Armand Thibaudeau, né le à Aizenay (Vendée) et mort le à Paris, est un dirigeant des patronages, secrétaire général de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France puis de la Fédération sportive de France ainsi que de la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive. Il est promu officier de la Légion d’honneur en 1950.

Biographie Né le , Armand Thibaudeau effectue ses études secondaires au collège des Sables-d'Olonne avant de monter à Paris en 1904. Il s'inscrit alors au patronage Olier dirigé par l'abbé Esquérré puis s'engage dans les commissions sportives de l'Union régionale de la Seine où il s'investit dans le football, l'athlétisme et le tennis. Il ne tarde pas à rejoindre alors Paul Michaux et les personnalités parisiennes les plus marquantes de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). À la suite d'une paralysie de quatre ans, il meurt le à Paris. Ses obsèques sont célébrées le en l'église Saint-Antoine-de-Padoue. La messe est dite par le chanoine Jean Wolff, conseiller ecclésiastique de la en présence de nombreuses délégations : Direction générale de la jeunesse et des sports, hôtel de ville de Paris, mouvements, fédérations sportives, presse, Garde républicaine, comité central, commissions et associations de la . Il est inhumé le même jour au cimetière d'Henrichemont dans le Cher.

Engagements associatifs Du football au baseball

Dans l'ombre de Charles Simon, il se consacre d'abord au football dont il gravit tous les grades d'arbitrage au sein du Comité français interfédéral (CFI) . C'est ainsi qu'il est appelé à arbitrer la seconde édition de la finale de la Coupe de France mais il s'intéresse aussi déjà aux premiers pas du basket, activité plus adaptée à l'exiguïté des cours des patronages parisiens. Le , il succède à Henri Delaunay au secrétariat général de la , poste où il seconde successivement et bénévolement les présidents Paul Michaux puis François Hébrard, jusqu'au . Sa présence est également notable dans les structures du baseball. Élu le au comité de la Fédération française de baseball et softball (FFBS), il en devient immédiatement vice-président et le reste jusqu'au . Il y assure également le poste de trésorier général du au , cumulant les deux fonctions pendant 6 ans de à http://www.ffbsc.org/imgs/docu/2012-11-09-Tableau_historique_du_Bureau_FFBS.pdf.

Discrétion, organisation et conviction Son extrême discrétion rend encore difficiles les recherches sur celui qui a consacré 16 ans de sa vie au baseball et s'est trouvé durant 35 ans à la tête d'une composante majeure du sport français dans l'entre-deux-guerres. Il est en particulier l'artisan majeur de plusieurs grands championnats de gymnastique dont ceux de Strasbourg en 1921 (266 associations, ), des 21 et à Paris (600 associations, ), de 1932 à Nice (422 associations, ), de 1937 à Paris (900 associations, à l'occasion de l'Exposition universelle et enfin de 1948 à Paris également () au sortir de la guerre à l'occasion du cinquantenaire de la .

Il est aussi à l'origine de déplacements importants hors métropole et de leur logistique : Liège et Maribor en 1920, Brno du 16 au avec train spécial pour les 300 participants, Prague en 1929, Anvers en 1930, Vienne en 1936, Liège en 1939 et surtout Alger pour célébrer, le , le centenaire du débarquement de Sidi-Ferruch : 70 associations avec et 500 musiciens pour un grand concours fédéral. La Ganda, de Gand, complète les effectifs et trois bateaux spéciaux partent de Marseille : le Lamoricière, le duc d’Aumale, l’Espagne. Il valorise ces réalisations à travers un important réseau de communication établi par ses soins et ceux de François Hébrard au profit de la fédération.

Armand Thibaudeau reste célèbre pour sa résistance ferme et lucide à la politique de Vichy et ses joutes avec Jean Borotra, commissaire général à l'éducation générale et aux sports de 1941 à 1942, qui lui aurait dit : ce à quoi il aurait répondu : . Sa modération et sa clairvoyance permettront à la fédération de traverser avec le moindre mal cette période complexe. Le , Armand Thibaudeau est nommé délégué officiel à la commission confédérale des loisirs de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). En 1947, sous son mandat, la devient Fédération sportive de France (FSF) et garde ce sigle jusqu’en 1968 où elle devient Fédération sportive et culturelle de France (FSCF).

Fonctions internationales

De 1919 à 1954, Armand Thibaudeau assure également le poste de secrétaire général de l'Union internationale des œuvres catholiques d’éducation physique (UIOCEP) qui devient en 1947 Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive (FICEP). À ce titre il est reçu, en compagnie de François Hébrard, par Pie XI en 1925 à l'occasion de l'Année sainte.

Décorations . Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1939 pour 31 ans de service à la et Gaston Roux, directeur général de la jeunesse et des sports, lui remet la médaille d’officier le . Il est en outre :

50px titulaire de la médaille d’or de l'éducation physique 50px commandeur de l'ordre de Saint-Sylvestre ; 50px commandeur de l'ordre royal de Saint-Sava de Yougoslavie ; 50px chevalier de l'ordre du Lion blanc tchécoslovaque.

Notes et références Jean-Marie Jouaret :

Autres références :

Bibliographie

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Catégorie:Arbitre français de football Catégorie:Personnalité des patronages Catégorie:Fédération gymnastique et sportive des patronages de France Catégorie:Personnalité de la Fédération sportive et culturelle de France Catégorie:Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive Catégorie:Sport associatif français sous la IIIe République Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1950 Catégorie:Naissance en août 1886 Catégorie:Naissance en Vendée Catégorie:Décès en mars 1958 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 71 ans Catégorie:Arbitre de la finale de la Coupe de France de football