Ernest Armand Chevalier, né le à Villers-en-Vexin et mort le à Chalonnes-sur-LoireActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Chalonnes-sur-Loire, , vue 214/269., est un magistrat et homme politique français.

Biographie Docteur en droit, Ernest Chevalier fait carrière dans la magistrature, qu'il débute à Calvi et termine à Angers comme procureur général de la cour d'appel. Le 4 septembre 1870, la République est proclamée. Il est révoqué le , il commence une carrière politique, est élu conseiller général et maire de Chalonnes-sur-Loire puis, en 1886, député conservateur de Maine-et-Loire. Il meurt en cours de mandat.

C’est l'amitié passionnée de Gustave Flaubert qui le fait passer à la postérité. Ils se lient très jeunes au collège de Rouen. L’édition électronique de la Correspondance de Flaubert, de l'université de Rouen-Normandie, met à disposition l'intégralité de ses lettres conservées, reçues ou envoyées, parfois avec les manuscrits originaux. La première lettre conservée du jeune Flaubert à Ernest Chevalier date de 1829 ou 1830, alors qu'il n'a que 8 ou 9 ansCorrespondance de Flaubert sur le site de l'université de Rouen-Normandie, Moteur de recherche "Ernest Chevalier" (consulté en janvier 2026)..

Dans une correspondance considérable, Flaubert exalte leurs idées, leurs projets, leur imaginationLettre de Gustave Flaubert à sa mère, 15 décembre 1850. ainsi que son attachement.

Après 1850, il exprime son dépit à l'égard de son ami, sans toutefois rompre totalement avec lui :« Ce brave Ernest ! Le voilà donc marié, établi et toujours magistrat par-dessus le marché ! Quelle balle de bourgeois et de monsieur ! Comme il va bien plus que jamais défendre l’ordre, la famille et la propriété ! Il a du reste suivi la marche normale.Lui aussi, il a été artiste, il portait un couteau-poignard et rêvait des plans de drames. Puis ç’a été un étudiant folâtre du quartier latin ; il appelait « sa maîtresse » une grisette du lieu que je scandalisais par mes discours, quand j’allais le voir dans son fétide ménage. Il pinçait le cancan à la Chaumière et buvait des bischops de vin blanc à l’estaminet Voltaire. Puis il a été reçu docteur. Là, le comique du sérieux a commencé, pour faire suite au sérieux du comique qui avait précédé. Il est devenu grave, s’est caché pour faire de minces fredaines, s’est acheté définitivement une montre et a renoncé à l’imagination (textuel) ; comme la séparation a dû être pénible ! C’est atroce quand j’y pense ! Maintenant je suis sûr qu’il tonne là-bas contre les doctrines socialistes. Il parle de l’édifice, de la base, du timon, de l’hydre.Magistrat, il est réactionnaire ; marié, il sera cocu ; et passant ainsi sa vie entre sa femelle, ses enfants et les turpitudes de son métier, voilà le gaillard qui aura accompli en lui toutes les conditions de l’humanité. Ouf ! parlons d’autre chose. »

Le site de sa correspondance conserve 2 lettres d'Ernest Chevalier, et 126 de Flaubert, de 1829-30 à 1867.

Pour approfondir Bibliographie

Flaubert, Correspondance, Paris, Louis Conard, 1926-1954. Flaubert, Correspondance, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris : (1830-1851), 1973 ; (1851-1858), 1980 ; (1859-1868), 1991 René Descharmes, Flaubert, sa vie, son caractère et ses idées avant 1857, F. Ferroud, Paris, 1909, 616,

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Naissance en août 1820 Catégorie:Naissance dans l'Eure Catégorie:Personnalité liée à Gustave Flaubert Catégorie:Conseiller général de Maine-et-Loire Catégorie:Député de Maine-et-Loire (Troisième République) Catégorie:Magistrat français du XIXe siècle Catégorie:Décès en décembre 1887 Catégorie:Décès en Maine-et-Loire Catégorie:Décès à 67 ans