Sherlock Holmes : Jeu d'ombres ou Sherlock Holmes : Le Jeu des ombres au Québec () est un film anglo-américain réalisé par Guy Ritchie et sorti en 2011. Inspiré des personnages créés par Arthur Conan Doyle, il fait suite à Sherlock Holmes, du même réalisateur, sorti en 2009. Robert Downey Jr. et Jude Law y tiennent à nouveaux les rôles principaux.

Le film reçoit des critiques presse plutôt mitigées. C'est malgré tout un succès au box-office avec 543 millions de dollars récoltés, pour un budget de 125 millions.

Synopsis Partout dans le monde, la presse s'enflamme : en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, en Chine un trafiquant d'opium est mort apparemment d'une overdose, des attentats se sont produits à Strasbourg, à Vienne et un baron de l'acier vient de mourir aux États-Unis. Tout cela n'est que, aux yeux du célèbre Sherlock Holmes (Robert Downey Jr.), le commencement d'une histoire de grande envergure liée à son plus grand ennemi : James Moriarty (Jared Harris), le plus dangereux cerveau criminel du monde occidental.

En 1891 à Londres, Sherlock Holmes, déguisé en clochard suit Irene Adler (Rachel McAdams), la femme qu'il aime. Il parvient à subtiliser un paquet qu'elle venait de se faire passer. Il l'avertit qu'elle est suivie par des individus, mais elle l'entraîne dans un passage reculé pour récupérer son paquet et le livrer à ces « individus » (qui se révèlent être ses gardes du corps), tout en lui proposant un dîner au restaurant le soir même à vingt heures. Le détective consultant accepte aussitôt mais est arrêté par les gardes du corps de la jeune femme, qu'il finira par neutraliser à la suite d'un affrontement, bien qu'il soit désarmé. Irène remet ensuite le colis au (Wolf Kahler) dans une salle de ventes aux enchères, en échange d'une lettre d'un René, adressée à sa sœur, qu'elle doit rapporter au professeur Moriarty. Le docteur découvre néanmoins une bombe dans ledit colis, qui n'explose pas tout de suite grâce à l'intervention de Sherlock. Cependant, il retrouve Hoffmanstahl assassiné d'une fléchette empoisonnée à la sortie de la salle.

Irene va retrouver le professeur Moriarty dans un café rempli et lui avoue qu'elle n'est plus en possession de la fameuse lettre. Le professeur comprend qu'elle est manipulée par les sentiments qu'elle porte au détective. Il vide le café (ayant manifestement soudoyé les occupants), et entame un monologue dans lequel il souligne que depuis quelque temps Sherlock contrarie ses plans sans qu'elle le stoppe. Il conclut en lui disant qu'il n'aura plus à faire appel à ses services.

(Jude Law), accompagné de son chien Gladstone, se rend à Baker Street chez Holmes pour lui annoncer son mariage. Il rentre dans son salon qui est rempli de plantes tropicales et y trouve aussi une dinde, un perroquet et une chèvre. Holmes expérimente une nouvelle technique de camouflage urbain. Il dit que depuis leurs dernières aventures, Holmes est plongé dans ce qui est la plus importante enquête de sa carrière, voire de tous les temps : arrêter le professeur James Moriarty. Il est remonté jusqu'à lui à la suite de toute une série de meurtres et d'attaques terroristes. Watson semble dubitatif devant ses explications : Sherlock veut jouer au chat et à la souris mais comment réussirait-il là où la police et même les gouvernements ont échoué ? Gladstone sert ensuite à nouveau de cobaye à Sherlock : il teste sur lui un poison pour lui administrer ensuite une piqûre qui le réveille instantanément. Il offre ce nouveau remède miracle à Watson comme cadeau de mariage.

