Le château des évêques de Montpellier, dit localement château de Lavérune, est un ancien édifice religieux du bâti sur l'emplacement d'une demeure du , elle-même ayant succédé à un château féodal du .

Situé sur la commune de Lavérune, il est présenté par la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), en 2018, comme l'un des plus grands parcs historiques du département de l'Hérault avec une surface de près de à l'intérieur d'une longue enceinte de près de .

Historique Frézouls de la Verune La famille Fredol (Frézouls). est mentionnée dès le , en 975, comme propriétaire du premier château. À l'époque de l'évêque de Maguelone, Ricuin II, le domaine de Lavérune est un fief dépendant de l'évêché de Montpellier et du Montpelliéret. Béranger de Frédol et ses successeurs occupent les lieux avec des fonctions ecclésiastiques aux . À partir du , le domaine est lié avec les biens de plusieurs familles fidèles aux rois de France. En , alors que la peste sévit dans la ville de Montpellier, les Pelet., descendants des comtes de Melgueil, où l'édifice est jugé suffisamment honorable et riche, accueillent Catherine de Médicis (consulté le )..

En 1622, il est le quartier général de Louis XIII pour commander le siège de MontpellierLavérune, publié sur le site de Montpellier Méditerranée Métropole (consulté le ).. Le domaine est vendu à un noble protestant Daniel de Gallières, en 1626. Il fait réaliser des aménagements dans le parc dont un canal-réservoir à partir de la source des Abymes (Vidourle) destiné à la pisciculture nommé le .

En 1692, survient le décès du comte de Lincoln Edward Clinton (1650-1692), publié sur le site The Travel Journal of Martin Lister (1639-1712) (consulté le ). (). De cette même année, Monseigneur de Pradel échange la baronnie de Sauve contre le château et terre de « La Vérune » avant de mourir en 1696 « Ils ont fait le Terral », page 9/14, publié le par Jean-Pierre Dufoix, sur le site de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier (consulté le ). (consulté le ).. Il fait réaliser les plus importantes transformations des jardins et du parc d'une superficie de qui garderont cet aspect durant un siècle.

Son successeur, Monseigneur de Croissy (1696-1738), neveu du ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, vit dans le domaine durant quarante années. Il fait d'importants aménagements en transformant le parc et son château en une résidence somptueuse. Avec le rachat des terres voisines, la superficie du parc atteint . Tout en faisant de nouvelles allées, il fait améliorer l’irrigation des lieux pour maintenir l'embellissement des parterres à la française et des fontaines composées de leurs jets d'eau. L'autonomie est obtenue avec l'installation d'un moulin à huile, d'une porcherie, d'un jardin potager, de prairies et de vignes. Il confie à l'architecte, Charles Daviler, la réalisation de la construction d'une nouvelle aile du château et un agrandissement des communs, ce dernier meurt, en 1701, avant la fin des travaux. L'architecte Desplans continue les réalisations en ajoutant un étage aux bâtis existants et en édifiant une chapelle décorée de marbre. Les travaux sont interrompus en 1723 et deux ans plus tard, l'architecte Estienne Giral intervient pour effectuer des réparations..

En 1754, Monseigneur de Villeneuve occupe le château. Il équipe le parc de nouveaux systèmes hydrauliques, de 1748 à sa mort (en 1766), avec la découverte d'une nouvelle source et l'amélioration des sources de , et du , dont l'installation d'un important puits à roue. Après la mise en valeur des plantations des allées du grand parc et des parterres de buis prolongeant la grande terrasse jusqu'au , le château se dote de nouvelles façades conçues par les architectes Jacques Desfour et Claude Projet. Après avoir effectué des travaux de consolidation pour un second étage, déplacé l'escalier d'honneur et transféré l'entrée principale d'une façade à l'autre, le salon de musique « à l'italienne », joyau de cet ensemble architectural, est réalisé. Reprenant la mode sous Louis XV, ses murs sont ornés de fines gypseries représentant des instruments de musique, des angelots et des trophées de chasse comme dans le salon du prestigieux château de la MossonLe château des Évêques et son parc, publié sur le site de la mairie de Lavérune (consulté le ).. Le château devient une résidence d'été et passe entre les mains de Monseigneur de Durfort et Monseigneur de Malide.

