Gazonor est une société française (SAS au capital de ) basée à Avion et opérant dans la région Nord-Pas-de-Calais, consacrée à la recherche, à l'extraction, à la purification, à la préparation et à la vente de gaz de mine et gaz de couche récupéré dans le sous-sol de l'ancien Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. En 2013, . L'acheteur du gaz extrait du sous-sol par Gazonor est TOTAL GAS & POWER Limited, via un contrat renouvelé le pour pour valeur énergétique correspondant aux besoins d'environ .
Histoire de l'entreprise Gazonor a d'abord été une société publique, française, créée fin 1990 à partir de l'entreprise publique Méthamine, en vue de sa vente au secteur privé (Méthamine avait été créée à la fin des années 1980 pour collecter le grisou dégazant naturellement après la fin de l'exploitation charbonnière dans les anciennes galeries du bassin minier).
En 1991 Gazonor exploite le gaz de mine de deux et pour cela exploite les installations et équipements nécessaires mis en place par méthamine pour cette exploitation.
En 1993 Charbonnages de France, assumant les droits et obligations de HBNPC apportera à GAZONOR (de 1993 à 2005)
La mission de Gazonor répond alors à des besoins justifiés et d'intérêt général d'extraction du grisou. En effet, parmi les séquelles minières, il y a le fait qu'après la fermeture des mines la nappe phréatique a lentement remonté, poussant les émanations de grisou vers la surface et l'atmosphère. La collecte de ce grisou réduit l'effet de serre (à court terme, car brûler le méthane entraine néanmoins des émissions de dont la durée de vie dans l'atmosphère est bien plus longue que celle du méthane). Pomper le grisou limite aussi très fortement d'éventuels risques d'explosions spontanées ou accidentelles. C'est notamment pour extraire et valoriser ce gaz dangereux que Méthamine (devenu Gazonor) a été créée dans le Pas-de-Calais ; pour « assainir » la partie centrale du bassin minier de ce grisou. De 1992 à 2012 (en 20 ans) ce sont environ 1623 et 120 millions de de gaz qui ont été extraits respectivement à Avion et à DivionRapport d'enquête publique n° E 13000212/59 - Gazonor « de Poissonnière », Préfecture du Nord, daté du 3 janvier 2014, voir page 26.
En 2006, le GAZONOR obtient l’autorisation d’exercer l’activité de fournisseur de gaz.
Le la dissolution du GIE Méthamine commence. Les actifs de ce GIE sont alors rachetés par GAZONOR.
Peu avant la dissolution de Charbonnages de France, GAZONOR est vendu (le ), à la société EGL SAS, filiale française du groupe privé australien EGL (European Gas Limited), spécialisée dans l'exploitation de gaz dit « non conventionnel » Rapport annuel 2010 (pour la période 30-Juin 2009-30 juin 2010) (énergies fossiles) achète Gazonor pour d'eurosGazonor vendu à l'australien EGL La Voix Éco, Ed .2008 01 03, consulté 2011/01/08). Cette société a alors pour objectif de s'installer en Europe, et principalement en France pour y produire du gaz à partir de ressources houillères (méthane houiller, ou grisou) appelées gaz de mine (Coal Mine Methane) ou gaz de couche (Coal Bed Methane). Grâce à l'acquisition de Gazonor, elle dispose de concessions exclusive d'exploitation et de prospection importantes dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, récemment étenduesArrêté du 9 avril 2010 relatif à la prolongation du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis Bleue Lorraine » aux sociétés Heritage Petroleum Plc et European Gas Limited, conjointes et solidaires), mais aussi en Lorraine, et près de Lons-le-Saunier, de Saint-Étienne et de MarseilleCommuniqué CNP, " Embargo jusqu'au 2 janvier 2008 (Euronext).
