La Droite populaire (LDP) est un mouvement politique souverainiste français fondé en 2010. Après avoir été un courant de l’UMP puis mise en sommeil, elle s’allie au Rassemblement national.

Issu du Collectif parlementaire de la droite populaire, elle est dans un premier temps un courant appartenant à l'aile droite de l’UMP et cherchant à mettre en avant des thématiques comme l’identité nationale, la sécurité ou l’immigration. Elle rassemble alors près de trente députés.

En 2019, sous la houlette de Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud, le mouvement est relancé comme du Rassemblement national.

Historique Fondation et débuts Ce collectif est créé en , notamment par Lionnel Luca, Richard Mallié, Jean-Paul Garraud et Thierry Mariani. La marque « Droite populaire » est alors déposéeDroite populaire de l'UMP : les braillards de la droite dure dans nouvelobs.com par Carole Barjon et Estelle Gross le 29 juillet 2011. Brigitte Barèges, Bernard Carayon, Philippe Meunier, Jacques Myard et Christian Vanneste en sont d'autres figures importantes. Aux 35 signataires initiaux se joindront en décembre de la même année, portant l'effectif du groupe à . Un tiers d'entre-eux est issu de la région Provence-Alpes-Côte d'AzurLes apprentis sorciers de la Droite (populaire) dans le mensuel provençal le Ravi, octobre 2011.

Lors de son lancement officiel, le , est signée la charte du collectifLa droite décomplexée s'organise à l'Assemblée dans lefigaro.fr par Jim Jarrassé le 27 juillet 2011. Sa ligne politique est en partie définie dans le cadre de la publication de cette charte et se décline en six thématiques : nation, patriotisme et République ; liberté d’entreprendre et solidarité nationale ; école de la République et politique familiale ; sécurité, première des libertés ; saine gestion des finances publiques ; rayonnement de la France et politique internationale. Son positionnement est ainsi celui d'une droite bonapartiste et colbertiste. Philippe Lamy juge que le courant s'inspire ..

Prônant le « retour aux fondamentaux » sarkozystes de 2007, les députés du Collectif parlementaire de la droite populaire proposent un certain nombre de mesures ayant pour but la lutte contre l'insécurité dans le cadre de la loi Loppsi II.

Des membres de la Droite populaire ont également exprimé leur soutien à Éric Zemmour. et à Nicolas Bedos. au nom de la liberté d'expression. Éric Zemmour, alors chroniqueur à RTL, déclare ainsi dans une de ses chroniques que seule la Droite populaire reflète la vraie droite historique descendante de Bonaparte et De Gaullehttp://www.enquete-debat.fr/archives/recomposition-de-la-droite-les-discretes-esperances-deric-zemmour.

Le , LDP lance une pétition contre le droit de vote des étrangers.

Ce groupe est souvent à l'origine de polémiques pour ses positions radicales sur des sujets touchant aux mœursComme à l'occasion d'une lettre demandant le retrait, dans les manuels scolaires, de la notion de genre, voir le débat continue autour des manuels de SVT, Ouest France, 31 août 2011, à l'immigration et à la sécurité.. Les prises de position en faveur d'un rapprochement entre l'UMP et le FN font également beaucoup parler de la Droite populaire. Le collectif s'en défend, affirmant être une Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau, « Des réseaux, sinon rien », in UMP - un univers impitoyable, p. 138, 2011..

Après l'annonce de Jean-François Copé d'autoriser les courants au sein de l'UMP, le collectif annonce qu'il va se constituer en mouvement autonome.

Certains députés souhaitant même à terme faire de la droite populaire un véritable parti politique à l'image du Parti radical..

Scrutins de 2012 Durant l'entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2012, le groupe s'est fixé la mission de convaincre les Français qui ont voté pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle d'apporter leurs voix à Nicolas Sarkozy au secondAnne Rovan, La Droite populaire lance un appel à l'électorat FN, Le Figaro, 25/04/2012, article en ligne. Les membres de la Droite populaire sont persuadés que le score de Le Pen aurait été bien plus important s'ils ne s'étaient pas fédérés depuis 2010. Selon Le Figaro, pour convaincre l'électorat FN de ne pas s'abstenir ou de ne pas apporter sa voix à François Hollande, Thierry Mariani peut faire valoir que .

