Saint-Georges-de-Reneins est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est l'une des deux villes-centres de l'unité urbaine de Belleville-en-Beaujolais, au nord de l'aire urbaine de Lyon.

Géographie Situation, présentation La commune est en limite nord-est du département du Rhône, séparée du département de l'Ain par la rivière Saône qui marque sa limite de commune à l’est Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.. Au nord se trouvent Belleville () et Mâcon () ; au sud Villefranche-sur-Saône () et Lyon (). Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires"..

Elle est située dans les dernières prairies humides qui longent la Saône avant l'urbanisation de plus en plus dense à l'approche de Lyon au sud.

L'altitude est de en bord de Saône, environ au village et le point le plus haut de la commune est à environ sur la route en direction de Blacé au sud-ouest. Les vignobles sont précisément dans le coin sud-ouest de la commune ; c'est la région du Beaujolais, royaume du vin du même nom : l'AOC beaujolais. Cette culture était certainement plus étendue autrefois : Wuilleumier en signale aux Tournelles en 1939, ..

Hydrographie

Avec la Saône vue plus haut, plusieurs ruisseaux arrosent la commune dans une direction générale ouest-est (rejoignant la Saône à l'est) : le Sancillon dans le nord de la commune ; la Vauxonne et une bonne partie de sa dérivation appelée le bief des Moulins, qui s'approchent à au nord du cœur du village ; le ruisseau du Bois de Laye près de la limite sud de la commune. Outre ceux-ci, une maillage de petits rus sillonne la plaine de la Saône.

Réseau routier et chemin de fer

La commune est traversée par l'autoroute A6 qui suit la rive droite (côté ouest) de la vallée de la Saône, avec les entrées-sorties « Belleville » à au nord et « Villefranche - Arnas » à au sud. Le village lui-même est traversé par la D306 du nord au sud et par la D20 dans le sens est-ouest.

La ligne de chemin de fer Paris-Lyon traverse elle aussi la commune dans le sens nord-sud, à l'ouest de la D306.

Hameaux et lieux-dits On trouve un grand nombre de hameaux, dont la liste qui suit, donnée du nord au sud pour chaque zone (les lieux-dits sont en italiques, les lieux habités sont en caractères droits ; les noms suivis d'une astérisque (*) sont présents sur la carte de Cassini, et si leurs noms diffèrent des noms actuels les noms du sont indiqués « entre guillemets » suivies de "sur Cassini").

Entre l'autoroute de la Saône, la zone en bordure de rivière

Entre l'autoroute et la D306

Le long de la D306 ou à moins de de celle-ci, ancienne voie romaine, paragr. 1.

À l'ouest de la D306

Communes limitrophes Saint-Georges-de-Reneins est limitrophe avec dix autres communes dont quatre dans l'Ain :

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Nord-est du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Georges-de-Reneins est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Georges-de-ReneinsUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Georges-de-Reneins, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,7 %), prairies (26,3 %), zones urbanisées (9,9 %), cultures permanentes (8,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,5 %), forêts (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Préhistoire

Paléolithique moyen Le gué de Grelonges est un site archéologique du Paléolithique moyen, : carte des sites paléolithiques connus dans la vallée inférieure de la Saône. (Grelonges est en face de la Grange du Diable et en rive gauche (côté Est) de la Saône, sur la commune de Fareins). C'est aussi un important passage sur la Saône, : carte des gués sur le cours inférieur de la Saône..

Tardenoisien Station tardenoisienne au lieu-dit Boitray..

Antiquité

Le site du Patural est découvert à l'occasion de l'installation du chemin de fer de Paris à Lyon en 1853. Batigne Vallet & Delage (2016) précisent qu'il se trouve sur une butte, qui ne peut être que celle se trouvant entre Pâtural et la Grange Bottu, à l'ouest de la D306 : elle est, comme ces auteurs l'indiquent, bordée au sud par un chemin : celui de Ludna au Gaget, dont ils font remonter l'existence à l'Antiquité. Les environs ont révélé différents mobiliers de la seconde moitié du ..

