et nommé au siège de Tsinan. Il s'arrête au Japon pour visiter les missions, avant de retourner en Chine. La Chine est alors en proie aux troubles de la guerre civile dans de nombreuses régions.

Il fait paraître à partir de 1933 un journal en chinois, intitulé La Lumière de Chine (Kouang-Hoa-Pao) et il traduit tous les textes du droit civil de la république chinoise en latin, à partir de 1934, ainsi que deux ans plus tard ceux du Droit canon du latin en chinois. Pendant les graves troubles de 1936 avec l'invasion japonaise, il fait construire un hôpital. Il prend part au congrès eucharistique international de Manille en 1937.

Le pape Pie XII émet la bulle Quotidie Nos, le , organisant l'Église de Chine, dans un nouveau contexte international (fin de la Seconde Guerre mondiale, début de la guerre froide, montée du communisme en Chine). Le diocèse de Tsinan est élevé en archidiocèse et en est le premier archevêque. Il devient aussi administrateur d'une nouvelle préfecture apostolique et propage dans son archidiocèse la Légion de Marie qui lui semble donner des forces spirituelles aux laïcs, alors que la répression pointe. Il ne fuit pas en 1949, lorsque les communistes prennent partout le pouvoir, mais ceux-ci cherchent d'emblée à le discréditer. Il est arrêté le , en pleine guerre de Corée, et enfermé à la prison de Tsinan. Il subit de nombreux interrogatoires et souffre de mauvais traitements. Il meurt le à l'hôpital Saint-Joseph de Tsinan. Il a trouvé son dernier reposLes fidèles l'ayant enterré en ornements rouges, couleur du martyre, les autorités font déterrer sa dépouille pour la revêtir d'une simple soutane noire. Un compromis est finalement trouvé, lorsqu'après d'autres exhumations, il est enterré en blanc, après plusieurs exhumations, au cimetière Lin Chio ChuanOu: Lin Jia Zhuang de la ville.

Bibliographie Gaspar Han et Herbert Schneider, Leben und Weg von Erzbischof Cyrillus Jarre, OFM, Collectanea Franciscana LXXIV, 2004 Roland Bramkamp: Zeuge Jesu im Reich der Mitte – Erzbischof Cyrill Jarre. In: Ludger Thier und Norbert Hartmann: Geschichte in Gestalten. Mönchengladbach 1979 (Rhenania Franciscana Beiheft 4). : Er tat was er glaubte. Leutesdorf 1991. Herbert Schneider: Erzbischof Cyrillus (Rudolf) Jarre – Oberhirte von Tsinan. In: Helmut Moll, (Hrsg. im Auftrag der Deutschen Bischofskonferenz): Zeugen für Christus. Das deutsche Martyroloigum des 20. Jahrhunderts, Paderborn u. a. 1999, 7. überarbeitete und aktualisierte Auflage 2019, Bd. II, S. 1648–1651. Gaspar Han und Herbert Schneider: (Hrsg.): Leben und Weg von Erzbischof Cyrillus Jarre OFM. Collectanea Franciscana 74, 2004. Dagobert Voss: Gloriosus Christi Athleta – Vom Ringen und Sterben des Erzbischofs Cyrillus Jarre OFM. In: Sanctificatio nostra 17, 1952. : Erzbischof Cyrillus Rudolf Jarre (1878 – 1952) aus Ahrweiler. Zeuge des Glaubens in Shandong, China, in: Heimatjahrbuch 2013 des Kreises Ahrweiler, 70. Jg. (2013) 93–95. Paul B. Steffen: JARRE, Cyrillus Rudolf OFM, Bischof (1878-1952). Chinamissionar, Kirchen- u. Missionsrechtler. Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon (BBKL) Bd. 34 (2013) Sp. 603–620, .

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Franciscain allemand Catégorie:Missionnaire catholique du royaume de Prusse Catégorie:Missionnaire catholique allemand en Chine Catégorie:Évêque allemand d'un diocèse étranger Catégorie:Archevêque catholique en Chine Catégorie:Préfet apostolique Catégorie:Professeur à l'université pontificale urbanienne Catégorie:Naissance en février 1878 Catégorie:Naissance à Bad Neuenahr-Ahrweiler Catégorie:Naissance dans la province de Rhénanie Catégorie:Décès en mars 1952 Catégorie:Décès dans la province du Shandong Catégorie:Décès à 74 ans Catégorie:Personne torturée au XXe siècle Catégorie:Personnalité morte en prison en Chine