Le est un établissement public de santé français composé de huit établissements situés à Nice et à Tende, dans les Alpes-Maritimes.
C'est avec la création de la faculté de médecine de Nice, en 1973, que le centre hospitalier de Nice est devenu universitaire.
Sites Le CHU de Nice possède huit structures hospitalières : les hôpitaux de l'Archet ( et ), de Cimiez, Pasteur ( et ) et Saint-Roch, l'établissement de santé privé d'intérêt collectif CHU-Lenval, l'institut universitaire de la face et du cou (groupement de coopération sanitaire), l'institut Claude-Pompidou (groupement de coopération médico-sociale de droit public), et le centre de convalescence de Tende.
Cimiez est spécialisé en gérontologie, Lenval en pédiatrie, alors que les hôpitaux de L'Archet ( et ) et de Pasteur ( et ) sont davantage « généralistes ». Un nouvel hôpital, Pasteur-, a été mis en service en 2015 afin de rassembler sur un même site les activités de l'hôpital Saint-Roch et les activités d'une partie de l'hôpital Pasteur-« Pasteur 2 : un nouvel hôpital à Nice », l'information des CHU & de la conférence des directeurs généraux de CHRU, Réseau CHU. Ce regroupement a permis de mettre fin à l'éclatement des différentes spécialités sur plusieurs sites, comme c'était le cas auparavant« Pasteur : le site du nouvel hôpital », présentation du CHU et de ses établissements, site du CHU de Nice. Le service d'accueil des urgences du CHU, auparavant installé à l'hôpital Saint-Roch« Nice : L'hôpital Saint-Roch s'en va à Pasteur... en 2011 », Nice-matin, , y est transféré à compter du ..
Missions Le centre hospitalier universitaire de Nice assure trois missions : les soins (diagnostic, prévention, éducation), l'enseignement (formation médicale et paramédicale) et la recherche-innovation (contribution aux progrès des sciences médicales et pharmaceutiques).
La permanence des soins est assurée par le SAMU, le service d'accueil des urgences, et la maison médicale. Le CHU de Nice dispose d'une filière complète et diversifiée de prise en charge organisée comme suit : ambulatoire, hôpital de semaine, hospitalisation complète, courts séjours, soins de suite et réadaptation, soins de longue durée.
Toutes les disciplines y sont représentées : médecine, chirurgie, obstétrique, biologie… depuis la consultation jusqu'à l'hospitalisation. Le CHU de Nice fait, également de la prévention et du dépistage.
Chiffres-clés En 2013, le CHU de Nice emploie , dont incluant 292 internes Centre hospitalier universitaire de Nice, Chiffres clés 2013. Il dispose d'une capacité de et de 35 salles de blocs opératoires. La même année, il y a eu :
adultes ; de dialyse ;
au centre 15 ; 486 interventions par hélicoptère.
Organisation Directoire Le directoire approuve le projet médical et prépare le projet d'établissement. Il conseille le directeur dans la gestion et la conduite de l'établissement. Il est composé de neuf membres à majorité médicale.
Conseil de surveillance Le conseil de surveillance du CHU de Nice est instance qui succède au conseil d’administration. Ses attributions sont de se prononcer sur la stratégie et d’exercer le contrôle permanent de la gestion de l’établissement. Il est nommé par arrêté de l’agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il vote le projet d’établissement, le compte financier, le rapport d’activité, la participation à une communauté hospitalière de territoire (CHT) et les projets de fusion.
