Henri Borgeaud, né le à Alger et mort le à Houlbec-Cocherel, est un exploitant agricole et homme politique français.

« Figure mythique de la colonisation en Algérie » aux yeux de l'opinion publique avec Georges Blachette et Laurent Schiaffino, Henri Borgeaud est avec sa fortune, dont on disait qu'elle dépassait un milliard d'anciens francs, sa position sociale, son appareil économique, ses mandats politiques dans les assemblées locales comme à Paris, un gardien vigilant et intransigeant des intérêts de la colonisation en AlgérieM. Henri Borgeaud : une figure mythique de la colonisation, Le Monde, 2 avril 1963.

Biographie Henri Borgeaud est issu d'une famille d'origine suisse établie en Algérie en 1878. Il est le fils de de Lucien Borgeaud (1866-Lausanne, 1948-Alger), négociant et viticulteur, administrateur de sociétés, et de Hermance L'Helgoualc'h (1869-Oran, 1949-Chéragas).

En 1905, son père Lucien avait acquis, au moment de la séparation de l'Église et de l'État, le domaine de la Trappe de Staouéli dont Henri héritera en 1948.

Diplômé de l'Institut national agronomique de Paris, il gère ses domaines viticoles tout en s'investissant dans d'autres activités économiques (cigarettes Bastos, administrateur du Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie et de la Nord-Africaine des Ciments Lafarge) et possède le journal La Dépêche quotidienne.

Engagé en politique, Henri Borgeaud est maire de Chéragas de 1930 à 1962, conseiller général du département d'Alger de 1933 à 1960 et président du conseil général de 1951 à 1952.

Le , il est élu membre du Conseil de la République, la chambre haute du Parlement de la IV République, sur la liste du Rassemblement républicain et d'Union algérienne. Il est réélu le 7 novembre 1948 et le 19 juin 1955. Il est inscrit au groupe de la Gauche démocratique et du Rassemblement des gauches républicaines« Mort de M. Henri Borgeaud ancien sénateur d'Alger », Le Monde, 27 mai 1964.

Les 2 et , il vote pour les pleins pouvoirs au gouvernement de Gaulle et pour la révision constitutionnelle.

Il n'est pas réélu lors du premier scrutin sénatorial de la V République le .

Ses terres comprenaient le domaine de la Trappe à Staouéli (1000 hectares, produisant du vin, des primeurs et des agrumes avec ses 300 ouvriers), 500 hectares à Marengo, 100 hectares de rizières à Koléa, des champs de tabac pour les usines Bastos, dont M. Borgeaud est l'un des actionnaires.

Il demeure en Algérie après l'indépendance, mais en , ses terres agricoles sont nationalisées par le gouvernement d'Ahmed Ben Bella. Il s'établit en France et meurt l'année suivante des suites d'un cancer, à l'âge de 68 ans.

Décorations Officier de la Légion d'honneur (1949)Registre matricule d'Henri Borgeaud, ANOM Chevalier de la Légion d'honneur (1936) Croix de guerre 1914-1918 (étoile de bronze) Croix du combattant volontaire 1914-1918

Bibliographie Le mythe Borgeaud - Henri Borgeaud, 1895-1964 : trente ans d'histoire de l'Algérie française à travers un symbole, Michèle Barbier, Wallâda, 1995

Références

Liens externes

Le Domaine de la Trappe près de Staoueli en Algérie sur Bab el Oued Story

Catégorie:Membre du Conseil de la République représentant la première circonscription d'Algérie Catégorie:Membre de la Ire législature du Conseil de la République Catégorie:Membre de la IIe législature du Conseil de la République Catégorie:Membre de la IIIe législature du Conseil de la République Catégorie:Membre de la IVe législature du Conseil de la République Catégorie:Président du conseil général d'Alger Catégorie:Personnalité pied-noire Catégorie:Naissance en août 1895 Catégorie:Naissance à Alger Catégorie:Naissance en Algérie française Catégorie:Décès en mai 1964 Catégorie:Décès dans l'Eure Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1949 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix du combattant volontaire 1914-1918