Peu après, Sherlock le mène à son enterrement de vie de garçon, John se mariant le lendemain avec Mary Morstan (Kelly Reilly). Les deux compères se rendent dans un cabaret où ils retrouvent Mycroft (Stephen Fry), le frère de Sherlock. Le lieu choisi n'est pas anodin : le détective est venu y rencontrer (Noomi Rapace), une diseuse de bonne aventure, la destinataire de la lettre qu'il a pris à Irene Adler. Son frère, René, semble être au cœur d'une affaire étroitement liée au professeur Moriarty, une énigme que Sherlock veut résoudre. Simza reste sur ses gardes car elle n'a aucune confiance en Sherlock qu'elle rencontre pour la première fois. Mais on en veut à sa vie et c'est Sherlock qui va la sauver d'un tueur à gages, un cosaque, envoyé par Moriarty. Sherlock doit ensuite se résoudre à emmener Watson, complètement saoul, à son mariage.

Après la cérémonie, un homme accoste Sherlock, le même homme qu'il avait repéré à la sortie de la salle des ventes juste avant de découvrir le cadavre du docteur Hoffmanstahl. C'est Sebastian Moran (Paul Anderson), tireur d'élite renvoyé de l'armée et désormais à la solde de Moriarty. Moran invite Holmes à rejoindre Moriarty à l'université à la fin de ses cours. C'est la première rencontre officielle entre le détective et le criminel. Sherlock entre dans son bureau, sur l'air de La Truite de Franz Schubert. Le professeur dit à Sherlock qu'il n'est pas à la hauteur du combat qu'il veut lui livrer et que quiconque se mettrait sur son chemin devra en répondre. Il pose, sur un échiquier, un mouchoir ensanglanté brodé aux initiales d'Irène, qui aurait succombé à un empoisonnement à une forme rare de tuberculose en quelques instants. Le ton est donné : si Sherlock essaye de l'arrêter, il en coûtera la vie de Watson et de sa nouvelle épouse. Se faisant demander s'il veut vraiment jouer cette partie, Holmes répond au professeur qu'il perdra. Alors qu'il quitte la pièce, Moriarty lui fait comprendre qu'il va donc s'en prendre aux jeunes mariés.

Le docteur et son épouse embarquent dans le Southern Belle, en première classe, à destination de Brighton. Dans le même temps, Sherlock, qui a aussi pris le train (déguisé en femme), repère une demi-douzaine de soldats à la solde de Moriarty, qui sont là pour éliminer son ami et son épouse, et sabote leurs armes avant de piéger le wagon. Un autre tueur déguisé en employé de la compagnie ferroviaire s'attaque à Watson mais se fait jeter hors du train avec l'aide de Mary. Quelques instants plus tard, Watson retrouve Holmes qui, pendant le combat, jette Mary dans un lac où l'attend son frère Mycroft, échappant ainsi à la rafale de Gatling que Holmes et Watson évitent. Une fois débarrassés de ces soldats grâce aux pièges mis en place auparavant par le détective, Sherlock propose à son compagnon de l'aider dans une affaire dont il dit qu'elle sera sa dernièreCe qui avait aussi été dit de l'affaire Blackwood dans le premier opus. : celle d'arrêter son meilleur ennemi dont le génie semble égal au sien.

Ils se rendent à Paris pour retrouver Simza, la voyante, qui fait partie d'un groupe de bohémiens. Elle leur avoue que son frère et elle faisaient partie d'un groupe d'anarchistes devenus trop radicaux car forcés par Moriarty à fomenter des attentats. Elle leur dit que les membres de ce groupe se retrouvent dans un seul lieu, un restaurant au sein de la capitale française. Là-bas, le détective, le docteur et la voyante retrouvent le chef du groupe, Claude Ravache (Thierry Neuvic), rendu célèbre par ses bombes. C'est d'ailleurs une de ses bombes qui a failli tuer le docteur Hoffmanstahl. Il confirme à demi-mot que René travaille pour Moriarty. Quant à lui, il a conçu une autre bombe mais ne peut en parler car sa famille est menacée par le professeur. Le seul mot d'ordre de Moriarty est, ne pas laisser de traces : Ravache se suicide donc devant Simza, Sherlock et Watson, le prix à payer pour sauver sa famille. Ayant entendu le coup de feu, les anarchistes se dirigent vers la cave pour arrêter ceux qu'ils pensent être les tueurs. Watson les retarde, tandis que son ami résout l'énigme du système d'ouverture d'une porte secrète menant à l'extérieur et qui est, dans cette situation, leur seule issue de secours. Les voilà entrés dans une salle remplie d'explosifs, où Holmes collecte des indices et émet une hypothèse sur le prochain attentat. Il en déduit que Moriarty a l'intention de faire exploser une bombe à l'Opéra de Paris.

