thumb|upright=1.2|La direction du club est assurée en 1930 par un comité central. Joseph Heintz (assis, deuxième de la droite), devient le premier président de la section professionnelle en 1933.
La direction du Racing Club de Strasbourg est l'entité qui est responsable de la direction opérationnelle et du fonctionnement du club de football français du Racing Club de Strasbourg. La direction du club évolue en fonction de la structure juridique du club et de son propriétaire ou de son actionnariat.
Créé comme équipe scolaire en 1906, le RC Strasbourg, alors dénommée FC Neudorf, se transforme en club libre en 1909. Cette même année, le club de football devient un club omnisports et un premier président est nommé. Le RC Strasbourg omnisports et sa section football sont dirigés par Charles Belling de 1919 à 1933. En 1933, le club de football prend le statut professionnel. Le premier président de la section professionnelle est Joseph Heintz, qui occupe le poste de 1933 à 1952 puis de 1962 à 1968. La municipalité de Strasbourg, engagé financièrement dans le club jusque dans les années 1990, fait évoluer le club du statut d'association à celui de société anonyme d'économie mixte locale sportive (SAEMLS) en 1990, puis à celui de société anonyme à objet sportif (SAOS) en 1996 afin de le privatiser un an plus tard. Cette même année 1997, l'association Racing Club de Strasbourg de football est créée pour devenir l'association support de la SAOS en lieu et place de l'association Racing Club de Strasbourg omnisports. Au début des années 2000, le club devient une société anonyme sportive professionnelle (SASP), qui est liquidé en 2011. Le club, redevenu provisoirement amateur, réintègre le monde professionnel en 2016 avec la création d'une nouvelle SASP, cédée en 2023 au consortium américain BlueCo.
Propriété et structure juridique Équipe scolaire puis associative (1906-1933) L'équipe du club, alors dénommé FC Neudorf, est créée en 1906 avec le statut d'équipe scolaire. Le club opte trois ans plus tard pour le statut associatif, ce qui lui permet d'obtenir son affiliation à la ligue de football d'Allemagne du Sud cette même année . En 1909, le club de football devient un club omnisports avec la création, en plus de l'équipe de football, d'une section d'athlétisme. Après la Première Guerre mondiale et alors que l'omnisports se diversifie avec l'ajout d'une section de basket-ball et de tir, la section football rejoint la Fédération française de football (FFF) et les compétitions françaises en 1919 tout en gardant son statut amateur et associatifClaire-Marie Denis et Cédric Douzant, « Le jardin où tout a commencé », dans .
Passage au statut professionnel puis au statut de société anonyme (1933-1997) Comme bon nombre de clubs de la moitié nord de la France, le RC Strasbourg refuse le professionnalisme à son introduction en 1932 au moment de la création du championnat de France de football. Un an plus tard, le club se prononce à une large majorité pour le passage au statut professionnel. Malgré ce changement de statut, la section football reste au sein du club associatif de l'omnisports. Du passage au professionnalisme jusqu'aux années 1990, l'équipe de football professionnelle du Racing est ainsi gérée par l'association du Racing Club de Strasbourg omnisports. L'omnisports est l'association support de l'équipe professionnelle et possède à ce titre l'agrément de la fédération.
Fusion avec les Pierrots de Strasbourg (1970-1976) thumb|Jacques Chirac, André Bord et Gilbert Gress en 1979. Après quelques saisons sans gloire et pour , le Racing fusionne en 1970 avec les Pierrots de Strasbourg, double champions de France amateurs, au terme de deux assemblées générales extraordinaires. Le de cette année, le RCS devient ainsi le Racing Pierrots Strasbourg-Meinau (RPSM). Des anciens membres des Pierrots, insatisfaits par la fusion, recréent un club amateur, alors que le RPSM vit deux descentes en Division 2 en 1971 et 1976. Le club retrouve finalement son nom de Racing Club de Strasbourg au cours d'une assemblée générale extraordinaire le .