En 1789, la demeure est saisie comme tous les biens du Clergé (consulté le ).. Le , le domaine, comprenant le château et le parc de Lavérune entouré de ses murs, est adjugé à Louis Pégat pour le compte de Jean-Jacques Brunet ou Brunet de La Vérune Membre de 1795 à 1816 : Brunet de La Vérune, page 3 sur 5, publié le par Jean-Paul Legros, sur le site de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier (consulté le ).. Il défriche les prairies en mauvais état et obtient des céréales, puis attiré par l'arboriculture, il fait planter une allée de cèdres du Liban, puis de magnolias et de cyprès chauves. Le domaine devient un laboratoire d'expériences végétales. La propriété est abandonnée à la suite de la mort prématurée du propriétaire puis de son fils. Vendue à la famille Durand (baron Durand-Fajon ou Achille Durand), elle est cédée au propriétaire suivant le .

Au , le château est la propriété de Louis Petit, ou Luis Petit, qui arrache une partie des arbres pour planter des vignes.

Faisant suite à une opération immobilière désastreuse, la mairie de Lavérune décide d'acheter le château et son parc en 1972. Il s'ensuit, vingt ans plus tard, la réalisation d'un musée au premier étage avec la donation d'une collection privée par le professeur d'anglais : Roland Hofer-BurySite de Roland Hofer-Bury (consulté le ). (consulté le )..

La mairie de la commune inaugure, le , la restauration des travaux effectués dans le salon de musique pour un montant total de .. Il accueille des concerts et des expositions toute l'année et peut être visité lors des Journées du patrimoine et d'animations festivesChâteau des Évêques - musée Hofer-Bury, publié en 2016 par Dominique Charles, sur le site journees-du-patrimoine.com (consulté le )..

Musée Hofer-Bury Créé en 1992 et géré par l'association les Association Les amis du Musée Hofer Bury, publié sur le site net1901.org (consulté le 8 février 2019), le musée municipal assure un roulement des expositions dans le fonds existant, accueille des artistes pour des expositions temporaires, réalise des conférences et organise des sorties culturellesAssociation Amis du Musée Hofer-Bury, publié sur le site de la Fédération Française des Sociétés d’Amis de Musées (consulté le 8 février 2019). Il possède une collection protéiforme qui est le fruit de la donation du collectionneur éponyme. Il dispose de plus de qui composent le fonds d'artistes régionaux et d'importantes donations viennent régulièrement enrichir la collection permanente« Lavérune : du nouveau au musée Hofer Bury », , Midi-Libre (consulté le 8 février 2019). En 2012, le musée a fêté ses vingt ans d’existenceLe musée Hofer Bury fête ses 20 ans, publié le sur le site du Midi-Libre (consulté le 8 février 2019).

Pour n’en citer que quelques-uns :

Protection

Les façades et toitures du château, ainsi que le salon aux gypseries font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . Les arrêtés suivants n'ont pas annulé cet ancien arrêté.

Le château avec son parc, tant pour la partie communale que pour le bosquet privé, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

La porte fortifiée de l'ancien château donnant vers le centre de la commune, ainsi que le salon de musique du château avec son décor de gypseries font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

Son système hydraulique et de ses plantations ont été réhabilités, au milieu des années 2000 sous le contrôle de la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC). La canopée que représente les platanes est visible à des kilomètres à la ronde, dont le houppier de ces derniers avoisine les (consulté le 11 février 2019). Le laboratoire d'étude indépendant mentionne le caractère exceptionnelLes platanes « gratte-ciel » de Lavérune, Hérault, publié sur le site lestetardsarboricoles.fr (consulté le 7 février 2019).

Galerie

Sources et références Sources

Références

Voir aussi

Bibliographie

Claude Huver, Folies et domaines autour de Montpellier, 2025

Articles connexes Lavérune Liste des châteaux de l'Hérault Liste des monuments historiques de l'Hérault

Liens externes

Mairie de Lavérune.

Chateau, Eveques de Montpellier Catégorie:Patrimoine du XVIIe siècle Catégorie:Patrimoine du XVIIIe siècle Montpellier Catégorie:Monument historique inscrit en 1973 Montpellier Catégorie:Monument historique inscrit en 1998 Catégorie:Monument historique classé en 2000