Claudja Barry (née en 1952) est une chanteuse jamaïcaino-canadienne de disco et hi-NRG.
Biographie Jeunesse et débuts Née en Jamaïque, Claudja Barry déménage avec ses parents et grandit à Toronto, au Canada.. Son début de carrière est comparable à celui de Donna Summer. Elle joue dans des comédies musicales comme Hair ou .. Lors d’une tournée de Donna Summer, elle reste en Allemagne et commence à devenir choriste (printemps 1975). Elle participe alors à , première chanson de Boney M. et fait quelques apparitions télévisées. De passage à Munich, elle rencontre le producteur Jürgen S. Korduletsch qui montait alors le label discographique Lollipop et qui deviendra son mari.
Son premier LP date de 1976 : c'est le début du label Lollipop Records avec Korduletsch à la réalisation artistique, Jörg Evers aux arrangements et les deux hommes à l'écriture, le tout enregistré aux Arco Studios de Munich.. est un album avec d'importantes harmonies et orchestrations. À l’origine cinq titres sont enregistrés puis quatre autres sont ensuite rajoutés.
Pour le marché nord-américain, le simple sort en 1977 en 45 tours et en maxi (la même chanson sur les deux faces du maxi américain de Salsoul et avec en face 2 sur le pressage canadien sorti chez London). Cette dernière version longue est due à Tom Moulton et elle est intégrée à l'album sorti chez Salsoul au printemps 1977. S'il garde le titre de , l'album sort chez Salsoul diffère de son homologue européen : les neuf chansons ne sont plus que cinq, dans des versions différentes toutes dues à Tom Moulton. Les remixes longs de et de occupent la face 1, et un autre simple sort aux États-Unis, intitulé , avec en face 2 . La cinquième chanson est raccourcie par rapport à l'album d’origine. Les deux singles se classent dans le top 10 des discothèques aux États-Unis et l'album devient disque d'or.
En 1977, elle sort en Europe, un album dont le son est assez différent : alors que est très typique de l'année 1976 et offre un disco encore très teinté de RnB, fait plus usage des synthétiseurs. Certaines chansons comme sont même tout à fait dans la lignée de la musique synthétique à la Moroder/Bellotte. Claudja Barry ne renie cependant pas son premier LP et la basse reste toujours aussi présente, sans parler de sa voix au timbre particulier. Trois chansons du LP dont le jazzy Dancin' Fever sont coécrites. Il existe quatre pressages de cet album : allemand (Lollipop), français (Philips), canadien (London) et américain (Salsoul).
Les trois premiers comportent dix chansons. Chez Philips cependant, est remplacé par . Sur le pressage Lollipop, la chanson est raccourcie par rapport au pressage canadien. Toujours au Canada, cette dernière chanson est disponible en vinyle 12" dans une version longue qui sert de face 2 à en version longue de l'album (6:00).
Le 45 tours canadien de a par contre une face 2 inédite, une reprise de de George Gershwin. Chez Salsoul, la face 2 du 45 tours est . Il existe aussi un autre 12" avec et une face 2 inédite, . Enfin en 1978 Salsoul sort sa propre version de , rebaptisée Claudja pour les États-Unis. Comme pour , Tom Moulton remixe cinq titres : , , , et . L'album comporte neuf chansons et n'inclut pas (disponible par contre sur la face 2 du 45 tours ). Les simples sont et (ce dernier dans deux versions raccourcies pour les deux faces du 45 tours mais sur un autre pressage chez Salsoul avec ). se classe des charts canadiens et au Billboard Disco, et atteint le Top 20 en Suède et en Belgique..
Un autre simple sort, un duo avec , . Il est disponible sur un vinyle 12" canadien avec en face 2 de Ronnie Jones (1977) et chez Salsoul avec (début 1978). Chez Salsoul il existe aussi un 12" avec la chanson sur les deux faces. Il s’agit du premier disque de Ronnie Jones, lui aussi chez Lollipop.