Le groupe Australien European Gas Limited continue à viser le marché ouest-européen du gaz naturel (, et il fonde son développement sur l'espoir de découvrir de nouvelles ressources assez facilement exploitables pour être rentables ou très rentables, ce pourquoi il avait acquisNews intitulée Gazonor achète Méthamine, mai 2007, sur le site du BRGM intitulé Mémoire de Charbonnage de France l’entreprise Gazonor, ce qui avait suscité des inquiètudes syndicales et d’élus locauxSocial GAZONOR (Avion) ; La pompe à fric est en marche, article de la revue Liberté 62 n°776 - Le 28 septembre 2007. La production ( par an dans les années 2000) est encore principalement vendue et injectée dans le réseau français de gazoducs (une partie du grisou, prélevé à Lourches, a directement alimenté la centrale électrique d'Hornaing).
En 2009 et 2010, GAZONOR obtient satisfaction à 3 de ses demandes ; une extension de la concession Poissonnière, accordée par décretDécret ministériel du 14 janvier 2009. Il s'agit pour la société de pouvoir couvrir toute la zone d’influence de ses captages ; un permis exclusif de recherche sur le Valenciennois, gisement de gaz considéré comme et entre Valenciennes et la frontière belge ; accordé par arrêté ministérielarrêté ministériel du 10 septembre 2009 un permis exclusif de recherche sur la zone dite « Sud Midi » (à cheval sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, juste au sud de la faille du midi ; au sud de la concession « de Poissonnière ». Ce permis est donné par un arrêté ministériel du .
Le , GAZONOR est vendu par ses propriétaires à TRANSCOR France (filiale du groupe belge Transcor Astra Group.
En 2012-2013, l'entreprise entreprend d'explorer le potentiel gazier, dont avec deux forages à plus d'un kilomètre de profondeur (1500 et 1600 m) respectivement au sud d’Avion sur la limite de l'ancienne concession minière de Liévin, et au sud de Divion, en bordure de l’ancienne concession de Bruay dans des veines charbonnières datées du Westphalien et du Namurien. Deux autres forages concernent les communes de Crespin et Bouvigny-Boyeffles. Si du gaz y est trouvé en quantité suffisante, les permis de recherche pourraient être transformés en permis de concessions gazières, au profit de l'entreprise.
Gouvernance
Gazonor était jusqu'en 2011 propriété de la société EGL UK (European Gas Limited UK ou European Gas UK), qui est une société prospectrice d'hydrocarbures gazeux non conventionnels (énergies fossiles) : Société privée, étrangement enregistrée au Royaume-Uni en 2012, alors que l'ensemble de ses permis de prospection de gaz non conventionnels concernent le sol français.
Julien Moulin était Président exécutif de la société privée EGL UK. La réélection automatique de M. Julien Moulin comme directeur de la société australienne European Gaz Limited a été refusée lors de l'Assemblée Générale des Actionnaires du , à la suite de l'opération litigieuse de buy-back. La société cotée australienne FZR (ex-EGL) ne détient plus 25 % d'EGL UK. Julien est l'un des cofondateurs de Maoming Investment Manager Ltd, qui a investi dans le passé dans des sociétés cotées ou non, notamment des sociétés chinoises dans les secteurs de l'énergie et des ressources naturelles. Auparavant, il fut gestionnaire d'actifs chez Barclays, UBS Global Asset Management et Axis Capital. Julien Moulin est titulaire d'une Licence en sciences économiques (avec mention) obtenue à la Sorbonne et d'un Master gestion d'actifs et marchés financiers (avec mention) obtenu à l'université Paris-Dauphine1.
En 2008, EPG a placé Nicolas Ricquart (ingénieur chimiste) comme directeur de l'entreprise.. Auparavant, il avait dirigé (à partir de ) le Centre de stockage de l'Aube, de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), avant de travailler à la direction Procédés de Sofregaz (Société d'ingénierie spécialisée dans le gaz) et après avoir été responsable des projets d'une filiale du groupe Exxon dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (de 1990 à 1997).
