Le Lorey est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de Population municipale ..
Géographie La commune est entre Coutançais et Saint-Lois, situation géographique confirmée administrativement, la commune étant rattachée à l'arrondissement de Coutances et au Pays saint-lois. Elle est au centre du département de la Manche, une stèle marquant d'ailleurs un point calculé comme tel. Son bourg est à à l'ouest de Marigny, à au sud-est de Saint-Sauveur-Lendelin et à au nord-est de CoutancesDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr..
La route départementale (ancienne route nationale 172) joignant Coutances à Saint-Lô borde le territoire au sud. Le bourg y est relié par la qui rejoint au nord la reliant Coutances au Mesnil-Vigot. La traverse le nord-est du territoire et mène à Saint-Sauveur-Lendelin au nord-ouest et à Marigny à l'est. Le bourg y est relié par la qui à l'ouest permet de se rendre à Camprond.
La commune du Lorey est entièrement dans le bassin de la Douve , par son sous-affluent le Lozon qui délimite le territoire au nord-est. Un de ses affluents, passant au sud du bourg, collecte la plus grande partie des eaux du territoire communal.
Le point culminant () se situe en limite nord-ouest, près du lieu-dit la Billardière. Le point le plus bas () correspond à la sortie du Lozon du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Lozon, la Venloue, le Cavron., le ruisseau de la Jusseliere., le cours d'eau 01 de la Carrière au Rey., le cours d'eau 01 de la Quesneliere., le cours d'eau 02 de la commune du Lorey., le cours d'eau 03 de la commune du Lorey., le fossé 01 de la Gourbiniere., le fossé 01 des Fosses Gahel., le Lozon., le ruisseau de la Jusselière. et divers autres petits cours d'eau..
Le Lozon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Cametours et se jette dans la Taute en limite de Marchésieux et de Tribehou, après avoir traversé .
La Venloue, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Camprond et se jette dans le Lozon en limite de Marchésieux et de Remilly Les Marais, après avoir traversé ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Le Lorey est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (74,2 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), terres arables (8,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes de Loiré à la fin du , Loreium vers 1210 et Loretum vers 1280., Loricium sans date.
Le toponyme a pour origine le latin laurus, « laurier », adjoint du suffixe de présence -etus..
Le gentilé est Loréen..
Histoire Guillaume de Camprond, seigneur du Lorey, reçut de Guillaume le Conquérant la terre de Berlingue qui fut par la suite échangée avec la terre de Montaigu. Enguerrand, son fils, pris part, en 1096, à la première croisade avec le duc de Normandie, Robert Courteheuse.
Dans la première moitié du , la paroisse relevait de l'honneur du Hommet. et était la possession de Enguerrand de Camprond (Enguerramus de Campo rotundo tenet inde (du Hommet) feodum unius militis apud Loreium et Campum rotundum et alibi), qui est cité dans le livre des fiefs de Philippe Auguste.
Le territoire de la commune a été la propriété de la famille de Loré. Cette famille figure dans plusieurs chartes des relatives à l'église Saint Martin-du-Lorey et a projeté plusieurs branches familiales en diverses provinces du royaume.. Cette même famille est également citée dès le dans la paroisse du Loreur. Lié à cette famille, Ambroise de Loré est l'un des vaillants capitaines du roi et entre dans Orléans aux côtés de Jeanne d'Arc.
Au , un Enguerrand de Camprond est seigneur du Lorey. Il portait : d'argent à un ray de gueules. En , le roi accorde à un Enguerrand de Camprond, seigneur du Lorey, chevalier, une foire sur sa terre sise à Montaigu, près de la chapelle Saint-Léonard, le , jour où l'on célèbre la fête de ce saint dans ladite chapelle.
Un aveu du rendu par Raoul de Camprond à haut et puissant seigneur Jean, sire de Montauban, de Landal, baron de Marigny, Say (Quettreville-sur-Sienne) et Cevilly, offre des renseignements sur le fief du Lorey : .
En 1540, on cite, Louis de la Luzerne, écuyer, seigneur du Lorey ; et, en 1598, Julien de la Luzerne, seigneur aussi du Lorey et de Camprond ; dans les premières années du , Antoine de La Luzerne, sieur du Lorey, et après lui, en 1613, Julien de La Luzerne, sieur du Lorey et de Saint-Hilaire ; dans le siècle suivant, en 1720, Jean Fraslin, écuyer, seigneur et patron du Lorey, et ensuite Clair Fraslin du Moncel (1688-1771), seigneur du Lorey et gouverneur de Granville. Ce fut lui qui, en 1758, fit des préparatifs de défense pour repousser la flotte anglaise, commandée par Malborough, qui parut dans la baie de Cancale, et menaça Granville ; mais les Anglais, arrivés le , repartirent le .
