Louis-Antoine Sixe, dit le « chevalier Sixe », né le à L'Aigle et mort le aux Andelys, est un artiste peintre français.

Biographie Artiste très actif, le chevalier Sixe a produit de nombreux tableaux dans tous les genres, portraits, sujets de chasse, sujets religieux, natures mortes, paysages, scènes villageoises, etc. Il n’exécutait pas que des tableaux de chevalet, il peignait aussi de grandes toiles. Comme il ne s’est trouvé aucun de ceux qui ont écrit sur la peinture et sur la vie des peintres pour dire quelques mots sur cet artiste fécond, qui a produit de nombreuses toiles, ce peintre bien connu à Évreux, au , fut, pour ainsi dire, oublié dès le siècle suivant.

Louis Antoine Sixe a épousé par contrat, le , Marie Françoise Baillieul, fille d’un graveur et géographe et sœur de deux graveurs géographesArchives nationales, MC/ET/CVI/249..

On sait qu’en 1738, il habitait Paris où il avait été reçu à l’Académie de peinture et que, dès 1746, il est à Évreux, où, selon la mémoire locale, il serait venu se fixer, attiré par le duc de Bouillon, comte d’Évreux, qui en aurait fait son peintre en titre. On peut croire qu’il était d’usage dans la maison des princes de Bouillon, qui se qualifiaient de souverains, d’avoir des artistes en titre. Ceci lui valut d’être désigné sous le nom de peintre commensal du duc. Ce titre de peintre du duc de Bouillon le mit en vogue : des châtelains de la région d’Évreux, des dignitaires de l’Église, des magistrats et autres personnes de distinction voulurent avoir leur portrait de sa main.

Sixe se faisait appeler « chevalier » car il était chevalier romain (eques romanus) de l’ordre militaire du Christ (ordinis militaris a Christo dicti), titre qu’il avait reçu du pape Clément XII, dont Sixe fit le portrait en 1738.

Sixe s’était déterminé à se retirer, sur ses vieux jours, au couvent des Pénitents d’Andely, où il a fini ses jours. À sa mort, à l’âge de soixante-seize ans, le frère Aubert Josse, gardien, fit ses obsèques le lendemain dans le cimetière du couvent.

Œuvres Portrait de Geoffroy Macé Camus de Pontcarré, premier président du Parlement de Rouen de 1730 à 1757, 1730-1734, 80 sur 60 cm, Salle du conseil de la Cour de Rouen) Portrait du chevalier Sixe, 1738, toile fixée sur panneau, 37 sur 30 cm, Évreux, Musée de l’ancien évêché. La Fuite en Égypte, 1748, toile dans le retable méridional de l’église de Bernienville Portrait d’une femme agenouillée sur un coussin, 1748, huile sur toile, Louviers, Musée municipal de Louviers. Portrait de Claude-Nicolas Le Cat, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, 1751, 83 sur 66 cm, presbytère de la Saussaye. Saint Sébastien, 1752, toile encadrée dans le retable du petit autel méridional de Bosc-Renoult-en-Ouche. Portrait en pied de Louise-Antoinette-Gabrielle de Lorraine, duchesse de Bouillon, épouse de Charles-Godefroy-Henri de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, comte d’Évreux, 1754, huile sur toile, 192 sur 130 cm, musée d’Évreux. Portrait en pied de Charles-Godefroy-Henri de La Tour d’Auvergne, duc souverain de Bouillon, comte d’Évreux, époux de Louise-Gabrielle-Henriette de Lorraine, 1755, huile sur toile, 192 sur 130 cm, musée d’Évreux. Les Pèlerins à Emmaüs, 1757, huile sur toile, Évreux, Notre-Dame d’Évreux. La Résurrection, 1758, huile sur toile, maitre-autel de l’église de Caugé. Un blaireau, 1760, huile sur toile, 32 sur 41 cm. La Vierge et l’Enfant Jésus, 1760, huile sur toile, 80 sur 60 cm, Prédication de saint Jean, 1760, huile sur toile, 300 sur 225 cm, Évreux, chapelle Saint-Joseph. Portrait du chevalier Sixe, 1760, huile sur toile, 35 sur 26 cm L’Annonciation, 1763, huile sur toile à l’un des autels mineurs de l’église des Baux-Sainte-Croix. Martyre de saint Sébastien, sans date, huile sur toile dans l’église des Baux-Saint-Croix, faisant pendant au précédent. La Pentecôte, 1768, huile sur toile au maître-autel de l’église de Grandvilliers (Eure). L'artiste s'est représenté, regardant le public, sur le côté droit de la toile. Le Christ descendu de la croix, 1769, huile sur toile au maitre-autel de l’église de Barc. Scène villageoise, 1773, huile sur toile, 108 sur 138 cm L’Assomption, 1773, huile sur toile au retable du maitre-autel de l’église d’Amfreville-sur-Iton. Le Christ en croix, 1775, huile sur toile, 85 sur 65 cm. Jésus guérissant des paralytiques, sans date, huile sur toile du maitre-autel de la chapelle Saint-Joseph.

Œuvres non signées attribuées au chevalier Sixe Un chevreuil, nature morte, sans date, huile sur toile, 80 sur 100 cm, musée d’Évreux. Les Pêcheurs, sans date, camaïeu bleu sur toile, 38 sur 77 cm.

Sources

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Liens externes

Louis-Antoine Sixe sur la base joconde

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