Évènements principaux vignette|upright|Le roi François II dessin de François Clouet (BnF) : rencontre diplomatique à Roncevaux, près de la frontière franco-espagnole, pour la livraison d'Élisabeth de France, fille de France, sœur du roi François II et nouvelle épouse du roi Philippe II d’Espagne. : signature par le roi de l’édit d’Amboise amnistiant les protestants (enregistré par le parlement de Paris dès le ). - : conjuration d’Amboise. : destruction par les Portugais de fort Coligny, au Brésil mettant fin à la France antarctique. : décès du chancelier François Olivier. Il est remplacé quelques semaines plus tard par Michel de L’Hospital. : Jean Nicot, ambassadeur de France à Lisbonne, envoie du tabac au Cardinal de Lorraine à Paris. : enregistrement par le parlement de Paris de l’édit de Romorantin (signé en mai à une date inconnue). : signature du traité d’Édimbourg qui met un terme à la tutelle de la France sur l’Écosse. François II refuse de le ratifier. - : assemblée des notables à Fontainebleau. : arrestation de Jacques de La Sague, agent du prince de Condé, en possession de documents compromettants pour son maître. : arrestation et embastillement de François de Vendôme, vidame de Chartres. nuit du 4-5 septembre : tentative ratée d’un coup de force protestant sur la ville de Lyon. : arrestation du prince de Condé à Orléans. : mort de François II et avènement de Charles IX. : ouverture des États généraux à Orléans. : libération du prince de Condé.
Évènements
Janvier vignette|upright|Élisabeth de France, fille de FranceSon mariage avec le roi d’Espagne ouvre une période d’accalmie dans les relations belliqueuses entre la France et l’Espagne : arrivée de l’escorte d'Élisabeth de France, fille de France, nouvelle reine d’Espagne au monastère de Roncevaux. L’escorte avait essuyé une tempête de neige dans les montagnes. Plusieurs équipages étaient tombés dans un précipice. : remise officielle d’Élisabeth, fille de France aux ambassadeurs espagnols par le roi et la reine de Navarre. Ces derniers n’obtiennent pas la permission de rencontrer le roi d’Espagne pour discuter avec lui de la Haute-Navarre comme on leur avait promis. : condamnation de Paul de Foix par le parlement de Paris (suite et fin de l’affaire de la mercuriale de ). Paul de Foix est contraint de se rétracter devant toutes les chambres du parlement réunies et reste interdit d’entrée au parlement pendant un anNoël Didier, « Paul de Foix à la mercuriale de 1559, son procès, ses idées religieuses », in Mélanges d'archéologie et d'histoire, année 1939, tome 56, p. 424. mi-janvier : démission de l’amiral de Coligny de sa charge de gouverneur de Picardie. Il est remplacé par le maréchal de Brissac que la cour cherche à ménagerLa démission de Coligny est acceptée entre le 13 et le 20 janvier 1560. Les Guise n’ont pas satisfait le désir de Coligny de voir le prince de Condé lui succéder à la tête de ce gouvernement. Jules Delaborde, Gaspard de Coligny, amiral de France, Paris, Sandoz et Fischbacher, 1879-1882, p. 413. C'est la reine Catherine qui vraisemblablement a permis la nomination de Brissac. Les historiens protestants ont préféré voir dans cette nomination la main des Guise qui cherchaient à s’attacher Brissac. Charles Marchand, Charles Ier de Cossé, comte de Brissac et maréchal de France, 1507-1563, Paris, E. Champion, 1889, p. 473. Brissac ne devait revenir d'Italie qu'en juin..
Restitution à la France par les Espagnols des places de Saint-Quentin, Ham et Le CateletAlphonse de Ruble, Le traité de Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559), Paris, Éditions Labitte & Émile-Paul, 1889, p. 223 et Charles Rahlenbeck, Metz et Thionville sous Charles-Quint, Paris, Sandoz et Fischbaker, 1881, p. 343-345..