La route Marseille-Vienne-Bibracte passe au gué de Grelonges.

Époque gallo-romaine Sous le nom Lunna, le site de Ludna est indiqué sur la carte de Peutinger et cité dans l'itinéraire d'Antonin ; il fait partie du territoire des Ségusiaves..

Le site archéologique des Tournelles (jouxtant Pâtural, à au nord du Ludna actuel) a une surface de et avant le début de la deuxième guerre mondiale il a déjà fourni de nombreux vestiges. Sont cités entre autres : une voie « bétonnée » orientée sud-est / nord-ouest menant probablement à Bibracte ; une enceinte rectangulaire de de long entourant quatre massifs de pierre à base circulaire et creuse ; une colonne en pierre ; des fragments de stuc peint ; une sépulture construite en tuiles ; divers objets en bronze, dont un lièvre qui devait faire partie d'une fibule ; une intaille représentant un chien ; une cinquantaine de monnaies.. Des fouilles de 2003 à 2007 ont approfondi la connaissance du site. En sus de ce qui précède, sont également mentionnés différents mobiliers de la seconde moitié du Séparément, apparaissent des constructions et du mobilier de l'époque gallo-romaine occupés à partir de la période augustéenne : entrepôts, aire de service sur le mode d’une terrasse, greniers aériens en liaison étroite avec la voie, petit sanctuaire, secteur thermal, le tout fréquenté probablement jusqu'à la fin du .

La première moitié du avait déjà pris connaissance d'un four de potier, de fragments de meules, deux statuettes creuses en plâtre et un abondant mobilier céramique. En 1939 Wuilleumier cite un demi-corps de bélier, des tuiles et des briques, des "poids" en forme de pyramide, des lampes ornées d'un Eros ou de cornes d'abondance, et des vases de toutes formes unis ou en sigillée. Le remplissage d'une fosse (fosse ) le long de la voie. a livré plus récemment une grande quantité de mobilier céramique, mais peu diversifié. ; il proviendrait non pas d'habitations. mais plutôt d'un lieu de commerce détruit par le feu, avec une grande quantité de rebuts subséquemment dispersés dans plusieurs fosses..

Moyen Âge

En 843 le traité de Verdun, qui partage l’empire de Charlemagne, établit la Saône comme frontière entre la Francie occidentale de Charles le Chauve en rive droite, et la Lotharingie en rive gauche..

Passage d'Edouard , roi d'Angleterre, le .

Face à la Grange du Diable se trouvait une île, avec au un monastère de moniales jusqu'à la fin du , voir résumé.. Selon Eugène Méhu (1910), le nom de Grelonges viendrait de grae longe, la « grève longue » : un long banc de sable ou de galets, mais peut-être aussi l'indication d'une notion de distance par rapport au centre du pouvoir local, à l'époque Beaujeu..

Époque moderne Dans les documents de l'ère moderne, le bourg est souvent orthographié Rognin ou Rognain.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Reneins-les-Sables.

Époque contemporaine Le la commune voit une des dernières batailles des guerres napoléoniennes, entre l’armée commandée par le maréchal Augereau et l’armée d’invasion autrichienne. À la suite de la chute du Premier Empire, l'empire autrichien occupe la région de 1815 à 1818 1814 La bataille de Saint-Georges de Reneins et l'invasion du Beaujolais.

Politique et administration vignette|La mairie (château de Montchervet). Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Intercommunalité La commune a été intégrée à la communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône, créée en 2014. Insatisfaite de cette situation, elle a obtenu d’intégrer la communauté de communes Saône Beaujolais : « Daniel Faurite, président de l'Agglo de Villefranche-Beaujolais-Saône est dans l'embarras et ne s'en cache pas. Sa communauté d'agglomération créée en 2014 va perdre gros avec le départ de Saint-Georges-de-Renains qui a pris la décision de se rattacher, à compter du , à la Communauté de communes Saône-Beaujolais, centrée sur Belleville »..

Population et société Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église : à la fin du , elle appartenait à l'abbaye de Cluny. Chœur et clocher du , nef datant de 1852.