Vers la privatisation (1990-1997) +Actionnariat du club en juillet 1990
En 1990, le club gérant l'équipe professionnelle accuse un déficit de 92 millions de francs, dont 30 millions pour l'année 1989. La ville de Strasbourg prend en charge le déficit pour ne pas voir disparaître le club. Elle transforme en le club en une société anonyme d'économie mixte locale sportive (SAEMLS). La municipalité de Strasbourg est alors le principal actionnaire du club à hauteur de 49 %, devant le Racing Club de Strasbourg omnisports pour 6 % et des investisseurs privés pour 45 %. Le capital du club s'élève à 5 millions de francs et malgré un excédent d'actifs de 20 millions de francs sur la saison 1993-1994, la mairie continue à financer le club à hauteur de 140 millions de francs entre 1990 et 1996.
En 1996, la ville de Strasbourg décide de modifier le statut du club en société anonyme à objet sportif (SAOS) afin de le privatiser. Ce changement de statut a comme buts le désengagement de la commune et la mise en conformité avec la loi PasquaLa loi Pasqua du 8 août 1994 et son décret d'application du 26 janvier 1996 sera partiellement remise en cause par la loi Buffet du 28 décembre 1999. qui prévoit la disparition progressive des aides publiques aux clubs professionnels d’ici l’an 2000. Le , le maire Catherine Trautmann annonce la vente des parts de la ville de Strasbourg au groupe IMG McCormack pour cinq millions de francsGuillemette Echalier, « La Ville sort du terrain », dans .
Le club, une entreprise privée (1997-2011) Sous la coupe d'IMG (1997-2003) thumb|La mairie de Strasbourg, ici représentée par son hôtel de ville, vend ses parts au groupe IMG McCormack.
En 1997, la loi oblige l'association support d'une société anonyme à objet sportif à posséder au moins 33,34 % de cette société. Le nouveau président du RCS Patrick Proisy veut réduire l'influence du Racing Club de Strasbourg omnisports, qui est alors l'association support de l'équipe professionnelle, et crée dans ce but une nouvelle association, Racing Club de Strasbourg Football, pour gérer toutes les équipes amateurs du club. Une convention de cinq ans est alors conclue entre le club de football et l'omnisports, qui transmet l'agrément de la fédération à cette nouvelle association en échange du versement annuel de 2 millions de francsAvant 1997, le club de football professionnel verse annuellement 1,7 million de francs au Racing omnisports pour pouvoir utiliser le nom du Racing Club de Strasbourg. pour l'utilisation du nom Racing Club de Strasbourg par le club de football.
Au début des années 2000, le club devient une société anonyme sportive professionnelle (SASP). Le , le président Patrick Proisy refuse de renouveler la convention liant le club à l'omnisports et conclut une autre convention avec l'association Racing Club de Strasbourg Football pour l'utilisation de la dénomination Racing Club. Le préfet du Bas-Rhin refuse d'homologuer cette convention au motif que la dénomination est propriété de l'omnisports et non du club de football amateur. Le Racing Club de Strasbourg omnisports refusant que le club professionnel continue de s'appeler « Racing Club », le litige est porté devant les tribunaux. L'omnisports obtient satisfaction : le club professionnel n'a plus le droit de s'appeler officiellement « Racing Club de Strasbourg » et le numéro d'affiliation du club est restitué à l'omnisports.
Revente du club (2003-2009) En 2003, IMG McCormack revend la SASP possédant le club pour un euro symbolique à la holding Sportinvest d'un groupe d'actionnaires conduit par Egon Gindorf et Marc Keller. Après ce rachat, le nouveau président du club Egon Gindorf trouve un accord avec l'omnisports pour l'utilisation du nom « Racing Club » jusqu'en 2004L'accord prévoit que le club professionnel verse 240 000 euros à l'omnisports pour les saisons 2002-2003 et 2003-2004.. Les deux parties s'entendent finalement sur la vente définitive de la marque et du nom à la société anonyme gérant l'équipe de football pour 1,8 million d'eurosLe club de football professionnel verse 300 000 euros par an à l'omnisports jusqu’en 2011., le club omnisports étant autorisé à garder le nom de « Racing Club de Strasbourg omnisports ».