Février : réunion à Nantes d’une assemblée secrète de conspirateurs protestants pour préparer un coup d’état contre les Guise. : le roi laisse la cour de France à Blois pour s’adonner à la chasse. Il se rend à Marchenoir chez le duc de Longueville. : les Guise reçoivent les premiers avertissements sur l’existence d’un complot et soupçonnent les Anglais - à cause de la guerre en Écosse - d’en être les instigateurs. vers le : l’amiral de Coligny est appelé par la reine Catherine à rejoindre la cour pour discuter des affaires d’Écosse et du risque de guerre contre l’AngleterreL’amiral se trouvait alors chez lui à Châtillon-sur-Loing. et Liliane Crété, Coligny, Paris, Fayard, 1985, p. 145.. : arrivée du roi au château d’Amboise où la cour se trouve déjà. La reine Marie Stuart est souffrante. : réunion, dans le cabinet de la reine Catherine, du conseil des affaires où sont discutées des mesures à prendre contre l’Angleterre. : arrivée de Coligny à la cour à AmboiseLiliane Crété, Coligny, Paris, Fayard, 1985, p. 145..
Mars vignette| vignette|upright| : arrivée de La Renaudie, chef de la conjuration, dans le Vendômois. Il s’installe dans la demeure d’un complice située à quelques lieux au nord d’Amboise où se trouve la courL’endroit probablement situé non loin de Château-Renault reste inconnu des historiens. C’est de là que La Renaudie devait donner les derniers ordres et non loin de là, qu’il devait mourir. .. : les Guise reçoivent du cardinal de Granvelle et du duc de Savoie des avertissements préoccupants sur le déclenchement imminent d’un complot. Ils prennent une série de mesures pour garantir la sécurité de la cour dont l’envoi de patrouilles dans la région aux alentours du château. : attente anxieuse par la cour du déclenchement de la conjuration. Les gentilshommes veillent au château pendant toute la nuit. Le cardinal de Lorraine aurait, dit-on, revêtu par sécurité une cotte de mailles. Lassée d’attendre un complot qui ne se déclenche pas, la cour va relâcher sa vigilance après le . : signature de l’Édit d’Amboise adoucissant les mesures contre les protestants. Il accorde un pardon généralisé à toutes les personnes condamnées pour hérésie (l’édit est enregistré par le parlement de Paris le )Joseph Lecler, Histoire de la tolérance au siècle de la réforme, Albin Michel, 1994, p. 431.. : le roi part chasser et les deux reines (Catherine de Médicis et Marie Stuart) font une excursion au château de Chenonceau. La cour semble ne plus croire à l'imminence d'une action violente et relâche sa vigilance. : premières arrestations opérées dans la région de petites troupes d’hommes à pied rencontrées par les patrouilles. Elles vont se multiplier les jours suivants et permettre aux Guise, par l’interrogatoire des prisonniers, de comprendre le but des conjurés. : retour des reines au château d’Amboise après leur excursion à Chenonceau. : rencontre fortuite et accrochage dans un faubourg de Tours entre le comte de Sancerre chargé par le roi de la sécurité de la ville et le baron de Castelnau responsable des forces rebelles du secteur ouest. L’incident met la cour en alarme dans la nuit du 14 et Sur la réception du rapport envoyé par Sancerre. L’alarme entraîna une contre-attaque immédiate de la cour alors que les rebelles du secteur ouest n’avaient pas encore terminé de rassembler leurs troupes éparpillées un peu partout dans la région ()..
envoi par le roi à Tours du maréchal de Saint-André avec un corps armé de 300 cavaliers pour assurer la sécurité de la ville. arrestation par le duc de Nemours de trois acteurs importants de la conjuration, Castelnau, Mazères et Raunay, après le siège de leur repaire à Noizay, situé non loin d’Amboise. Leur capture mettait le projet des conjurés en échecLe baron de Castelnau était censé avec La Renaudie pénétrer dans le château et prendre le roi en otage. La Renaudie était semble-t-il arrivé trop tard pour le secourir quand il était assiégé dans Noizay. L’expédition de Nemours à Noizay est parfois, selon les sources, datée au 16 mars. .. À l’annonce de cette nouvelle, Maligny, agent du prince de Condé et personnage clé du complot, s’enfuit d’AmboiseMaligny, agent du prince de Condé avait été envoyé à Amboise pour préparer la venue de son maître. .; arrivée du prince de Condé et du sieur d’Andelot à la cour.
