2008 en Guinée - 2009 en Guinée - 2010 en Guinée - 2011 en Guinée - 2012 en Guinée 2008 par pays en Afrique - 2009 par pays en Afrique - 2010 par pays en Afrique - 2011 par pays en Afrique - 2012 par pays en Afrique -
Chronologie
Janvier 2010 Vendredi : Signature d'un accord de sortie de crise à Ouagadougou, signé par le capitaine Moussa Dadis Camara, le général Sékouba Konaté, président intérimaire, et le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabé Blaise Compaoré. Cet accord prévoit un maintien « en convalescence » à l'étranger du chef de la junte, le capitaine Camara, et la tenue d'une élection présidentielle dans « six mois ». Le chef de la junte, blessé à la tête par balle lors d'une tentative d'assassinat le , « prend librement un temps de convalescence tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition ». L'accord prévoit également la création d'un « conseil national de transition », la mise en place d'un « gouvernement d'union » dirigé par un « premier ministre, président du conseil des ministres, issu du Forces vives » Le Monde.fr, Signature d'un accord de sortie de crise.
Février 2010 thumb|left|170px|Moussa Dadis Camara (août 2009) Mardi : Le président de la commission d'enquête sur le massacre du affirme que le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, n'avait aucune responsabilité dans la tuerie. Cette commission nationale contredit ainsi la commission d'enquête de l'ONU qui avait pointé « une responsabilité pénale individuelle » du chef de la junte, de son ex-aide de camp, le lieutenant Aboubacar Chérif Diakité dit "Toumba", et du commandant Tiegboro Camara Le Figaro.fr, Une commission absout Dadis .
Samedi : Des violences à coups de bâtons et de pierres ont opposé pendant deux jours des membres des communautés chrétienne et musulmane à N’Zérékoré (est) faisant « un mort, deux disparus et 29 blessés » dont 8 dans « un état jugé préoccupant ». L'ancien gouverneur de N'Zérékoré, l'actuel ministre de l'Agriculture, le colonel Bouréma Condé, est arrivé sur place avec une importante délégation gouvernementale. Le couvre-feu a été établi Le Figaro.fr, Violences interreligieuses dans l'Est Le Figaro.fr, Affrontements interreligieux.
Dimanche : Un homme a été tué et au moins neuf personnes ont été blessées dans de nouvelles violences entre musulmans et chrétiens dans la nuit de samedi à dimanche.
Lundi : Le général Sékouba Konaté, président de transition, nomme les membres du gouvernement de transition chargé de mener le pays vers l'élection présidentielle en juin.
Vendredi : La procureure adjointe de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a durement qualifié les exactions commises le par les forces de l'ordre dans le stade de Conakry, considérant que « des crimes de l'ordre de crimes contre l'humanité ont été commis » : « Des hommes en uniforme se sont attaqués à des civils, ils ont tué et blessé. En plein jour, ils ont brutalisé, violé et soumis des femmes à des violences sexuelles inouïes […] Il est raisonnable de conclure que les crimes perpétrés le et les jours suivants peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité », cependant, « ces quelques jours de travail en Guinée ont confirmé que les institutions guinéennes et la Cour pouvaient travailler de manière complémentaire : soit les autorités guinéennes peuvent poursuivre elles-mêmes les principaux responsables, soit elles se tourneront vers la Cour pour le faire » Le Monde.fr, La CPI évoque un "crime contre l'humanité" dans le stade de Conakry.
Mars 2010 Lundi : le gouvernement annonce une « augmentation significative » de 50 % des salaires des fonctionnaires pour « atténuer leurs souffrances », après avoir décidé d'augmenter de 30 % les prix des produits pétroliers. Cette hausse sera appliquée en deux tranches, en mars et juillet. Le salaire moyen d'un fonctionnaire en Guinée est de . Le gouvernement augmentera aussi de 30 %, à partir de mars, les indemnités de transports et de loyer des travailleurs de la fonction publique et la pension de retraite des fonctionnaires sera également revue de 30 % à la hausse à partir du .
Samedi : le coordonnateur des Nations unies en Guinée annonce que différents donateurs ont contribué à réunir les quelque 20 millions d'euros nécessaires à l'organisation des premières élections démocratiques en Guinée le prochain. Ces fonds permettront de veiller au bon déroulement du vote et seront destinés à l'organisation d'un recensement, à l'achat d'urnes et de bulletins de vote, à la tenue de campagnes de sensibilisation au vote, à la logistique et au transport.
Avril 2010 Samedi : Au moins quatre officiers et sous-officiers proches de l'ancien homme fort de Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, dont son neveu, le lieutenant Marcel Guilavogui, ancien commandant adjoint du Bataillon autonome de la sécurité présidentielle, ont été « mis aux arrêts de rigueur pour incitation à la rébellion dans une caserne d’élèves soldats à Kaléya près de Forécariah », à au sud de Conakry. Le général Sékouba Konaté, en visite à Paris, et qui bénéficie d'un soutien international appuyé pour créer les conditions d'une stabilité de la Guinée, a rencontré plusieurs centaines de Guinéens de la diaspora qui l'ont acclamé. Il leur a promis des élections libres et a réitéré son engagement de ne pas se présenter à la présidentielle du , déclarant : « Je me réjouis de constater que les Guinéens sont rassemblés, unis, tous debout comme un seul homme pour ne pas manquer ce nouveau rendez-vous avec notre destin […] Nous voulons des élections acceptables et acceptées par tous […] J'invite le vainqueur à avoir le triomphe modeste, le vaincu à accepter la défaite […] le véritable enjeu, c'est la cohésion nationale […] Je réitère mon engagement personnel, irréversible, et celui de tous les acteurs de la transition, de ne pas faire acte de candidature », promettant qu'il n'y aurait « plus de dictature en Guinée » Le Figaro.fr, Les Guinéens de Paris acclament le général Konaté .
