Pierre-Marie-FrançoisOu Louis-Pierre-Marie-François, ou Pierre-Marie-François-Louis, ou encore Pierre-Marie-Louis...La plupart des sources, comme Le Larousse pour tous (1910) ou Le Larousse du (1928) donnent Pierre comme son prénom usuel, d’autres donnent Louis comme le Dictionnaire Bouillet. Conformément à l’usage de l’époque, l’intéressé ne signait ses ouvrages que du nom de Baour-Lormian. Baour-Lormian, né Louis-Pierre-Marie-François BaourSelon un pamphlet anonyme de 1825 intitulé Biographie des quarante de l’Académie française (consultable ici) :« BAOUR (Louis-Pierre-Marie-François) [...] lequel, mécontent d’un nom qu’il trouvait sans doute trop court, jugea à propos d’y ajouter celui de Lormian, nom d’un petit pré possédé par son père, transformé ainsi, par le fils, en terre seigneuriale. » à Toulouse le , et à mort à Paris le , est un poète et écrivain français, membre de l’Académie française.

Biographie thumb|Maison natale de Pierre Baour-Lormian à Toulouse Pierre Baour-Lormian naît à Toulouse, rue Saint-Rome (actuel ) le , et est baptisé le suivant. Il est le fils de l'imprimeur Jean-François Baour et de son épouse, Marie Barthélémie Fontes. Il effectue ses études au collège de l'Esquile.

Il publie d'abord des satires dans sa ville natale puis, à Paris, des traductions en vers, en 1795 de La Jérusalem délivrée (de Torquato Tasso, dit Le Tasse, 1581) et en 1801 des poésies d'Ossian. Il fait représenter en 1809 avec succès une tragédie en 5 actes Omasis ou Joseph en Égypte et donne des opéras : Jérusalem délivrée, Aminte, Alexandre à Babylone. Il s'exerce dans un autre genre littéraire, l’épopée en 1812 dans l’Atlantide et le Géant de la Montagne. En 1819, il refond sa traduction du Tasse qui est restée son œuvre principale. Dans ses dernières années, devenu aveugle, il met en vers le poème de Job.

Il est élu membre de l'Académie française le .

Il est cependant plus connu du grand public pour son distique écrit contre Ponce-Denis Écouchard-Lebrun :

Le Brun de gloire se nourrit Aussi voyez comme il maigrit

qui s'attira de l'intéressé la réponse immédiate :

Sottise entretient l'embonpoint Aussi Baour ne maigrit point.

Principales œuvres Poésies Galliques (1801) Omasis (1806) Mahomet II (1810) Veillées poétiques et morales (1811) Fêtes de l'Hymen La Jérusalem délivrée Opéra (1812) Poésies d'Ossian (1827) Légendes, ballades et fabliaux (1829)

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

. Philippe Chométy, « “De l’eau jetée dans le feu” : les interférences de traduction dans l’Invocation à Vénus, fragment imité de Lucrèce de Baour-Lormian », dans Jean-Noël Pascal (dir.), Cahiers Roucher-André Chénier, Études sur la poésie du XVIIIe siècle, n° 31, « Baour-Lormian, un poète toulousain à l’aurore du Romantisme », 2011, p. 63-74.

Liens externes

Biographie dans le ''Grand Dictionnaire universel du de Pierre Larousse.

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