amnistie générale de toutes les personnes emprisonnées pour fait de religion ; le roi signe un règlement spécial sous forme de lettres patentes ordonnant à tous les officiers de justice et à tous les évêques de France, la libération des prisonniers et l'arrêt des procédures judiciaires. Il accorde aussi à tous ses sujets le droit de requête collective; opération menée par le duc d’Aumale et le duc de Nemours pour la capture des troupes armées regroupées dans la forêt d’Amboise. Des petites bandes de dix à vingt personnes, généralement de pauvre condition, se laissent arrêter sans combattre. Ils sont amenés au roi ou au chancelier qui écoutent leur doléance, leur donnent de l’argent et les renvoient chez eux. La clémence de la cour s’explique par le fait qu’elle pense en avoir fini avec la conjuration. Elle ignore encore qu’un deuxième regroupement de conjurés se tient du côté d’Orléans sous la responsabilité de Chandieu et qui l’attaque le lendemain.
attaque manquée d’Amboise par les forces rebelles du secteur est regroupées du côté d’Orléans ; le duc de Guise est nommé lieutenant-général du royaume. début des exécutions. L’effroi suscité par l’assaut de la demeure du roi, entraîne une répression sanglante des conjurés qui dure plusieurs jours. vignette|
mort de La Renaudie au cours d’un affrontement avec une patrouille royale dans la forêt de Château-Renault; arrivée à la cour du duc et de la duchesse de Lorraine. Invité par le roi quelques semaines plus tôt, pour des parties de chasse, Charles III de Lorraine amenait des rebelles fait prisonniers sur le passage de son escorte. : Le roi accompagne les reines en excursion au château de Chenonceau et emmène son beau-frère le duc de Lorraine à la chasse.
les trois frères, Coligny, Andelot et le cardinal de Châtillon quittent la cour. Au cours de leur entrevue avec Catherine de Médicis, Andelot dénonce le mauvais gouvernement des Guise. Il criait si fort que Catherine dut lui ordonner de parler plus bas; le cardinal de Lorraine écrit au pape pour l’informer de la nécessité de réformer l’Église de France. : publication d’une proclamation de la reine d’Angleterre contre le gouvernement des Guise mais compromettant en France les princes du sang. : réception par la cour de l’ambassadeur du dey d’Alger. : décapitation du baron de Castelnau, de Mazères et de Raunay, chefs des conjurés d’Amboise.. : décès du chancelier François Olivier. Jean de Morvillier est appelé à lui succéder mais craignant les difficultés de la tâche, il rejette cette propositionGustave Baguenault de Puchesse, Jean de Morvillier, évêque d'Orléans, garde des sceaux de France, 1506-1577, Genève, Slatkine - Megariotis reprints, 1977, p. 118-119. En donnant la date du 30 mars, l'auteur se trompe dans la date de décès du chancelier Olivier. L'erreur a été corrigée par les ouvrages qui l'ont suivi depuis..
arrestation du sieur de Vaux, écuyer du prince de Condé. On l’accuse d’avoir facilité la fuite de Maligny, homme de main du prince. Ce dernier était recherché partout par les Guise, seul moyen pour eux de trouver des papiers compromettants pour accuser et arrêter son maître ; entrée solennelle de François II et Marie Stuart au château de Chenonceau où la reine Catherine donne une fête somptueuse; envoi aux parlements d’un texte circulaire par lequel le roi : énonce sa volonté de réunir un concile national pour réformer l'Église de France. confirme l’amnistie des protestants faite le . encourage la répression des séditieux, des prédicateurs, des pamphlétaires et de toutes assemblées illicites.
Avril vignette|Le château de Chenonceau avant les travaux lancés par Catherine de MédicisLa cour y fait plusieurs séjours au printemps 1560