Le château de Cazilhac est un édifice dont la construction s'échelonne du ou jusqu'au . Ce bâtiment, inscrit au titre des monuments historiques, se situe au Bousquet-d'Orb, dans le département de l'Hérault.
Historique Situé sur la Via Tolosane qui mène à Compostelle, l'éperon rocheux de CazilhacÉgalement transcrit Casilhac. dépend au haut Moyen Âge de l'abbaye de Joncels, établissement religieux cité dès 851 dans un acte de Pépin II, roi d'AquitaineAbbé Gérard Alzieu, Historique de l'abbaye de Joncels, Via Tolosana (lire en ligne) (page consultée le 11 janvier 2011).
Pour surveiller la vallée de l'Orb les moines de Joncels construisent sur ce site une maison forteJean-François Keller, Dans lequel on éclaire le lecteur sur ce qu'est le Bousquet d'Orb : moines et pèlerins, site personnel (lire en ligne), (page consultée le 11 janvier 2011). L'époque de la construction est confuse : ou La documentation locale et les érudits locaux indiquent le , la notice de la base Mérimée signale le .. Cet édifice est le noyau du château visible aujourd'hui.
Lors de la Guerre de Cent Ans, les grandes compagnies ravagent la région. En 1370, Cazilhac est occupé et pillé. Les grandes épidémies de peste achèvent de ruiner les lieux, notamment lors de la peste noire de 1348 et en 1465.
En 1512, la famille de Peyrottes (parfois transcrit Peyrotte) achète Cazilhac qu'elle reconstruit au cours du Notice de l'Inventaire général du patrimoine culturel.. La terre est alors mentionnée comme une seigneurieAlors qu'André de Peyrottes est dénommé sans autre titre quand il teste en 1510, son fils Étienne de Peyrottes est appelé « seigneur de Casilhac ». In Louis de la Roque, Armorial de la Noblesse du Languedoc, Félix Séguin éditeur, Paris, 1860..
Cazilhac n'échappe cependant pas aux guerres de religion. À la suite des soubresauts de la « question protestante », le château est rasé en sur ordre du duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc.
Les Peyrottes ne se découragent pas et reconstruisent un nouvel édifice. Ils conservent le domaine jusqu'à la Révolution.
En 1790, le hameau et le château de Cazilhac sont rattachés à la commune de Camplong. En 1844, un nouveau découpage territorial donne naissance à la commune de Saint-Martin-d'Orb (rebaptisée ultérieurement Le-Bousquet-d'OrbSaint-Martin-d'Orb est rebaptisée Le-Bousquet-d'Orb en 1881. Ce changement de nom coïncide avec le développement local de l'exploitation de mines de charbon et l'accroissement de la population.), laquelle comprend le hameau et le château de Cazilhac.
C'est à cette époque qu'apparaît un nouveau propriétaire, l'économiste et homme politique Michel Chevalier (1806-1879), dont l'influence sur le domaine et son exploitation viticole est déterminante. Soucieux de productivité, Michel Chevalier fait notamment construire un aqueduc vers 1851 pour alimenter les jardins, irriguer les terres et amener l'eau à la ferme du château.
Les travaux entrepris pour l'adduction d'eau sont d'ailleurs considérables. Ainsi, Le Messager agricole de 1879 note que « chez M. Michel Chevallier (sic), au château de Cazilhac, deux pompes conjuguées élèvent d'eau par minute à de hauteur, au moyen de deux conduits en fonte qui ne mesurent pas moins de de longueur »Le Messager agricole, revue des associations et des intérêts agricoles du Midi, vol. 20, p. 242, Imprimerie typographique de Gras éditeur, Montpellier, 1879 (lire en ligne) (page consultée le 21 janvier 2011).
À sa mort sans héritier mâle direct (il est père de quatre filles), son gendre, l'économiste et essayiste Paul Leroy-Beaulieu (1843-1916), reprend la propriété. Le château de Cazilhac entre ainsi par mariage dans la famille Leroy-Beaulieu.
Description vignette Dominé par les crêtes de l'Escandorgue et du Méguillou, le château s'élève sur un éperon rocheux. L'édifice est de taille moyenne, coiffé d'un toit à faible pente de tuiles creuses, cantonné de deux tours carrées. Des bases et vestiges de baies sont des traces visibles de l'ancienne maison forte. Devant le château, des jardins en terrasse surplombent un paysage de prairies et de vignes. L'origine anciennement défensive du site lui offre une vue étendue sur la vallée de l'Orb.
Le château de Cazilhac est membre du Conservatoire des jardins et paysagesNotice, Parc du château de Cazilhac, Conservatoire des jardins et paysages (lite en ligne) (page consultée le 11 janvier 2011). La cour et les jardins sont ouverts à la visite.
Protection L'ensemble composé par les façades et toitures, ainsi que les terrasses du jardin (B 203 et 204 au cadastre) font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
L'aqueduc Acheminant les eaux du fleuve côtier Orb à raison de 150 l/sSyndicat Mixte de la Vallée de l'Orb, Contrat de rivière Orb, Diagnostic et enjeux, titre I.2.6, p. 37, Prises d’eau pour l’usage hydroélectrique, 2006-2010., l'aqueduc du château de Cazilhac est bâti de calcaires, galets et moellons liés au mortier. Il fait l'objet d'un recensement à l'Inventaire général du patrimoine culturel.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes "Histoire de Cazilhac, de la terre de Cassius au saint-simonien Michel Chevalier et à la famille Leroy-Beaulieu", Editions Lampsaque 2016, par Dominique de Lastours, préface de Jean Tulard de l'Institut Le Bousquet-d'Orb Liste des châteaux de l'Hérault Liste des monuments historiques de l'Hérault
Liens externes
Photographie du château (Direction régionale de l'Environnement) L'aqueduc du château de Cazilhac (Direction régionale de l'Environnement)
Catégorie:Monument historique dans l'Hérault Cazilhac Catégorie:Patrimoine du XIIe siècle Catégorie:Château du XVIIe siècle Cazilhac Cazilhac Catégorie:Monument historique inscrit en 1987 Catégorie:Architecture militaire du Moyen Âge central