Ils s'y dirigent donc rapidement, mais une fois sur place, Sherlock constate qu'il s'est fourvoyé et a suivi une fausse piste tracée par Moriarty. Sous la scène, il trouve une pièce d'échiquier, placée là par Moriarty, qui l'observe depuis un des balcons de la salle. Leurs regards se croisent et un sourire traverse le visage de Moriarty. Holmes, réalisant son erreur, devine que la bombe explosera à l'hôtel du Triomphe, en face de l'Opéra, mais ils arrivent trop tard. Une fois sur place, Holmes et Watson découvrent que l'explosion servait surtout à camoufler l'assassinat d'un homme en particulier (Alfred Meinhart, le propriétaire d'une manufacture d'artillerie allemande), perpétré par le colonel Moran au fusil de précision depuis le toit de l'Opéra. Les deux compagnons partent donc pour l'Allemagne vers le site de l'usine de Meinhart avec Simza et quelques gens du voyage en renfort, suivant les indices que René a laissés dans des dessins qu'il avait envoyés à sa sœur avant sa dernière lettre.

Arrivé devant l'usine allemande, le détective ordonne à Watson d'envoyer un télégramme à Mycroft. Pendant ce temps, Holmes entre dans la fabrique et est capturé par Moriarty qui le torture, toujours sur son air préféré de Schubert, afin de lui arracher le nom du destinataire du télégramme envoyé par Watson, tandis que ce dernier, à l'extérieur, répond aux tirs de Moran en tirant un obus de très gros calibre dans la tour sur laquelle Moran était monté. L'effondrement de ladite tour permet à Watson d'emmener Holmes, grièvement blessé, dans la forêt avec Simza et deux de leurs compères bohémiens qu'ils avaient retrouvés entre-temps. Leur seul espoir de s'en sortir est le train qui va passer plus loin. Ils l'atteignent non sans mal, canardés par les armes révolutionnaires de Meinhart. Ils arrivent à embarquer mais l'un de leurs compères est abattu par Moran.

Plus tard, Sherlock, extrêmement affaibli, rend l'âme dans le wagon. Watson, désespéré par ses tentatives infructueuses de réanimation, trouve cependant le moyen de le faire revenir grâce au cadeau de mariage que le détective lui avait offert. De retour parmi les vivants, Holmes expose sa théorie à son ami et à la voyante : leur ennemi veut déclencher une guerre mondiale et en a largement les moyens financiers et matériels. La dernière cible de Moriarty sera présente en Suisse, à Reichenbach, durant un sommet de la paix où les ambassadeurs de tous les pays d'Europe seront présents.

Ils se retrouvent dans le chalet de Mycroft, invité au sommet, et Watson demande à celui-ci si la conférence peut encore être annulée. Mycroft explique que les ambassadeurs sont déjà arrivés et qu'annuler la conférence à ce stade entraînerait une guerre. De plus, ils n'ont aucune preuve contre Moriarty, qui ne laisse aucune trace. Mycroft ne peut les aider qu'en leur donnant une invitation pour le bal organisé à l'occasion de cette conférence. Sherlock, qui était occupé à jouer avec la bonbonne d’oxygène miniature de son frère, révèle ses soupçons : l'homme chargé d'assassiner l'un des ambassadeurs n'est autre que René. Ils doivent l'arrêter car il est la seule preuve contre Moriarty.