La bataille aérienne de Berlin est une campagne de bombardement britannique sur Berlin qui se déroula de à pendant la Seconde Guerre mondiale.

La campagne ne se limita cependant pas à Berlin, d'autres villes allemandes furent attaquées afin d'éviter une trop forte concentration des défenses sur Berlin, sachant que le Bomber Command britannique avait d'autres responsabilités et menait en même temps d'autres campagnes. La campagne fut lancée par Arthur "Bomber" Harris, Air Officer Commanding du RAF Bomber Command en . Harris croyait en effet que cette offensive permettrait de casser la résistance allemande : (« cela va nous coûter entre . Mais cela va coûter à l'Allemagne la guerre »). À cette époque, il pouvait déployer plus de longue portée sur une nuit, équipés de nouveaux outils de navigation sophistiqués comme le radar H2S. Entre et , le Bomber Command déclencha de masse sur Berlin. Il doit équitablement être rappelé que la RAF ne fut pas la première sur Berlin. Le premier bombardement fut effectué par un quadrimoteur de l'aéronautique navale française, le Farman Jules Verne, en .

Il est généralement considéré que la bataille aérienne de Berlin fut un échec pour la Royal Air Force (RAF), car le choc sur l'Allemagne ne fut pas celui prédit par Harris, et par le fait que durant la bataille la RAF a perdu , auxquels il faut ajouter endommagés et d'équipage, avec pour point culminant le raid sur Nuremberg le , où furent abattus et sur les Hastings (1979), . "Bomber Command lost 1047 aircraft missing - 5.1 per cent of sorties dispatched -and a further 1682 damaged or written off"Advanced Higher History Specimen Question Paper . quotes SOURCE C From Martin Kitchen, A World in Flames, published in 1990 by AgeConcernShropshire.

Peu avant la bataille aérienne de Berlin, Berlin a aussi fait l'objet d'un large raid aérien de la nuit du 23 au . Un raid comportant moitié moins d'appareils a de même eu lieu en septembre, subissant des pertes de 7 %.

Bataille vignette|gauche|Avro Lancaster, 19 mai 1944. vignette|gauche|Victimes civiles des bombardements, 23 septembre 1944. Le premier raid de la bataille se déroula la nuit du 18 au . Berlin, la cible principale, subit l'attaque de et quatre de Havilland Mosquitos. La ville était sous un ciel nuageux, et les dommages ne furent pas trop importants. Le second raid majeur eut lieu les nuits des . Ce fut le raid le plus efficace de la RAF sur Berlin durant la guerre, provoquant des dommages importants à la zone résidentielle à l'ouest du centre, Tiergarten, Charlottenburg, Schöneberg et Spandau. À cause de temps sec, plusieurs grands incendies se déclenchèrent. L'Église du Souvenir-Empereur-GuillaumeKühne/Stephani, 34 qui sert aujourd'hui de mémorial de guerre, et la Nouvelle SynagogueSimon, 144 (alors utilisée comme dépôt de matériel par la Wehrmacht) sont lourdement endommagées le . Plusieurs autres bâtiments importants sont soit endommagés, soit détruits, comme les ambassades britannique, française, italienne et japonaise, le Château de Charlottenburg et le Zoo de Berlin, de même que le ministère de l'Armement, le bâtiment administratif de la Waffen-SS, la caserne de la Garde impériale à Spandau et plusieurs usines d'armement.

Le , d'importants dommages furent infligés au système ferroviaire de Berlin. À cette période, les effets cumulatifs des campagnes de bombardement avait rendu un quart des habitations berlinoises inhabitables. Un nouveau raid majeur eut lieu les nuits des 28 et , où les quartiers sud et ouest de Berlin furent les plus touchés. Les nuits des 15 et d'importantes industries de guerre furent touchées, notamment la grande Siemensstadt, avec les quartiers du centre et du sud-ouest subissant le plus de dégâts. Ce fut le plus gros raid de la RAF sur Berlin. Les raids continuèrent jusqu'en

Ces raids causèrent d'immenses dévastations et de nombreuses pertes en vies humaines à Berlin. Le raid du tua et fit . La nuit suivante provoqua supplémentaires et de plus. Entre décembre et janvier, les raids réguliers tuèrent des centaines de civils chaque nuit et firent entre chaque fois. Laurenz Demps chiffra ces pertes en évaluant les rapports de dommage du commissaire de police de Berlin (Polizeipräsident) rédigés après chaque raid aérien comportant les descriptions de pertes et dommages, indiquant les maisons, et distribués à et administrations chargées de secourir, réparer, reconstruire, etc., les rapports du bureau principal chargé de la protection aérienne (Hauptluftschutzstelle) de la ville de Berlin, publiés encore en plus de , à fréquence variable, chacun résumant les pertes et les dommages subis durant plusieurs raids aériens, le journal de guerre du commandement d'alerte aérien (Luftwarnkommando, Wako Berlin), une branche des forces aériennes allemandes (Luftwaffe), diverses sources sur des dommages spécifiques. Selon Demps, il faut ainsi compter un total de tués (et ), et Demps, . Reinhard Rürup compte lui près de tués, et Rürup, .

Malgré les dégâts causés, ces raids ont cependant raté leurs objectifs. Le moral des civils allemands n'a pas été brisé, les défenses de la ville et les services essentiels ont été maintenus et la production pour la guerre dans le Grand Berlin n'a pas chuté; en fait, la production allemande pour la guerre a même continué à grimper jusqu'à la fin de l'année 1944.

Les sur Berlin ont coûté au Bomber Command plus de , avec leur équipage capturé ou tué, soit un taux de perte de 5,8 %, au-dessus du seuil de 5 % considéré comme le taux maximum soutenable de pertes opérationnelles par la RAF. Daniel Oakman déclara que le Daniel Oakman Wartime Magazine: The battle of Berlin on the Australian War Memorial website.

Cependant, la Bataille de Berlin servit à occuper les ressources militaires allemandes en dehors du terrain et eut un impact économique — tant à travers les dégâts matériels physiques, accidents mortels et blessures des travailleurs qu'à travers le fait de devoir déplacer et renforcer les bâtiments industriels et autres infrastructures pour les protéger des attaques alliées ; il est généralement admis que la bataille fut un échec pour la RAF, dans le sens où les bombardements de Berlin ne provoquèrent pas la capitulation des Allemands (contrairement à ce qu'Harris et d'autres avaient espéré). Officiellement, pour la RAF (« dans un sens opérationnel, la Bataille de Berlin fut plus qu'un échec, elle fut une défaite »).

Notes et références

Sources et bibliographie

www.usafa.edu Hastings, Max (1979), Bomber command Dial Press/J. Wade, , 9780803701540

Staff. November 1943, Royal Air Force Bomber Command 60th Anniversary, Retrieved 2008-07-27 Staff. December 1943, Royal Air Force Bomber Command 60th Anniversary, Retrieved 2008-07-27 Staff. January 1944, Royal Air Force Bomber Command 60th Anniversary, Retrieved 2008-07-27 Staff. February 1944, Royal Air Force Bomber Command 60th Anniversary, Retrieved 2008-07-27 Staff. March 1944, Royal Air Force Bomber Command 60th Anniversary, Retrieved 2008-07-27 Staff. RAF Battle Honours including Berlin 1940-1945, Retrieved 2008-07-27

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