L’oxyde de cuivre(II) ou oxyde cuivrique est un composé du cuivre et de l'oxygène, de formule CuO (le cuivre y est à son état d'oxydation +2). C'est un solide noir de structure ionique, qui fond vers en dégageant un peu d'oxygène.

L'oxyde cuivrique existe sous forme naturelle : la ténorite.

Propriétés chimiques On peut former de l'oxyde cuivrique en chauffant du cuivre à l'air libre, mais il se forme alors également de l'oxyde cuivreux :

2 Cu + → 2 CuO. 4 Cu + → 2 .

L'oxyde cuivrique peut être obtenu avec un meilleur degré de pureté en chauffant du nitrate de cuivre(II) , de l'hydroxyde de cuivre(II) ou du carbonate de cuivre(II) :

2 → 2 CuO + 4 + . → + . → CuO + .

L'oxyde cuivrique est basique et réagit avec les acides minéraux tels que l'acide chlorhydrique HCl, l'acide sulfurique ou l'acide nitrique en donnant le sel de cuivre(II) correspondant :

CuO + 2 → + . CuO + 2 HCl → + . CuO + → + .

Il réagit avec les bases concentrées pour former les sels de cuprates correspondants :

2 XOH + CuO + → .

Il peut également être réduit en cuivre métallique à l'aide d'hydrogène ou de monoxyde de carbone CO :

CuO + → Cu + . CuO + CO → Cu + .

Une méthode de préparation de l'oxyde cuivrique en laboratoire consiste à électrolyser une solution aqueuse de bicarbonate de sodium avec une anode en cuivre sous faible différence de potentiel : il suffit alors de chauffer le mélange d'hydroxyde de cuivre(II) et de carbonate de cuivre(II) obtenu.

Applications 200px|gauche|vignette|Oxyde cuivrique.

L'oxyde cuivrique est utilisé comme pigment pour produire des lumières bleues en pyrotechnie.

Il intervient dans la production de solutions de réactif de Schweizer utilisé notamment dans la fabrication de la viscose.

Il trouve des applications comme matériau semi-conducteur de type p en raison de sa faible largeur de bande interdite

Il est également utilisé comme abrasif en optique, et dans la fabrication de certaines piles électriques.

Il est parfois utilisé à la place de l'oxyde de fer dans la thermite pour en faire un explosif de faible puissance plutôt qu'un matériau incendiaire.

Dépollution, phytoremédiation Des algues rouges du genre Ceramium séchées et traitées à l'hydroxyde de sodium et au formaldéhyde pourraient être utilisées comme biosorbant pour extraire des ions Cu de l'eauEge, A., & Doner, G. (2013, January). A new biosorbent for the removal of Cu (II) from aqueous solution; red marine alga, Ceramium rubrum. In E3S Web of Conferences (Vol. 1). EDP Sciences. Des tests ont été faits en 2013 avec Ceramium rubrum, dont la biomasse séchée a, lors des expériences, présenté une capacité de biosorption évaluée à de cuivre par gramme d'algue séchée. Cette capacité a été respectivement portée à quand la biomasse algale a été traitée par l'hydroxyde de sodium et le formaldéhyde, grâce à une multiplication des sites actifs responsables de la biosorption (du cuivre en l'occurrence).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Oxyde cuivreux

Catégorie:Composé du cuivre Cuivre(II) Catégorie:Matériau semi-conducteur Catégorie:Colorant pyrotechnique