Avec ses deux premiers albums, Claudja Barry prépare ainsi la voie qui aboutit à l'album , qui est le plus grand succès de sa carrière. La chanson homonyme est d'abord incluse sur le LP de 1978 (où elle reprend la chanson homonyme de 1928, chantée à l’origine par Helen Kane et popularisée par Marilyn Monroe). Cet album existe en deux pressages différents avec neuf chansons et une autre différente selon les pressages : sur le pressage nord-américain en vinyle rouge on a , remplacée par sur le pressage européen sorti début 1979. Un 12" sera édité avec ces deux chansons : en face 1 et en face 2. sera, entre autres, repris par Joe Dassin dans une version française La Vie se chante, la vie se pleure en 1978 où il atténue le son disco et en version en espagnol pour les pays hispanophones.
Avec on est dans le plus pur disco allemand. C’est un morceau proposant toute une gamme de bruits synthétiques servant de fond à des paroles classiquement disco évoquant le monde des discothèques. La recette est au point comme le prouve le succès rencontré, mais finalement l'album en tant que tel est assez faible malgré une reprise de des Staple Singers (1971). La chanson sert de face 2 au simple (en maxi-simple de vinyle rouge) et toujours en 1978 elle est rallongée pour un 12" avec l’inédit en face 2.
L’album sort directement sous le label Lollipop en Europe et au Canada. Voyant que devenait un hit, Chrysalis en acquiert les droits pour les États-Unis et sort le 45 tours en .. Chrysalis sort aussi en version longue pour le maxi avec en face 2 . Cette maison de disques recycle enfin l'album . qui devient en 1979. Il reprend le hit dans sa discutable version longue remixée, accompagné de six autres titres repris de (tous sauf , , et ). En , l'album se classe aux États-Unis, tandis que le simple se classe .. aura vraiment fait connaître Barry et elle sera même candidate à deux récompenses Juno.
Après , elle sort en 1979 le LP chez Chrysalis.. Il louche un peu vers le rock avec la chanson-titre, tendance générale dans le disco allemand du moment. La chanson est éditée en vinyle 12" avec , extrait de l’album, en face 2. Un autre 12" sorti en Allemagne seulement (chez Lollipop) est avec une face 2 inédite, (début 1980). Sur cet album, on trouve aussi une reprise de de Ian Dury and the Blockheads (morceau de disco-rock écrit par Ian Dury et Chaz Jankel et sorti en 1977).
En 1980 sort la compilation en Allemagne avec quatre hits précédents, quatre faces 2 de 45 tours et quatre inédits.
Années 1980 Claudja Barry sort d'abord un vinyle 12" chez Lollipop Records en Allemagne, , une reprise de la chanson d’Harry Belafonte de 1957. La face 2 en est . Cette dernière se retrouve sur l'album suivant (1981) mais pas la face 1. L’album est un LP au son synthétique post-disco relativement insignifiant ( chez Polydor). Le vinyle en est avec en face 2 . Puis, elle sort avec en face 2 . Sorti chez Lollipop au Canada, le maxi l'est chez Mirage Records aux États-Unis en deux pressages (avec la version courte ou en face 2). Suit avec Ronnie Jones, un maxi aux deux faces identiques sorti chez Handshake en 1981. Le simple sort aussi chez Lollipop immédiatement après : les chiffres du catalogue se suivent- et sa face 2 est une chanson de Ronnie Jones, . Ces chansons de Barry ne sont disponibles sur aucun album.
En 1982 est édité un simple aussi très synthétique. La face 2 de ce vinyle est , composition de Jacques Plante pour Petula Clark de 1962 intitulée Chariot en français et devenue un pour Little Peggy March en 1963 dans sa traduction . Là aussi règne la confusion puisque sur le 45 tours édité par Lollipop au Canada, la face 1 est . La réalisation artistique est toujours aux mains de Korduletsch mais pour la première fois apparaît Bobby Orlando qui coécrit et coréalise .
Ce maxi est suivi en 1983 de No la de da Part 2 chez Personal. Le 12" qui en extrait est For your love avec en face 2 . est la reprise de la chanson des Yardbirds de 1965 qui avait connu une version disco en 1978 grâce au trio mixte Chilly. Sur cet album, on a aussi le déjà connu dans une version légèrement différente, il est suivi de Born to Love (réalisé par Bobby Orlando avec Korduletsch) avec en face 2 (réalisé par Patrick Adams et Greg Carmichael) en versions vocale et instrumentale. Ce vinyle remixé par Bruce Forrest sort en 1984 chez Personal et aussi chez Polydor. Power sort enfin un maxi de en 1984 dans un remix intitulé . et ne sont pas sur l'album qui avec seulement cinq titres (dont deux versions de et le remix de ) fait une demi-heure.