Historique Des origines à nos jours À l'origine, le terme hôpital signifie plus un établissement pouvant accueillir les pauvres. À Nice, au , il en existe un, situé de telle façon que les pauvres puissent s'y rendre aisément. En 1136, la donation de Raymond Ausan hospitali qui vestro laudabili studio ad caput acclesie christi pauparibus est révèle l'existence d'un hôpital des pauvres qui fonctionne au chevet de l'église cathédrale sous l'autorité de l'évêque et des chanoines. Le , le testament du Niçois Jourdain Riquier, établi à Gênes, ordonne la fondation d'un hôpital au voisinage de la mer et sur un terrain lui appartenant, pour y recueillir douze pauvres. En 1223, le testament de Raymond Chabaud, seigneur de Château-neuf, fait état de l'hôpital de Saint-Jean et de l'hôpital du Var. Le premier legs vise les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui avaient une commanderie à Nice. Le second concerne l'hospice dont le but était d'assurer le passage des voyageurs désireux de traverser le Var. Il était confié à des chanoines de l'ordre de Saint-Augustin. En 1318, le testament de François Badat, seigneur de Château-Neuf, révèle l'existence de plusieurs hôpitaux, parmi lesquels : les hôpitaux du Var, du Saint-Esprit, de la Porte Saint-Martin et de la Porte des Paysans (hospitali de portali Rusticorum).
Pierre Gioffredo cite le testament de Pierre Corba, de 1485, où figurent les legs à trois « aumônes » et à cinq hôpitaux : les aumônes (slemosinae) du Saint-Esprit au puy Saint-Martin, du Saint-Esprit au pont Saint-Antoine, et du Saint-Esprit de la ville, et les hôpitaux de Saint-Éloi, Saint-Lazare, de la Collecte du pain (collectas panis), de Pairolière et de la Ville supérieure. Par sa bulle du , le pape Paul rattache à l'hôpital Saint-Éloi toutes les autres fondations de la ville. De 1594 à 1632, l'archiconfrérie de la Sainte-Croix en a l'administration qui passe ensuite sous la direction de la municipalité. En 1579 est fondé l'hospice des orphelins avec l'aide de , évêque de Nice, et en 1584, son successeur , crée l'hospice des orphelines.
Au , Nice possède trois hôpitaux ou hospices : l'hôpital de la Croix, ouvert aux pauvres infirmes en 1636, l'hôpital Saint-Roch (ancien hôpital Saint-Éloi), destiné aux pauvres malades et situé dans l'ancienne église du Saint-Esprit, près du couvent Saint-François, et l'hospice de la Charité qui, établi « à l'est de la ville et au pied du château » recevait vieillards, infirmes et enfants trouvés ou abandonnés. L'hospice des orphelins et celui des orphelines sont à la même époque rattachés à celui de la Charité. En 1720, une école médico-chirurgicale est créée à Nice. Par la suite, l'annexion du comté de Nice par la Première République en 1792 conduit à la fusion des établissements hospitaliers de la ville qui deviennent les hospices réunis de la ville de Nice. Mais l'autonomie des hôpitaux est rétablie lors du retour de Nice à la Couronne de Sardaigne. L'hôpital Saint-Roch est alors administré par la congrégation de Charité, et à partir de 1822, l'hospice des enfants exposés et abandonnés est placé sous la direction de l'hospice de la Charité. En 1858, ce dernier quitte la rue Saint-François-de-Paule pour s'établir à l'extérieur de la ville, au lieu-dit Camplong (actuel terrain de la Charité).
En 1859, l'hôpital Saint-Roch est transféré sur son emplacement actuel dans les bâtiments conçus par l'architecte Vernier et érigés sur un terrain légué par l'ingénieur Defly. En 1860, l'annexion du comté de Nice à la France aboutit à la transformation de l'hôpital Saint-Roch et de l'hospice de la Charité en hospices civils, et à la suppression de l'école médico-chirurgicale. En 1882 est fondé l'internat des hospices civils de Nice. En 1907, l'asile Dabray ouvre ses portes grâce à la fondation de Séraphin Dabray. Il est réservé aux vieillards des deux sexes d'origine niçoise. En 1907, l'ancien monastère de Saint-Pons (actuellement dénommé « abbaye ») est transformé en hôpital annexe. Par ailleurs, le premier laboratoire à l'hôpital Saint-Roch ouvre en 1909.
En 1910, les travaux de construction de l'hôpital Pasteur débutent, suivant un projet conçu par le docteur Édouard Grinda et réalisé par la municipalité avec le concours de l'architecte Albert Tournaire. La même année ouvre le premier service de radiologie. En 1938, l'hospice de la Charité s'installe dans l'ancien Grand Hôtel et le pavillon Victoria, sur les hauteurs de Cimiez. Il s'intitule par la suite maison de retraite de Cimiez. En 1957, les hospices civils de Nice sont transformés en centre hospitalier. Le décret portant création à Nice d'une école de médecine paraît en 1965. En 1966, le centre hospitalier de Nice acquiert la maison de retraite et de convalescence de Tende.
