La rue Cloche-Perce est une voie, ancienne, du de Paris, dans le quartier administratif Saint-Gervais.

Description

Situation et accès thumb|left|La rue Cloche-Perce vue depuis la rue de Rivoli.

La rue du Cloche-Perce, d'une longueur de , est située dans le , quartier Saint-Gervais et du Marais, et commence au 13, rue François-Miron et finit au 27, rue du Roi-de-Sicile.

La rue est coupée en deux tronçons par la large rue de Rivoli et sans passage direct aisé de l'un à l'autre. Chaque tronçon est sur deux niveaux, séparé chacun par un escalier de quelques marches.

Les stations de métro les plus proches sont celles de l’Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), de Saint-Paul (ligne 1) et du Pont Marie (ligne 7).

Elle se trouve aussi à proximité des stations Vélib' 4015 (au 25, rue du Pont-Louis-Philippe, au croisement avec la rue François-Miron) et 4012 (au 2 de la rue Tiron, au croisement avec la rue de Rivoli)Les stations Vélib'..

Origine du nom Cette rue prit ce nom en raison d'une enseigne, une cloche de couleur perse, c'est-à-dire bleu persan, qui y était situéeJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris..

Historique La rue située entre la première enceinte médiévale de la fin du ou début du et l'enceinte de Philippe-Auguste construite vers 1200 est probablement urbanisée au cours de la période entre ces deux constructions soit au . En 1250, cette voie est déjà bordée de maisons.

Dans le rôle des tailles de 1292, elle est nommée « rue Jehan-Noblet »..

Dans les rôles de taxe de 1300 et 1313, elle est indiquée sous le nom de « rue Renault-le-Fevre », c'est-à-dire Renaut le Fabricant, du nom d'un artisan qui tenait une échoppe dans cette rueNomenclature des voies sur le site de la mairie de Paris.. Si plusieurs historiens pensent que c'est cette rue qui est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « rue Renaut-le-Fèvre », l'abbé Lebeuf pense qu'il s'agit de la rue qui est citée dans le même ouvrage sous le nom de « rue de Pute-y-Muce ». Une confusion est donc possible car une rue Renaud-Lefèvre était existante à proximité.

Elle est citée sous le nom de « rue Cloche perse » dans un manuscrit de 1636 et rue « Clocheperse » dans un acte de 1730.

Elle prend le nom de « rue de la Grosse-Margot » en 1660, à cause de l'enseigne d’un cabaret qui y était situé. L’enseigne faisait référence au poème Ballade de la Grosse Margot (Le Testament) de François Villon.

Le nom de « rue de la Cloche-Percée », qui devint par altération « rue Cloche-Perce », lui est donné avant 1693 en raison d'une enseigne. A cette date, une partie au moins de cette rue relève de la censive de l'abbaye de Tiron, dont l'abbé commendataire est Philippe, Chevalier de Lorraine et amant de Monsieur, frère de Louis XIV.

Une décision ministérielle du 8 prairial an VII () signée François de Neufchâteau fixe la largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .

Au , la rue Cloche-Perce, d'une longueur de , qui était située dans l'ancien , quartier du Marché-Saint-Jean, commençait aux 27-29, rue Saint-Antoine et finissait aux 43-45, rue du Roi-de-SicileCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Marché Saint-Jean », îlot , F/31/85/14, îlot , F/31/85/15.

La rue est finalement coupée en deux tronçons, lors des travaux du préfet Haussmann, pour la création de la rue de Rivoli en 1854 qui s'accompagne du nivellement des terrains environnants pour établir la continuité d'un profil régulier de la nouvelle rue. Cet arasement explique les escaliers de la rue Cloche-Perce de part et d'autre de la rue de Rivoli pour accéder aux rues parallèles restées à leur niveau d'origine, rue du Roi-de-Sicile au nord, rue François-Miron (anciennement tronçon de la rue Saint-Antoine) au sud.

Le conseil municipal du a proposé que le nom de la rue soit changé. La nouvelle appellation serait « rue du Morvan ». La proposition a été rejetée.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 150px|thumb|gauche|Panneau Histoire de Paris « Maisons du Moyen Âge ». En 1739, Voltaire, logea à l'hôtel meublé de Brie où il tomba malade. Dans une correspondance, il écrit : . : emplacement d’une maison dans laquelle Vidocq installa son « bureau de renseignements dans l’intérêt du commerce ».. : la famille Mignot, parents de Voltaire, y demeura. : maison du . Deux maisons médiévales subsistent encore au croisement avec la rue François-Miron : il s’agit de bâtiments à colombages, inclinés vers le haut. thumb|300px|right|Les maisons au croisement de la rue François-Miron et de la rue Cloche-Perce.

Dans la littérature Dans son roman Quatrevingt-treize (1874), Victor Hugo évoque la rue sous la Révolution : Victor Hugo, Quatrevingt-treize, 1874, Gallimard, Folio classique, édition d'Yves Gohin, 2002, ..

Dans son roman La Reine Margot (1845), Alexandre Dumas donne une place toute particulière à la rue Cloche-Perce, témoin des amours de La Mole et Marguerite, Coconas et Henriette. Dans le chapitre X, alors que les deux jeunes gens sont conduits dans le tombereau qui les mène à l'échafaud, ils passent à proximité :

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris Le Pletzl Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire Histoire de Paris Dénomination des voies de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de Paris comportant un escalier Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636