En , le groupe subit un revers à l’occasion des élections législatives, voyant son effectif passer de dans l’Assemblée sortante à 26 dans la nouvelle. 37 autres de ses membres ne sont pas reconduits par les électeurs, dont deux dès le premier tour. Deux autres ne se représentaient pas et Jean Roatta est devenu député européenRémi Duchemin, Impopulaire Droite populaire, Europe 1, 18/06/2012, article en ligne. À l'automne 2012, avant le premier congrès de l'UMP post-défaite présidentielle, le courant s'inquiète de sa perte d'influence au sein du parti, et notamment de la montée de groupes qui lui ressemblent, mais qui ne sont qu'une « contrefaçon », selon le mot de Thierry Mariani.

Les dirigeants du courant ont déposé une motion à l'occasion du Congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012. Arrivée avant-dernière, en cinquième position, la motion a recueilli 10,87 % des voix..

Mise en sommeil

Le , le mouvement se structure en association politique. « Cela permet à un militant d’adhérer à la Droite populaire, sans que son adhésion le fasse automatiquement appartenir à l’UMP », explique Thierry Mariani, président de ce collectif qui compte une vingtaine de députés. Se montrer plus autonome vis-à-vis de l’UMP ou du futur mouvement que projette de créer Nicolas Sarkozy est un des autres objectifs poursuivis. Même si la Droite populaire est et restera dans la sphère d’influence du principal parti de droite. « Notre association politique n’a pas vocation à concurrencer l’UMP mais à fédérer tous ceux qui partagent nos idées », explique l’ex-ministre.

Alliance avec le RN En vue des élections européennes de 2019, Thierry Mariani, président de l'association, et Jean-Paul Garraud, membre et ancien député, quittent Les Républicains et se rapprochent du Rassemblement national sans y adhérer. Ils sont candidats sur la liste du RN et sont élus députés européens. Mariani annonce son intention de relancer le mouvement en , avec Garraud et Nicolas Dhuicq, afin notamment de réunir les déçus de LR ; il entend en faire un du RN en précisant qu’il ne sera pour ceux qui veulent sans forcément y adhérer..

En , Lionnel Luca, un des cofondateurs de l'association, affirmait que le ralliement du RN n'engageait que Mariani, mais pas tout le courant..

Thierry Mariani, Jean-Paul Garraud et Nicolas Dhuicq annoncent le soutien de La droite populaire à des candidats du Rassemblement national et à des indépendants.

Deux membres de la Droite populaire sont investis tête de liste du Rassemblement national pour les élections régionales de 2021 : Jean-Paul Garraud en Occitanie et Thierry Mariani en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Personnalités La Droite populaire rassemble durant la législature (2012-2017), un sénateur, 30 maires et un député européen.