En 1984, elle sort une reprise du de Cerrone, réalisée par le même Cerrone : c'est sa seule escapade (bien que sur certains pressages il s’agisse d’une coréalisation Korduletsch-Cerrone). Il y a quatre versions sur le 12" : deux versions vocales et leur instrumental respectif. La face 2 de est une deuxième version de cette chanson, dont le rythme synthétique de base bien creux sonne comme une casserole, ce qui est vite éprouvant. Le simple sort chez Personal et au Canada chez Unidisc. Les 45 tours varient : version courte et remix court sur le premier et version courte et instrumental sur le second. La pochette est une version des photos qu’elles avait faites pour en 1983..
Contrairement aux apparences, Barry fait toujours du disco, qui est à cette période remplacé par un genre nouveau et apparenté, la hi-NRG : n'est pas très différente de la version originale de 1981 et avait même annoncé la house avec son solo de piano.
En 1985, Claudja a un petit rôle dans le film et elle participe à un album de Bobby Orlando, , en chantant , édité en trois EP, dont un en vinyle vert, chez Meno Vision. Cette chanson sera remixée et rallongée en 1989.
En 1985 aussi, elle sort le vinyle coréalisé par Bobby Orlando. Fin 1986, elle lance dans deux maxis différents, celui avec la version originale de la chanson baptisée et un maxi avec des remixes de Shep Pettibone ( dance). L'album au son toujours très synthétique mais plus house que disco sort avec une version raccourcie de remixée par Pettibone sous le nom l'année suivante. Il est accompagné d'un autre simple, . Ce LP est un standard de qualité avec toujours la même production, mais plus américanisée. Le troisième simple est et le quatrième Hot to the touch agrémenté en face 2 du 12" single d'un remix house des Latin Rascals. Certaines chansons sont même des parodies de récents hits FM : , (cinquième simple remixé par Ian Levine en Europe) parodie le son du groupe homonyme, reprend la guitare de de INXS et une phrase du refrain du des Pointer Sisters.
Sur cet album on trouve aussi , une coréalisation de Korduletsch et Bobby Orlando rescapée de 1985.
Années 1990 En 1988-1989 ses albums de la période disco sortent en CD chez Hot Productions et quelques remixes les accompagnent comme celui de . En 1990, elle chante et en 1991 elle sort chez Popular. Le maxi est distribué par RCA et il en existe une version pirate chez Love Boot. Puis en 1992, toujours avec Korduletsch, elle lance sous le nom de Claudja B. et avec BKS (chez Hot). Suit en 1993 avec General Base (sept versions sur deux EP et deux autres sur l’album ) et en 1994 elle reprend d'ABBA). En 1995 elle sort un disque de chants de Noël pour discothèques, , réalisé par Korduletsch.
Ses productions de 1994-1995 sont sorties chez . En 1996 elle sort un maxi chez Critique, et en 1997 elle participe en tant que choriste à l’album Call on God du groupe de gospel The Brower Brothers (la réalisation artistique est toujours aux mains de Korduletsch).
Discographie Albums studio 1976 : Sweet Dynamite 1977 : Claudja / The Girl Most Likely 1978 : I Wanna Be Loved by You (États-Unis : Boogie Woogie Dancin’ Shoes) 1979 : Feel the Fire 1981 : Made in Hongkong 1987 : I, Claudja 1995 : Disco 'round the Christmas Tree
Compilations 1980: Disco Mixes 1980: Profile 1991: The Best of Claudja Barry 19??: Claudja Barry Is Sweet Dynamite: The Best Disco In Town
Singles 1978 : Dancin' Fever 1979 : Down By The Water 1979 : I Wanna Be Loved by You (CA : ). 1979 : Boogie Woogie Dancin' Shoes
Filmographie 1976 : Lieb Vaterland magst ruhig sein de Roland Klick