La bataille de Bressuire a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des Vendéens qui s'emparent de la ville de Bressuire.
Prélude En , les colonnes infernales du général Turreau commencent à ravager la Vendée. La région de Bressuire est alors parcourue par la colonne du général Grignon qui massacre tous les habitants qu'elle rencontre, hommes, femmes et enfants, sans aucune distinction... Quelques mois plus tard, cité dans un rapport du représentant en mission Joseph Lequinio, Auguste Chauvin, membre du comité de surveillance de la commune de Bressuire, qualifie la colonne de Grignon d'. Le , Jarry, administrateur de Bressuire, écrit : . Dans ses mémoires, l'officier vendéen Bertrand Poirier de Beauvais écrit que ..
La ville de Bressuire est cependant épargnée sur ordre du général Turreau, afin de servir de base aux forces républicaines et d'abriter les subsistances pillées.. Des gardes nationales sont également maintenues à Cerizay, La Forêt-sur-Sèvre, Moncoutant et La Chapelle-Saint-Laurent..
Début , Bressuire n'a pour garnison que 400 à 500 hommes sous les ordres du commandant Augé... Le 13 et le , les habitants et les troupes de Bressuire sont évacués sur ordre du général Turreau et se retirent sur Doué..... Cependant, les républicains négligent d'emporter les subsistances, entreposées dans les magasins, aussi la garnison et les habitants réinvestissent la ville quelques jours plus tard. Le , le général François Carpantier, commandant à Saumur et à Doué, envoie une colonne mener une expédition à Bressuire pour .
Les massacres commis par les républicains provoquent également de nouveaux soulèvements. L'administrateur Jarry écrit : . Dans le Bressuirais, les révoltés prennent pour chef un marchand de vaches nommé Louis Richard.. Le , ils s'emparent du bourg de Cerizay, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Bressuire. Trois jours plus tard, les gardes nationaux locaux reprennent Cerizay, avant de l'abandonner à nouveau en apprenant l'évacuation de Bressuire et de se replier sur Moncoutant. Le , 250 patriotes attaquent 300 insurgés à La Forêt-sur-Sèvre, près de Cerizay : selon Jarry, ils leur tuent 64 hommes, contre seulement deux tués dans leurs rangs, mais ils se replient néanmoins sur le bourg de Largeasse. Le , les forces de Richard sont rejointes à Cerizay par l'Armée d'Anjou, menée par Jean-Nicolas Stofflet. Deux jours plus tard, les Vendéens lancent l'assaut sur la ville de Bressuire.
Forces en présence Les effectifs républicains et royalistes engagés dans les combats ne sont pas connus avec exactitude. Le , le général Carpantier écrit au général Huché qu'il a envoyé hommes à Bressuire.. Cependant le , Carpantier affirme dans un nouveau courrier à Huché que seulement 400 soldats étaient à Bressuire au moment de l'attaque des Vendéens.. Dans un mémoire rédigé le , l'administrateur Jarry écrit quant à lui que l'élite de la garnison est évacuée de Bressuire le matin du , et que seulement 300 hommes de sont présents à l'intérieur de la ville au moment de l'attaque.. Le général Duval donne le même nombre dans un rapport adressé aux représentants en mission à Rochefort.
Dans ses mémoires, l'officier vendéen Louis Monnier évalue quant à lui les républicains à hommes d'infanterie, accompagnés d'une .
Du côté des Vendéens, Carpantier porte à les effectifs de l'armée de Stofflet.. Dans ses mémoires, l'officier royaliste Bertrand Poirier de Beauvais indique que l'armée de Richard compte plus de hommes... D'après Louis Monnier, les Vendéens manquent de munitions, chaque soldat ayant .
Déroulement Le , les Vendéens sortent de Cerizay et lancent l'attaque sur Bressuire. à 4 heures du soir. D'après Louis Monnier, Stofflet sabre lui-même la sentinelle à la porte de la ville et les Vendéens s'engouffrent dans la petite cité.