En 2011, EGL a cédé Gazonor à la société belge Transcore Astra, propriété de Albert Frère.
En 2013-2014, Gazonor est dirigée par Gauthier de Potter (président) et Nicolas Ricquart (directeur technique et opérationnel). Nicolas Ricquart est remplacé le par Antoine Forcinal.
Activités
Selon le site internet d'EPG et selon son bilan annuel 2010, Gazonor gère l'exploitation des forages gaziers qu'elle détient. Mais elle fait aussi de la prospection de gaz de couche. Après son rachat le , Gazonor a foré de nouveaux puits. En outre, deux nouveaux permis d’exploration lui ont été accordés en 2009 et en 2010, pour une surface totale de , dans deux zones dites Valenciennois et Sud Midi, qui sont connexes au champ gazier déjà maitrisé par l’entreprise. Ces deux nouvelles zones sont ou seront explorées principalement pour le gaz de couche.
Aujourd'hui la priorité est donnée à la production d'électricité (en cogénération si des partenaires sont trouvés) en complément de l'injection de gaz de mines dans le réseau. Cette production (exclusivement à partir de gaz de mines) sera opérationnelle fin 2016.
Exploitation gazière Les débuts de captage de méthane dans ce bassin houiller datent de 1978Rapport d'enquête publique n° E 13000212/59 - Gazonor « de Poissonnière », Préfecture du Nord, daté du 3 janvier 2014, voir page 8
Gazonor exploite « historiquement » (depuis le début des années 1990) deux concessions : la (du nom des anciennes fosses Désirée et La Naville, appartenant autrefois à la Compagnie des mines de Douchy et situées à Lourches près de Valenciennes), portant sur le sous-sol d'une surface d'environ . Cette concession a été accordée fin 1992 pour 25 ans à Gazonor, par décretJORF n°298 du 23 décembre 1992 page 17608 ; Décret du 17 décembre 1992 accordant la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dite <<concession de Désirée>> (Nord), à la société Gazonor NOR:INDE9200935D, à la suite d'une demande faite le , complétée le , et après une enquête publique tenue du au , et après un avis de la DRIRE, daté du . La taxe tréfoncière due par Gazonor aux propriétaires de la surfaceArticle 37 du code minier a été fixée en 1992 à par hectare de terrain. Elle prend fin le . Le décret précise que sa prolongation doit être demandée 5 ans avant l’échéance. Gazonor a demandé une prolongation, qui a fait l'objet d'une enquête publique en 1994Rapport d'enquête publique n° E 13000212/59 - Gazonor « de Poissonnière », Préfecture du Nord, daté du 3 janvier 2014, voir page 12/61.
la (concernant le sous-sol de 102 communes et une surface au sol de , soit environ 10 fois la surface de la concession de Désirée). Cette concession a également été accordée à Gazonor pour 25 ans par décret fin 1992JORF n°298 du 23 décembre 1992 page 17608 ; Décret du 17 décembre 1992 accordant la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dite <<Concession de Poissonnière>> (Nord et Pas-de-Calais), à la société Gazonor ; NOR: INDE9200936D, à la suite d'une demande faite le et complétée le , et après une enquête publique tenue du au , et après un avis de la DRIRE, daté du . Elle est située à cheval sur deux départements (Nord et Pas-de-Calais) dans la partie centrale du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ; La redevance tréfoncière due par Gazonor aux propriétaires de la surface a été fixée en 1992 à par hectare de terrain. Elle prend fin le . Le décret précise que sa prolongation doit être demandée 5 ans avant l’échéance. Gazonor a demandéDemande faite le 9 octobre 2012, enregistrée le 15 octobre 2012 par les services du ministre chargé des mines qui en a accusé réception le 2 novembre 2012 ; Le dossier a été jugé complet et recevable par la DREAL le 18 juillet 2013, selon le rapport d'enquête publique de 2014 une prolongation, qui a fait l'objet d'une enquête publique en 1994.