En 2005, le groupe d'actionneurs aux commandes revend ses parts pour 2,2 millions d'euros à l'investisseur immobilier Philippe Ginestet, qui renomme la holding Sportinvest en EuroRacing. En , l'industriel Robert Lohr acquiert via la société RLS 79 20 % de la SASP pour la somme de 2 millions d'euros. Au début de la saison 2009-2010, le capital social de la SASP est détenu à 78 % par la société EuroRacing (dont les actionnaires sont Philippe Ginestet à 70 % via sa holding Racing Investissements, Egon Gindorf à 16,31 %, Dominique Pignatelli à 12 %, Thierry Wendling à 1,06 % et Pierre Schmidt à 0,31 %), 20 % par la société RLS 79 (dont les actionnaires sont Robert Lohr et Léonard Specht), 1,33 % par l'association support Racing Club de Strasbourg Football et 0,67 % par des actionnaires minoritaires.
Nouvel actionnariat et liquidiation de la société (2009-2011) +Actionnariat du club en janvier 2010
En , Philippe Ginestet cède pour 1,6 million d'euros la société Racing Investissements, qui possède 54,6 % des parts du club, à la société anglaise FC Football Capital Limited du financier Alain Fontenla, qui en revend 15 % à la société Carousel Finance pour 1,5 million d'euros un mois plus tard. Des tensions apparaissent très vite entre les actionnaires minoritaires et le nouvel actionnaire majoritaire. Face à une certaine défiance de l'environnement du club, Alain Fontenla, une personnalité liée à l'actionnaire majoritaire, se défend début dans les journaux locaux et nationaux pour expliquer sa volonté temporaire de revendre le club : .
Un groupe de repreneurs alsaciens propose de racheter les parts de Fontenla et Hilali. Ceux-ci retirent leur offre ce même mois de . Alain Fontenla compare les pressions dont il fait l'objet pour quitter le club à des , provoquant l'indignation des collectivités locales strasbourgeoises, des autres actionnaires et de la Ligue de football professionnel. Un actionnaire minoritaire, Dominique Pignatelli, qualifie les nouveaux dirigeants de après la descente du club en National en . Ceux-ci l'attaquent en justice pour diffamation et injures publiques mais sont déboutés en première instance par le tribunal de grande instance de Paris qui estime que des propos précédents de Fontenla, jugement confirmé en appel deux ans plus tard.
Le Racing Club de Strasbourg est dirigé en 2009-2010 par un conseil d'administration dont le président est Jean-Claude Plessis. Parmi les administrateurs du conseil d'administration se trouvent les anciens joueurs professionnels du club Léonard Specht, Éric Vogel et Thierry Wendling, fils de l'ancien international Jean Wendling.
En , le mode d'administration du club est modifié. Le conseil d'administration de neuf personnes est dissous et remplacé par un conseil de surveillance et un directoire élu par le conseil de surveillance. Ce dernier est composé de onze membres, et est présidé par l'actionnaire Alain Fontenla et vice-présidé par l'ancien président Jacky Kientz. Le pouvoir décisionnaire est aux mains du directoire, présidé par le président salarié du club Jean-Claude Plessis. Les deux autres membres du directoire sont Jafar Hilali, actionnaire majoritaire via sa société financière Carousel Finance, et Christophe Cornelie, le directeur général du club. À partir de , la société Carousel Finance SA détient toutes les parts de la limited company FC Football Capital, holding de contrôle de la SASP.
En raison de difficultés financières rencontrées par le club, le tribunal de grande instance de Strasbourg prononce la liquidation de la SASP le .
Redémarrage sous forme d'association (2011)