Courant puis proche de l'UMP et de LR (2010-2019) Parlementaires Élie Aboud (député de la ) Yves Albarello (député de la , conseiller régional d'Île-de-France et maire de Claye-Souilly) Brigitte Barèges (députée de la et maire de Montauban) Patrick Beaudouin (député de la , conseiller général et maire de Saint-Mandé) Claude Bodin (député de la ) Jean-Claude Bouchet (député de la et maire de Cavaillon) Valérie Boyer (députée de la ) Philippe Boënnec (député de la et maire de Pornic) Patrice Calmejane (député de la et maire de Villemomble) Bernard Carayon (député de la ) Roland Chassain (conseiller général et maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, Bouches-du-Rhône) Éric Ciotti (député de la ) Gilles d'Ettore (député de la , maire d'Agde) Jean-Pierre Decool (sénateur du Nord) Nicolas Dhuicq (député de la et maire de Brienne-le-Château) Éric Diard (député de la ) Paul Durieu (député de la ) Jean-Michel Ferrand (député de la ) Daniel Fidelin (député de la et maire de Mannevillette) Marie-Louise Fort (députée de la ) Sauveur Gandolfi-Scheit (député de la et maire de Biguglia) Jean-Paul Garraud (député de la ) Franck Gilard (député de la et maire des Andelys) Jean-Pierre Giran (député de la ) François-Michel Gonnot (député de la ) Arlette Grosskost (députée de la ) Christophe Guilloteau (député de la ) Jacqueline Irles (députée de la et maire de Villeneuve-de-la-Raho) Maryse Joissains-Masini (députée de la , maire d'Aix-en-Provence) Patrick Labaune (député de la de la Drôme) Lionnel Luca (député de la et conseiller général du canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest) Daniel Mach (député de la et maire de Pollestres) Richard Mallié (député de la et maire de Bouc-Bel-Air) Thierry Mariani (député de la des Français établis hors de France d'Asie, Océanie et Russie) Christine Marin (députée de la du Nord) Philippe Marini (sénateur de l'Oise et président de la Commission des finances au Sénat) Philippe Meunier (député de la ) Georges Mothron (député de la ) Étienne Mourrut (député de la ) Jacques Myard (député de la ) Éric Raoult (député de la , maire du Raincy) Jacques Remiller (député de la et maire de Vienne) Jean Roatta (député de la , eurodéputé du Sud-Est) Marie-Josée Roig (député de la , ancienne maire d'Avignon, Vaucluse)) Jean-Marc Roubaud (député de la et maire de Villeneuve-lès-Avignon) Jean-Pierre Schosteck (député de la et maire de Châtillon) Daniel Spagnou (député de la et maire de Sisteron) Fernand Siré (député de la ) Michel Terrot (député de la ) Dominique Tian (député de la et maire du de Marseille) François Vannson (député de la ) Patrice Verchère (député de la ) Philippe Vitel (député de la ) Michel Voisin (député de la et maire de Replonges)

Parrainages Jean-Pierre Giran et Lionnel Luca ont parrainé la motion Droite populaire tout en parrainant la motion Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France. Brigitte Barèges et Philippe Boënnec ont eux aussi parrainé la Droite populaire tout en parrainant les autres motions La droite sociale et France moderne et humaniste. Fernand Siré, Bernard Deflesselles, Jean Roatta et Jean-Pierre Decool ont parrainé la motion France moderne et humaniste. Roland Chassain et Sauveur Gandolfi-Scheit ont soutenu La Droite forte.

Indépendance et rapprochement du RN (depuis 2019) Thierry Mariani, élu député européen sur la liste du RN Jean-Paul Garraud, élu député européen sur la liste du RN

Jeunes de la Droite populaire La Droite populaire possède également sa branche jeune et son bureau politique.. La branche des jeunes, qui est constituée en association, est lancée en ..

En 2015, le président des Jeunes de la Droite populaire Pierre Gentillet et deux conseillers nationaux de l'UMP, Maxime Duvauchelle et Alexandre Moustafa, déclenchent une polémique nationale en passant le réveillon du en compagnie de jeunes frontistes et de Florian Philippot, vice-président du Front national. Jean-Christophe Cambadélis, alors premier secrétaire du PS, demande à Alain Juppé et Nicolas Sarkozy de condamner la soirée et Stéphane Tiki, président des Jeunes Républicains, convoque Pierre Gentillet pour lui demander de s'expliquer sur les raisons de sa présence.. Pierre Gentillet participe le à une autre soirée organisée par les jeunes du Front national, en présence de Jordan Bardella..

Il quitte finalement le mouvement en , à l'instar des cadres locaux Sébastien Ausserre et Pierre Aliotti, décision à laquelle réagit le délégué national des Jeunes Républicains Pierre Liscia : ..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Droite (politique) Courant politique La Gauche populaire

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