Le comte Frédéric Alfred Pierre de Falloux du Coudray, né à Angers (Maine-et-Loire) le Né le selon la biographie d’Eugène de Mirecourt ; né le selon le Grand Dictionnaire universel du de Pierre Larousse ; né le selon le site de l’Académie française.Le registre de l'état-civil du d'Angers (consultable ici, page 21/112, dans la colonne de gauche) indique le 8 mai. et mort à Angers le , est un journaliste, historien et homme politique français du courant légitimiste.
Biographie Carrière politique Né d'un père anobli par Charles X, Falloux commence sa carrière comme journaliste légitimiste et clérical, sous l'influence de Madame Swetchine. En 1846, il est élu député de Maine-et-Loire. Il accueille avec bienveillance la révolution de février 1848. Élu député à l'Assemblée nationale en , comme , il y est l'adversaire acharné des Ateliers nationaux dont il obtient la dissolution en , provoquant indirectement les répressions des journées de Juin.
Le , il est réélu à l'Assemblée législative. Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, dont il avait soutenu la candidature, le nomme ministre de l'Instruction publique et des cultes dans le premier gouvernement Odilon Barrot en . Mais ses désaccords avec le président, notamment sur la question romaine, l'amènent à démissionner quelques mois plus tard en .
Entre-temps, le , il avait néanmoins réussi à faire passer la loi qui porte son nom et qui organisait l'enseignement primaire et secondaire. Cette loi prévoyait que le clergé et les membres d'ordres religieux, hommes et femmes, pourraient enseigner sans produire d'autre qualification qu'une lettre d'obédience. Cette exemption fut même étendue aux prêtres qui enseignaient dans les écoles secondaires, alors qu'un grade universitaire était exigé des enseignants laïcs. De leur côté, les écoles primaires étaient placées sous la surveillance des curés.
Opposé au régime impérial malgré sa conversion au libéralisme, il n'occupa aucun poste pendant le Second Empire. Durant le coup d'état du , il rejoignit les protestataires, fut arrêté et détenu quelques semaines à la prison de Mazas. puis au fort du Ham. Retiré, par la suite, sur ses terres du Bourg-d'Iré, en Anjou, il continua néanmoins de suivre l'évolution de la vie politique. Il y participait activement, au sein du Correspondant dont il fut, avec le comte de Montalembert et Augustin Cochin, l'un des fondateurs, à la lutte contre les catholiques intransigeants et leur chef, Louis Veuillot. Falloux fut élu membre de l'Académie française en 1856. Il cautionne par sa présence le la fondation par Augustin Louis Cauchy de l'Œuvre des Écoles d'Orient, plus connue actuellement sous le nom de l'Œuvre d'Orient.. Il va même accepter d’être membre de son Conseil généralVoir le fascicule de l’Œuvre des Écoles d’Orient publié à Paris, le mentionnant la composition de son Conseil général. le 25 de la même année.
En tant que partisan d'une monarchie parlementaire, il se trouva en butte à la fois aux idées conservatrices du « comte de Chambord », et aux principes anti-libéraux des ultramontains et du pape Pie IX : ces derniers voyaient dans le catholicisme libéral une . Il s'efforça, en vain, et contre l'avis de l'héritier des Bourbons, de négocier la fusion entre les légitimistes et les orléanistes, et l'évêque Charles-Émile Freppel l'excommunia d'ailleurs en 1876. Sa prise de position pour le « ralliement » sera saluée à titre posthume dans l'encyclique Au milieu des sollicitudes (1892) du pape Léon XIII.
Carrière littéraire Falloux est surtout un historien des contre-révolutionnaires de 1789, notamment par son Histoire de Louis XVI (1840), son Histoire de Saint Pie V (1845), son essai De la contre-révolution (1876) et ses Mémoires d'un royaliste posthumes.
Galerie
Principales publications Louis XVI (1840) Histoire de saint Pie V, pape, de l'ordre des Frères prêcheurs (1844) Discours de M. de Falloux sur la situation du pays et sur les ateliers nationaux à la séance de l'Assemblée nationale du (1849) Texte en ligne Le Parti catholique, ce qu'il a été, ce qu'il est devenu (1856) Itinéraire de Turin à Rome (1861) Madame Swetchine, sa vie et ses œuvres, publiées par M. le Cte de Falloux (2 volumes, 1860) Lettres de Swetchine, publiées par M. le de Falloux (2 volumes, 1862) Texte en ligne 1 2 Augustin Cochin (1875) L'Évêque d'Orléans (1879) De l'Unité nationale (1880) Discours et mélanges politiques (1882) Études et souvenirs (1885) Texte en ligne Mémoires d'un royaliste (2 volumes 1888) Texte en ligne 1 2 Correspondance d'Alfred de Falloux avec Augustin Cochin : 1854-1872, établie et annotée par Jean-Louis Ormières, H. Champion, Paris, 2003
Notes et références
Annexes
Articles connexes Loi Falloux
Bibliographie Eugène de Mirecourt, Falloux G. Havard, Paris, 1859 Gérald Gobbi, Le Comte de Falloux, 1811-1886, entre Église et monarchie, presses Universitaires de Rennes, 2010.
Jean-Louis Ormières, Correspondance d'Alfred de Falloux avec Augustin Cochin (1854-1872), Éditions Honoré Champion, 2003. Jean-Louis Ormières, Correspondance d'Alfred de Falloux avec Léon Lavedan (1862-1886), Éditions Honoré Champion, 2013.
Liens externes
Les correspondances d'A. de Falloux
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