La Haye-du-Puits est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de habitants, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Haye..
Géographie Localisation La commune est située au sud-ouest de la péninsule du Cotentin, dans l'ouest du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin. L'agglomération est à à l'ouest de Carentan, à au sud de Valognes, à au nord de Coutances et à au nord-ouest de Saint-LôDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr..
Géologie et relief Le point culminant () est le sommet d'une colline à l'est, près du lieu-dit les Lisières. Les points les plus bas () correspondent aux deux sorties des cours d'eau du territoire : le confluent du Vavasseur et du Broquebeuf à l'ouest et la sortie de la Brosse (ou ruisseau de Gerville) au sud.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Haia Putei au Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France, volume 2, page 1211., Haya Podii sans date, La Haye du Puis en 1299Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 96, § 1., la Haye du Puits en 1562Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. ), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, ; Caen, 1895, p. 796..
Les noms de lieux normands représente la fixation dans la toponymie de l'ancien français haye issu du vieux bas francique *hagja qui, s'il a donné le français haie, avait à l'origine le sens d'« orée d'un bois » conservé dans la toponymie.. Puits serait notre français puits (puiz en ancien français). On peut se demander s'il ne s'agit pas ici de l'ancien français pui « colline, hauteur, sommet », du latin podium, malmené par l'étymologie populaire. En effet, la commune de La Haye-du-Puits est bordée au nord et à l'est par une série de buttes très prononcées, qui jouèrent d'ailleurs un rôle dans la bataille des Haies en 1944, et dont la plus célèbre est certainement le mont Étenclin.
Histoire Moyen Âge La fondation de la cité remonte au Moyen Âge et elle fut le siège d'une importante baronnie normande. Sa juridiction s'étendait sur plus de vingt villages et le baron de La Haye-du-Puits avait la sixième place à l'Échiquier de Normandie parmi les barons du Cotentin.
Dans la première moitié du , on trouve un certain Thorsten Haldup ou Turstin Haloup, dit « Richard », premier seigneur connu de La Haye-du-Puits et fondateur, en 1056, avec sa femme Emma et son fils Eudes au Capel de l'abbaye de Lessay près de Coutances.
Robert de La Haye, fut le premier seigneur à prendre le nom de La Haye. Son fils, Richard, épousa sa cousine Mathilde de Vernon, dame de Varenguebec, qui lui apporta notamment le titre de connétable de Normandie. Richard, fondateur de l'abbaye de Blanchelande, accorda sa fille, Nicole ou Nicolasse de La Haye, au baron anglo-normand membre de la noblesse anglaise, Gérard de Canville, également châtelain du château de Lincoln dans le Lincolnshire. Les titres ont été confirmés par une charte du roi Richard Cœur de Lion en 1189.
Temps modernes L'histoire de la commune fut notamment marquée par un procès en sorcellerie, dernier du genre., qui commença en 1669 et qui mettait en cause l'abbé Questier, Charlotte Le Vavasseur, sa belle-sœur, et Richard Baude, un berger réputé athée. Trente-quatre autres personnes seront également impliquées, reconnues coupables et, dans un premier temps, condamnées au bûcher. Finalement, ce procès des sorciers de La Haye-du-Puits parvint aux oreilles de Colbert qui demanda à de surseoir aux exécutionsDaniel Lacotte, Danse avec le Diable, pages 183 à 188, Hachette littératures, 2002).. Le , le roi commua les peines en simples bannissements de la province. L'ordre arriva à Carentan le jour où les condamnés à mort auraient dû être exécutés. L'abbé Questier s'était éteint la veille dans sa prison. Quant à Charlotte Le Vavasseur, qui souffrait d'une maladie mentale, elle fut recueillie par le maréchal de Bellefonds au château de l'Isle-Marie.
Les fieffataires des droits de coutume des foires de la baronnie de La Haye-du-puits devaient, les jours de foire, offrir à dîner à leur baron ainsi qu'à ses gens, serviteurs, chevaux, chiens et oiseaux, comme il est précisé dans l'aveu, du , d'Arthur, sire de Magneville, chevalier, gentilhomme de la Chambre, sieur de Geffosse, Courcy, Magneville et baron de La Haye-du-Puits..
Dans le rôle de la noblesse du grand bailliage du Costentin, dressé en 1640, il est noté que le baron de La Haye-du-Puits, huguenot, perçoit de rente., et est dit , et « de service ».
