Bernard Janvier, né le à La Voulte-sur-Rhône, est un général d'armée français. Il est commandant de la division Daguet lors de la Première Guerre du Golfe, et de la FORPRONU chargée du maintien de la paix lors de la Guerre de Bosnie-Herzégovine.

Biographie

Pierre, son père est officier de gendarmerie. Sa mère est née Eugénie Bernard. Il fait ses études au collège d’Orange, aux lycées de Nice et d’Alger et à l’université de Rennes.

Carrière militaire

Admis à l’école militaire interarmes à Coëtquidan, le , en qualité de saint-cyrien, promotion général Bugeaud, il effectue son stage d’application à l’école d’application de l’infanterie au camp des Garrigues, à Nîmes à compter du .

Le , il rejoint le centre de perfectionnement des cadres de l’infanterie n° 2 à Philippeville en Algérie, puis il est affecté à compter du au du des tirailleurs en qualité de chef de commando.

Affecté au étranger pendant le mois de , il est muté le au étranger de parachutistes ( REP), régiment avec lequel il effectue un séjour en Afrique du Nord d’ à . De 1964 à 1967, il sert à Madagascar et aux Comores au sein du étranger d'infanterie, successivement comme officier adjoint en unité de combat puis comme officier d’état-major au corps. Il est promu au grade de capitaine le .

Rapatrié, il suit le cours des capitaines à l’école d’application de l’infanterie à Montpellier, puis rejoint la de l’école d’état-major en qualité de stagiaire, à compter du ,

Il commande de 1968 à 1970, une compagnie du de chasseurs parachutistes, puis de 1970 à 1972, une compagnie d’élèves officiers d’active à l’école spéciale militaire à Saint-Cyr Coëtquidan. Après quoi, il occupe au sein de l’école, les fonctions d’adjoint au chef de cours d’information générale et de formation militaire générale durant deux années. Stagiaire de la de l’école supérieure de guerre, de à , il sert à l’issue, de à , comme officier traitant au bureau « effectifs personnels » de l’état-major de l’armée de terre. Il est chef de bataillon du .

Successivement chef du bureau « opérations – instruction », puis commandant en second du REP, d’ à , il participe à l’« opération Tacaud » au Tchad en qualité de commandant du groupe interarmes « Phœnix », de à . Il reçoit ses galons de lieutenant-colonel le .

En 1981, il est affecté comme officier d’état-major à l’inspection générale de l’armée de terre. Désigné comme chef de corps du REP à Calvi, en 1982, il participe à la tête de ce régiment à l’« opération Épaulard », dans le cadre de la force multinationale de sécurité d’août à , à Beyrouth, chargé d'exfiltrer le président Arafat. Il est promu au grade de colonel le . Il participe ensuite à l’« opération Manta » au Tchad, comme commandant du groupe interarmes de janvier à .

De 1984 à 1987, il exerce les fonctions de chef de la section « personnels », puis celles de chef du bureau « effectifs – personnels » à l’état-major de l’armée de terre. Le , il est adjoint au général commandant la légère blindée ( DLB), à Nîmes et le , il est admis en des officiers généraux. Le , il est chef de la division « organisation - logistique » à l’état-major des armées.

En , il commande l’«opération Requin» à Port-Gentil au Gabon pour évacuer des ressortissants français et étrangers dans un contexte d'émeutes. Du au , il commande la division Daguet en Arabie saoudite, puis en Irak. À ce titre, il a sous son commandement 4.300 soldats américains. Il est promu général de division le . thumb|right|Le général Roquejoffre, commandant de l'opération Daguet, et le général Janvier à As Salman (Irak) le 10 mars 1991.

Le , il est nommé chargé de mission auprès du général chef d’état-major des armées avant de prendre le commandement de la DLB, à Nîmes, du au . Il est nommé chef de l’état-major interarmées de planification opérationnelle, à compter du . Il est alors élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée le . Le , il est mis à la disposition du chef d’état-major de l’armée de terre et reçoit le , le commandement en chef de la force de paix des Nations unies pour l’ex-Yougoslavie et simultanément, il assure les fonctions de commandant en second de la force de mise en œuvre du plan de paix en Bosnie (IFOR).

Le , en tant que commandant français des forces militaires de l'ONU en ex-Yougoslavie, il rencontre secrètement le général Ratko Mladić pour obtenir la libération des otages, dont plus de la moitié étaient français. Mladić exige de Janvier qu'il n'y ait plus de frappe aérienne. Cinq jours plus tard, le représentant dans la région de l'ONU, Takashi Akashi, déclare que l'ONU « se conformerait strictement au principe de maintien de la paix ».

Le , les forces serbes de Bosnie menées par le général Ratko Mladić prennent d'assaut la ville de Srebrenica. Les Néerlandais de la FORPRONU demandent, en vain, une aide aérienne avant d'être pris en otages par les forces serbes. Orić a quitté Srebrenica, laissant le commandement à ses lieutenants et incitant les médias à accuser les forces bosniaques de ne pas mettre en œuvre une défense adéquate. La plupart des civils partent immédiatement pour la ville de Potočari où se trouvait la base militaire principale de l'ONU. D'autres civils prennent des autobus pour des territoires bosniaques.

Entre le et le aura lieu le Massacre de Srebrenica, considéré comme le « pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

En fin de mission, il est mis à la disposition du chef d’état-major de l’armée de terre, le . En , il est nommé membre du conseil supérieur de l’armée de terre.

Le , il est nommé directeur de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) et du centre des hautes études militaires (CHEM), de l’enseignement militaire supérieur. Il reçoit sa cinquième étoile le et rejoint la des officiers généraux le .

Commission d'enquête française En 2001, il est interrogé par la commission d'enquête française sur le massacre de Srebrenica pour son rôle dans le refus des frappes aériennes demandés par le bataillon néerlandais chargée de défendre l'enclave. Il lui était reproché d'avoir refusé d'ordonner des bombardements qui auraient peut être empêché la chute de l'enclave et le massacre perpétré par les forces serbes. Ce refus faisait suite aux engagements pris par la France pour obtenir la libération des casques bleus néerlandais capturés en .

Après une première enquête interne de l'ONU, le général Janvier ne sera pas interrogé par la commission de l'ONU en charge d'une enquête similaire ni lors du procès du tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie.

Décorations (1996) ; chevalier en 1977, officier en 1986, commandeur en 1991 ; (1990) ; officier en 1980 ; (une citation à l’ordre de l’armée) ; (cinq citations, dont une à l’ordre de l’armée) ; (1984) avec agrafes « Liban », « Tchad », « Moyen-Orient » en Afrique du Nord avec agrafe « Algérie »

Par ailleurs, il est décoré de nombreuses décorations étrangères dont :

(États-Unis) (1991)

50px Médaille de la Libération du Koweït (Arabie Saoudite) (1991) 50px Médaille de la Libération du Koweït (Koweït) (1991) Médaille de l’OTAN Médaille de l’ONU Chevalier de l’Etoile de la Grande Comores 1966 Croix du service méritoire canadien Croix du Trèfle Croate

Il est blessé le à Aïn Ogra (Algérie) par éclat de mine.

Références

Voir aussi

Articles connexes Opération Daguet

Liens externes

Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Commandeur de l'ordre national du Mérite Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Titulaire de la croix de la Valeur militaire Catégorie:Chevalier du Mérite agricole Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Naissance en juillet 1939 Catégorie:Naissance à La Voulte-sur-Rhône Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Militaire français de la guerre d'Algérie Catégorie:Militaire de la guerre du Golfe Catégorie:Personnalité militaire de l'OTAN de la guerre de Bosnie-Herzégovine