Mai 2010 Mardi : Les experts mandatés par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et par l'ONU remettent au général Sékouba Konaté, dirigeant par intérim de la Guinée, leur rapport établissant un diagnostic de l'état des forces de sécurité (armée, police, gendarmerie, douanes). La réforme de ce secteur est un dossier central en Guinée où les forces de sécurité avaient massacré des opposants, le à Conakry, faisant au moins 156 morts et disparus. Le général Sékouba Konaté déclare que personne n'a « le pouvoir ni le droit, surtout dans mon entourage immédiat et parmi mes proches collaborateurs, de prolonger la transition ou de retarder les élections pour quelque prétexte que ce soit […] nous partirons tous après le , qui, dans le temps et l'histoire, marque la fin de notre mission, de notre mandat ». Le représentant de l'ONU a publiquement réitéré « le soutien total de la communauté internationale pour tout ce que le président Konaté entreprendra afin d'assurer la tenue de ces élections à la date prévue ».
Juin 2010
Dimanche : première élection présidentielle libre de l'histoire du pays depuis son indépendance en 1958 après un demi-siècle de dictatures. L'ancien premier ministre et candidat, Cellou Dalein Diallo, appelle à « respecter le choix des urnes » quel que soit le vainqueur Le Monde.fr, Un scrutin présidentiel historique en Guinée. Parmi les autres candidats : Lansana Kouyaté, ex-premier ministre et chef du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN); Cellou Dalein Diallo, ex-premier ministre ; Sidya Touré, ex-premier ministre ; Alpha Condé, chef du Rassemblement du peuple de Guinée.
Mardi : l'équipe de campagne d'un des principaux candidats, Lansana Kouyaté, ex-premier ministre et chef du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN), dénonce des « fraudes massives » dans certains quartiers de la capitale Conakry et dans deux autres villes du pays, à Kankan et Siguiri. Son équipe aurait constaté la « disparition d'urnes » dans la nuit puis leur « réapparition » lundi matin, des « bourrages d'urnes », « 9 bureaux de vote fictifs », des cas d'« intimidation » d'électeurs et des bureaux où « le nombre de votants dépasse le nombre des inscrits ». À sa suite, tous les autres candidats dénoncent des fraudes massives.
Juillet 2010 Vendredi : publication des résultats officiels du premier tour de l'élection présidentielle. L'ex-premier ministre Cellou Dalein Diallo qui a obtenu 39,72 % et l'opposant historique Alpha Condé 20,67 %, disputeront le second tour dont la date initiale du n'est pas confirmée. Le troisième favori du scrutin est l'ancien premier ministre Sidya Touré a recueilli 15,60 % des suffrages.
Dimanche : le Premier ministre du gouvernement de transition, Jean-Marie Doré, annonce l'interdiction des manifestations prévues contre les fraudes présumées lors du premier tour de l'élection présidentielle. Plusieurs partis éliminés au premier tour, le , ont dénoncé des pratiques de bourrages d'urnes et de falsification des cartes d'électeurs. Le second tour sera organisé le .
Mardi : publication des résultats définitifs officiels du premier tour de l'élection présidentielle. L'ex-premier ministre Cellou Dalein Diallo a obtenu 43,69 %, l'opposant historique Alpha Condé 18,25 %, et l'ancien premier ministre Sidya Touré a recueilli 13,62 % des suffrages.
Mercredi : les fortes pluies ont fait 3 morts noyés dans le quartier d'Enta au sud de Conakry.
Août 2010 Lundi : le second tour de l'élection présidentielle est fixé au dimanche . Ce second tour opposera l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo (43,69 %) et l'opposant historique Alpha Condé (18,25 %).
Mercredi : les fortes pluies ont fait deux morts et six blessés dans le quartier Démoudoula (banlieue de Conakry).
Septembre 2010 Vendredi : les deux candidats au second tour de la présidentielle en Guinée prévu le , Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, se sont engagés à mener une « campagne politique apaisée » et à se conformer « scrupuleusement » au verdict des urnes, dans d'un accord signé aujourd'hui à Ouagadougou. L'accord intitulé « Protocole d'entente pour une élection apaisée en Guinée », en présence du président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur de la crise guinéenne.
Samedi : des bagarres ont eu lieu à Hamdallaye (banlieue de Conakry) où se trouvent les sièges des partis des candidats, entre des partisans de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, et d'autres du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) d'Alpha Condé, faisant une vingtaine de blessés dont 6 grièvement.
Dimanche : nouveaux incidents à Hamdallaye (banlieue de Conakry) entre des partisans de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, et d'autres du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) d'Alpha Condé, faisant 1 mort et 53 blessés. De ce fait, le gouvernement de transition du premier ministre Jean-Marie Doré décide de suspendre toutes les manifestations de rue liées à la campagne électorale du second tour de la présidentielle.
Mardi : mort à l'hôpital Saint-Louis à Paris du président de la Commission électorale de Guinée, Ben Sékou Sylla (57 ans).
Mercredi : la Commission électorale nationale indépendante, à l'issue d'une réunion avec le premier ministre et les deux candidats en lice, décide de reporter le second tour de l'élection présidentielle en Guinée, prévu dimanche.
Octobre 2010