En 1759, Marie-Louis-Emmanuel(le) de Motteville, chevalier, seigneur de Motteville, de Flottemanville, marquis haut justicier de La Haye-du-Puits, président au Parlement de Rouen, vend à Henri de Thieuville le marquisat de La Haye-du-Puits et tous les fiefs et seigneuries qui en dépendaient..
Époque contemporaine Lors de la guerre franco-allemande de 1870, on envisagea de faire du Cotentin un site retranché, ultime défense contre l'invasion, et on aménagea des camps afin d'y rassembler des troupes. Celui de La Haye-du-Puits hébergeait , des mobiles de l'Eure et des Deux-Sèvres. Parallèlement à ce conflit, l'hiver 1870-1871 vit un épisode violent de variole, et un témoin rapporte qu'il avait vu à La Haye-du-Puits .
Pendant la Première Guerre mondiale la ville abrita un centre de ravitaillement recevant des denrées fixées par l'autorité dans le cadre des réquisitions à laquelle la France fut soumise : foin, avoine, paille, blé, orge, bois de feu, bêtes à cornes, moutons, porcs, et les habitants étaient tenus également d'apporter au percepteur leur or, échangé contre des billets.
Seconde Guerre mondiale
Du au , la prise de la ville par les forces alliées provoqua sa destruction pour moitié, et entraîna de lourdes pertes. Elle a été reconstruite en pierres du pays.
Sa prise se déroule chronologiquement presque en même temps que la fameuse bataille des Haies qui précède le lancement de l'opération Cobra, destinée à l'avancée des troupes jusqu'au secteur du Mont-Saint-Michel.
Politique et administration Liste des maires vignette|L'actuelle mairie.
Le conseil municipal était composé de dix-neuf membres, dont le maire et trois adjoints.
Jumelage(s) . ?
autre(s) ?
Population et société Les habitants sont appelés les Haytillons.
Démographie
La Haye-du-Puits a compté jusqu'à en 1990.
Culture numérique Un espace public numérique est à la disposition de tous et propose, entre autres, un accès à Internet, des ateliers d'apprentissage et de perfectionnement, des soirées jeux vidéo..
Sports et loisirs Le Stade municipal haytillon fait évoluer une équipe de football en ex-ligue de Basse-Normandie, et trois autres en divisions de district..
Les équipes première et B masculines du SMH handball et l'équipe féminine première évoluent en championnat régional. Une autre équipe masculine et une autre féminine sont en divisions départementales..
Économie La ville est depuis longtemps un bourg commerçant, réputé au pour le commerce du beurre et des bestiaux.
Le marché hebdomadaire se tient le mercredi.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Jean-l'Évangéliste des , de style . Elle abrite le monument funéraire en marbre noir d'Arthur de Magneville du , baron de la Haye-du-Puits, classé au titre objet aux monuments historiques.. du Hommet ( en 1252) donna l'église de La Haye-du-Puits à l'abbaye de Lessay. L'église, reconstruite entre 1853 et 1862 en style néogothique, a de nouveau été endommagée en 1944 . La rosace a été restaurée, à la fin des années 1990, par le maître-verrier de Saint-Pierre-Église, Gérard Bourget.. Vestiges de l'ancien château, donjon du . Ces ruines sont classées au titre des monuments historiques.. Château des Magneville ou château dit de « la basse-cour » séparé du site castral au par la route de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Il s'agit de restes de bâtiments du , dont l'un flanqué d'une tourelle polygonale avec sa porte Renaissance, qui dépendaient autrefois de la basse-cour du château féodal..
Patrimoine culturel En 2007, la commune a accueilli le .
Personnalités liées à la commune Charles-Louis-François Regnault de Bretel (La Haye-du-Puits, 1742-1819), avocat. Aubert Lemeland (La Haye-du-Puits, 1932-2010), compositeur.
Héraldique
Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille de Magneville (éteinte), anciens seigneurs de la baronnie de la Haye-du-Puits.
Voir aussi
Bibliographie . .
Articles connexes Liste des communes de la Manche Famille de La Haye
Liens externes
La Haye-du-Puits sur le site de la communauté de communes Résumé statistique de La Haye-du-Puits sur le site de l'Insee Office de tourisme de La Haye-du-Puits
Notes et références Notes
Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014).
Catégorie:Ancienne commune dans la Manche Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Commune déléguée dans la Manche