Par site Hôpital République L'hôpital République est l'un des plus anciens établissements de soins niçois. Sa construction, au est l'œuvre de la confrérie des pénitents blancs. Cette archiconfrérie issue de l'antique société génoise du Gonfalon, fondée en 1306, assurait depuis 1594 la gestion de l'hôpital Saint-Éloi situé cours Saleya. À la suite d'un litige avec la municipalité en 1632, l'archiconfrérie abandonne la gestion de cet établissement qui deviendra l'actuel hôpital Saint-Roch. Fidèle à son idéal de charité, elle fonde alors son propre hôpital en 1633 sous le nom de Sainte-Croix. Cet établissement était situé dans le Vieux-Nice, non loin de l'emplacement de l'ancien hôpital Saint-Esprit détruit lors du siège de 1543. On peut d'ailleurs voir encore la plaque commémorant cet ancien hôpital au 5 de la rue François-Zanin. Cet hôpital comprenait seize lits destinés aux pauvres et infirmes. Sous la Révolution française et le Premier Empire, il est réuni à l'hôpital Saint-Roch (comme toutes les œuvres pieuses) sous le vocable « hospices réunis ». À la chute de l'Empire, en 1815, et au retour du comté de Nice à la maison de Savoie, l'hôpital de Sainte-Croix retrouve son indépendance.
En 1849, l'archiconfrérie est autorisée par le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel à acheter un terrain situé le long de la route royale, l'actuelle avenue de la République, pour y construire un nouvel hôpital. Cet établissement sera géré par l'archiconfrérie jusqu'en 1973. Depuis cette date, l'archiconfrérie, tout en restant propriétaire de l'ancienne clinique Sainte-Croix, a loué l'ensemble de la rue François-Zanin ; rénové, il est devenu un centre d'accueil, de réunions, sous le vocable de foyer Sainte-Croix. En , avec l'ouverture de l'hôpital de l'Archet , l'établissement est remis à la disposition de l'archiconfrérie.
Asile Dabray Cet établissement est édifié à la suite d'un legs fait à l'hôpital Saint-Roch par Séraphin Dabray, ancien magistrat niçois et fils du poète Joseph Dabray, suivant son testament olographe du . En mourant à Nice, le , Séraphin Dabray laisse par testament à l'administration des hospices civils, deux biens-fonds, l'un situé à Villeneuve-Loubet et l'autre à Nice dans le quartier Saint-Barthélemy. La commission administrative des hospices est autorisée à accepter le legs par décret présidentiel du et à aliéner aux enchères publiques les différents lots, excepté le terrain de Saint Barthélémy où sera érigé un hospice destiné à recevoir des vieillards. Une clause du testament, reprise dans le règlement intérieur de l'établissement, spécifie formellement que l'asile ne doit admettre que des vieillards d'origine niçoise.
Il est procédé à l'adjudication des travaux le jeudi , d'après les plans dressés par , architecte des hospices. Ce projet, établi pour 24 vieillards (12 hommes et 12 femmes), comprend un bâtiment principal et deux petits pavillons isolés avec cours et jardins, le tout occupant une surface de mètres carrés. La cérémonie d'inauguration a lieu le jeudi en présence d'André de Joly, préfet des Alpes-Maritimes, Honoré Sauvan, maire de Nice, , vice-président de la commission administrative des hospices, M. Fighiera, directeur des hospices, et les docteurs Barety, Magnan, Bourdon, Camous, Paschetta, Ciaudo et Bensa. À l'intérieur du bâtiment central est apposée une plaque de marbre noir où, en lettres d'or, on peut lire : « Cet asile a été inauguré le , étant préfet des Alpes-Maritimes, M. Honoré Sauvan, maire de Nice et M. J. Barralis, A. Magnan, A. Barety, J. Ciaudo, P. Gautier, A. Risso, administrateurs des hospices. »