Marie, légende hongroise (titre original : ) est une coproduction franco-hongroise, réalisée en 1932 par Paul Fejos (en hongrois : Pál Fejős) et sorti en France en 1933. Le film est considéré par la critique comme un des plus beaux films de l'histoire du cinéma hongrois. Il a été tourné simultanément dans quatre versions : hongroise, française, allemande et britannique.

Synopsis Marie, une jeune servante, séduite par un riche paysan, a un enfant. Son père naturel ne le reconnaît pas et ne veut aucunement épouser Marie. Il se contente de lui verser un peu d'argent puis se sauve. Marie doit donc fuir son village. Elle devient, à la ville, serveuse dans un cabaret louche. Un jour, elle s'évanouit en travaillant. Des prostituées s'occupent de son bébé. Plus tard, lors d'une cérémonie religieuse, Marie, vêtue d'un costume folklorique, va présenter son enfant à la Vierge. Les autorités locales décident de le lui confisquer. Marie, folle de douleur, s'enivre dans une taverne, pénètre dans une église pour y maudire la Vierge et s'écroule raide morte. Nous la retrouvons au ciel couvrant de giboulées les jeunes amoureux.

Fiche technique Titre original : (littéralement : Averse de printemps) Titre français : Marie, légende hongroise Réalisation : Pál Fejős Scénario : Illona Fülop, P. Fejős Décors : Serge Pimenoff Photographie : István Eiben, Peverell Marley, noir et blanc Musique : György Ránki, Lászlo Angyal, Vincent Scotto Montage : Lothar Wolff Production : Les Films Osso Pays de production : , Durée : 75 minutes Genre : Film dramatique Année de réalisation : 1932 Date de sortie : France : 17 février 1933

Distribution Annabella : Marie Szabó Steven Geray : l'intendant : la patronne de Marie : la patronne du "Fortuna"

Commentaire Après avoir quitté Hollywood, où il tourna Solitude, considéré comme l'un des meilleurs films de 1928, Paul Fejos s'installe à Paris pour y tourner, sous les auspices de Pierre Braunberger, des films parlants. Or, depuis peu, la société française Osso est implantée à Budapest : l'occasion lui est donc offerte de retourner dans son pays, qu'il avait quitté en 1923, pour y réaliser Marie, légende hongroise en 1932. Ce , selon l'expression d'István NemeskürtyIstván Nemeskürty a écrit sur le cinéma hongrois. On peut trouver une traduction de deux de ses chapitres dans L'activisme hongrois, éditions Goutal-Darty, Paris, 1979., dans lesquels , écrit Philippe Haudiquet, est, suivant l'opinion de Jacques Lourcelles, un des meilleurs films du début du parlant. Ce dernier souligne, en outre, le , déjà perceptibles dans Solitude. Jacques Lourcelles rend donc hommage au , selon lui,

Notes et références

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Catégorie:Film hongrois sorti en 1932 Catégorie:Film français sorti en 1932 Catégorie:Film dramatique hongrois Catégorie:Film dramatique français Catégorie:Film avec une musique composée par Vincent Scotto Catégorie:Film hongrois en noir et blanc Catégorie:Film français en noir et blanc