Un Jean-Marie-François Fraslin, écuyer, figurait, comme seigneur et patron du Lorey, dans la grande assemblée des trois ordres du bailliage de Cotentin, en l'année 1789, qui se tint dans la nef de la cathédrale de Coutances, pour la nomination des députés aux États-Généraux.
Il y avait au , au Lorey, sept fiefs nobles. Antoine de Longaunay, marquis de Dampierre, détenait les fiefs du Lorey, de la Rucquetière (la Roquetière), de Campcerveur (Campserveux), de Belouze, du Chatel et de la Jusselière. Le fief de la verge de Montfort appartenait au prince de Rohan-Guémené. Le marquis de Dampierre possédait le seul moulin qui existait dans la paroisse : on le nommait le moulin de Campcerveur ; son revenu était de .
On cite encore au Lorey une famille noble, nommée Leroy. L'un de ses membres, Jean Leroy, s'allia à la famille Michel, en épousant, en 1510, Anne Michel, dont le père était seigneur de Vesly (belval) et de la Michellière (Monthuchon). Nicolas et Jean, deux de leurs enfants, furent, le premier seigneur de la Huberdière, et l'autre seigneur du Plane. Cette famille qui portait d'argent à trois merlettes de sable, fit preuve, en 1666, d'une noblesse de quatre quartiers.
Le , la commune est le lieu de la bataille du Lorey entre Chouans et troupes républicaines.
Fief de Belouze Dans la première moitié du , Guillaume Michel (1544), lieutenant général au bailliage de Saint-Sauveur-Lendelin, était seigneur de Belouze.
En 1673, Jacques Michel, écuyer, était sieur de Belouze, Cambernon, Isigny et Marivaux à Cambernon et possédait le fief du Lorey.
Politique et administration vignette|gauche|redresse=0.8|La mairie.
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints.
Démographie
Le Lorey a compté jusqu'à en 1831.
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|redresse|La stèle du point le plus central de la Manche. L'Église du Lorey datée des , est sous le vocable de saint Martin. Les fenêtres qui l'éclairent sont du . La tour massive de forme carrée, de style roman, couronnée par un petit toit à double égout, est placée à l'extérieur, au nord, entre chœur et nef. Elle est éclairée par des fenêtres que partagent des meneaux formant croix. La charpente de la nef date de 1659. Le chœur détruit en 1944 a été reconstruit à l'identique ou presque. Il est séparé de la nef par un grand arc triomphal. Un porche, vouté en pierre, précède l'église. Anciennement elle dépendait, pour le culte, de l'archidiaconé de la chrétienté et du doyenné de Périers. Aujourd'hui, elle relève de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul centrée à Marigny. Le patronage était laïque, et le seigneur du lieu présentait à la cure. Dans le cours du , le seigneur patron s'appelait Guillaume de Lore ou du Lorey, Guillelmus de Lore. Le curé était alors seul décimateur, et avait une habitation en aumône, manerium in elemosina. Sa cure lui valait . Au siècle suivant, le curé percevait toutes les grosses et menues dîmes, sur lesquelles cependant appartenaient à la chapelle de Belval ( Camprond). L'édifice abrite un groupe sculpté en bois saint Martin et le pauvre classé en 1978 au titre objet aux monuments historiques., des stalles de la fin du placées de chaque côté du chœur et provenant de l'abbaye Notre-Dame des Anges à Coutances, les statues de saint Martin du , saint Clair céphalophore du , christ aux outrages assis du , une verrière du . Reconstruite après la Seconde Guerre mondiale entre 1952 et 1954 selon les plans de l'architecte Burckart, elle possède un chemin de croix, en béton peint a fresque, par Robert Raoul André Guinard (1896-1989)Inventaire du patrimoine de la reconstruction dans la Manche, p.13.. On y implore saint Clair qui a son reliquaire dans l'église (. Au-dessus du porche de l'église, une pierre porte la mention « …1758-Deo Juvante » relatif à un épisode de la guerre de Sept Ans et à un débarquement de la flotte anglaise, commandée par Charles Marlborough, à Cancale le et son rembarquement le .