Les républicains sont surpris et n'opposent qu'une faible résistance. Selon Bertrand Poirier de Beauvais, la garnison .
D'après le récit de Monnier, une partie des soldats républicains se barricadent à l'intérieur de l'église. Les Vendéens enfoncent alors les portes et exterminent en une demi-heure tous les patriotes présents à l'intérieur : .
Pertes Le , le général Carpantier, commandant de la place de Doué, écrit au général Huché que les pertes sont peu importantes : .
Dans ses mémoires, Louis Monnier affirme quant à lui que la garnison républicaine est totalement détruite : . Selon lui, 300 soldats républicains retranchés dans l'église de Bressuire y sont tués jusqu'au dernier.
Cependant, ces affirmations sont contredites par celles de Bertrand Poirier de Beauvais qui indique dans ses mémoires que les républicains perdent lors de ce combat , les soldats s'étant enfuis .
L'administrateur Jarry affirme le 21 mars qu'une cinquantaine de volontaires et une vingtaine d'habitants de Bressuire sont massacrés lors de la prise de la ville par les Vendéens. D'après lui, certains volontaires, , sont . Un patriote de Bressuire nommé Vallée, garde-magasin, affirme pour sa part qu'environ 100 habitants ont été massacrés le lendemain du combat.
Les Vendéens capturent également plusieurs barils de poudre. Monnier rapporte qu'une vieille femme lui offre cartouches qui avaient été cachées dans sa cave par les républicains. Jarry fait mention d'un le butin de cartouches et d'une caisse de pierres à fusil.
Suites Le lendemain du combat, les Vendéens fouillent les maisons de Bressuire, assassinent des habitants patriotes et massacrent les blessés républicains restés à l'hôpital. Les officiers envisagent un moment d'incendier la ville pour qu'elle ne puisse plus servir de base aux républicains, mais cet avis n'est pas retenu.
Le conseil de l'armée d'Anjou est ensuite réorganisé pour ne plus compter que sept membres. Stofflet est élu général en chef par les officiers. Les six autres membres du conseil sont de Bruc, La Bouëre, Beaurepaire, Baugé, Berrard et Poirier de Beauvais.
Le , les Vendéens attaquent Argenton et mettent en fuite sa faible garnison. L'Armée d'Anjou se sépare ensuite de l'armée de Richard et se porte à Saint-Aubin-de-Baubigné.
Le , à Doué, le général Carpantier écrit à Huché que les sont toujours à Bressuire mais qu'il n'a pas les forces suffisantes pour lancer une contre-attaque, n'ayant que hommes sous ses ordres, dont 400 partis au secours de Thouars, menacé, et 300 envoyés à Vihiers..
Le général Duval, en revanche, rassemble 300 à 600 hommes de la garnison de Largeasse et 200 hommes de la garnison de Parthenay pour tenter de reprendre Bressuire, dont il avait désapprouvé l'évacuation. Le 2 mars, le commissaire des guerres David annonce que les rebelles auraient perdu hommes lors d'un affrontement entre Bressuire et Argenton, mais il concède que ce bilan est probablement exagéré.
Considérée comme indéfendable, Bressuire est définitivement évacuée le , puis incendiée par la colonne du général Grignon... Les habitants s'établissent alors dans le sud du département des Deux-Sèvres, principalement à Parthenay, à Airvault, à Niort, voir à Poitiers. La ville, presque entièrement détruite, reste abandonnée de à .. L'armée républicaine en reprend le contrôle le 25 mars 1795.. Certains habitants réinvestissent les faubourgs en mai et , mais il faut attendre pour voir le retour des réfugiés. De habitants en 1790, Bressuire n'en compte plus que 630 à 700 en 1800.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Catégorie:Bataille de la guerre de Vendée Catégorie:Bataille de 1794 Bressuire (1794) Catégorie:Deux-Sèvres au XVIIIe siècle Bataille Catégorie:Février 1794