Le musée des Beaux-Arts de Libourne est le musée d'art de la commune de Libourne, commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Situé au second étage de l'hôtel de ville42 place Abel Surchamp., le musée présente ses collections d'œuvres des écoles européennes du au . La chapelle du CarmelChapelle du Carmel, 45, allées Robert Boulin, sur officiel-galeries-musees.fr., quant à elle, accueille les expositions temporaires.

Histoire Le musée Installé dans le bâtiment de l'hôtel de ville bâti au et agrandi au début du , le musée a été fondé en 1818 sur volonté du duc Élie Decazes (1780-1860), alors ministre de l'Intérieur et proche du roi Louis XVIII.

Originaire de la région puisqu'il naquit à Saint-Martin-de-Laye, le duc Decazes fit envoyer à Libourne des œuvres majeures issues des collections de l’État et conservées au musée du LouvrePont de Libourne, 1820. (anciennement Musée RoyalHistoire du musée du Louvre.). Une partie de ces œuvres sont encore des dépôts du musée du Louvre, tandis que d'autres ont bénéficié d'un transfert de propriété à la ville de Libourne pour constituer les collections du futur muséeDossier pédagogique..

Le fonds s'est, ensuite, considérablement enrichi par des achats, dons et legs, ainsi que par le dépôt, en 1952, d'une soixantaine d’œuvres de la Ville de Créon, issues du legs d'Antoine Victor BertalCréon, 1817-Nice, 1895.Musée des beaux-arts et d'archéologie de Libourne..

Le musée des Beaux-Arts de Libourne bénéficie aujourd'hui de l’appellation Musée de FranceListe officielle des de France (25/10/2023).Liste et localisation des Musées de France.Le musée des Beaux-Arts de Libourne, labellisé Musée de France..

vignette|centre|500px|L'hôtel de ville, le musée des Beaux-Arts, au deuxième étage, et l'office de tourisme. Le musée fut d'abord installé au couvent des Ursulines avant de déménager pour le second étage de l'hôtel de ville de Libourne en 1836. Ses salles ont été rénovées en 2004 et réorganisées en .

La chapelle du Carmel Le musée dispose également de l’ancienne chapelle du Carmel où, depuis 2010, sont présentées les expositions temporaires. Ont notamment été présentées 101 dessins de la collection Guerlain en 2014, une rétrospective sur le peintre espagnol Joan Miró en 2017, ou des œuvres appartenant au marchand d’art juif Paul Rosenberg en 2018Voir sur libourne.fr..

Collections La première salle propose un parcours à la fois chronologique et thématique présentant les collections par école« Collections du musée des Beaux-Arts de Libourne », sur pop.culture.gouv.fr.. Ce parcours débute avec l'école italienne : œuvres siennoises, lucquoises et florentines des puis de la Renaissance (un portrait d'une Dame de qualité par Sofonisba Anguissola, l'une des premières femmes peintres professionnelle qui se fit connaître à Crémone, ou encore une œuvre de Gerolamo da Ponte dit Bassano, peintre maniériste vénitien) ; école caravagesque avec Jésus chassant les Marchands du Temple, une œuvre majeure de Bartolomeo Manfredi (1582-1622), élève du Caravage ; puis des œuvres du inspirée de l'Antiquité à l'image des Fabriques de Servandoni. La visite se poursuit avec l'école du Nord des , avec des œuvres de Cranach l'Ancien, Rubens« Libourne : un tableau du musée des Beaux-Arts réattribué à Rubens » sur lagranderadio.fr., une étude de têtes de vieillards par Jacob Jordaens, des scènes de genre de David Teniers le Jeune et Cornelis van Poelenburgh, des muses et figures féminines tirées de la mythologie attribuées à Jan Mytens et Abraham Janssens et paysages hollandais) puis quelques œuvres du (allégorie de Mengs). Enfin, l'école française est bien représentée par le , notamment l'entourage de Simon Vouet et l'atelier d'Henri Beaubrun, tous deux peintres du roi Louis XIII, ainsi qu'une œuvre majeure de Nicolas de Plattemontagne, élève de Philippe de Champaigne ; le avec les peintres Jean-Baptiste Santerre, Jacques-François Courtin, Jean-Baptiste Jouvenet, Jacques Van der Burch ou encore Louis-Jean-François Lagrenée, mais aussi des sculpteurs Falconet et Pajou ; enfin, des œuvres historicistes de la Restauration sous le règne de Louis XVIII (1815-1824) puis Charles X (1824-1830) illustrant la propagande royaliste et catholique : La Duchesse d'Angoulême peinte par Benjamin de Rolland en 1817, La Reine Blanche de Castille délivrant des prisonniers par Eugénie Servières (1818), L'arrestation de Saint-Marc par Pierre-Jérôme Lordon (1819), Les Adieux de Marie Stuart partant pour l'Ecosse par Théophile Lacaze (vers 1830), La famille royale à Trianon par Charles-Louis Müller (vers 1830)Musée des Beaux-Arts de Libourne sur grandlibournais-tourisme.com.. En pénétrant dans la deuxième salle, le visiteur quitte les espaces consacrés à l'historicisme et à la propagande royaliste, pour une plongée dans l'avant-garde des , notamment avec des artistes qui ont traité de thèmes orientalistes (Henriette Desportes, Mathilde Arbey, Émile Aubry, jusqu'aux verres émaillés d'Alphonse Giboin), mais aussi de scènes du quotidien (Jean Despujols, Josè-Louis Engel-Garry). S'ensuivent des paysages locaux réalisés par des artistes de l’école paysagiste bordelaise dont le chef de file était Louis-Augustin Auguin. Un espace est entièrement consacré au libournais René PrinceteauLibourne, 1843-Fronsac, 1914., célèbre peintre animalier, premier maître puis mentor de Toulouse-Lautrec. La fin de parcours met en lumière des figures majeures de la première École de Paris (Foujita, Kisling, van Dongen, Charles Kvapil, Anders Osterlind, René Thomsen, Nicolas de Staël) ainsi que des artistes du groupe de Réalité poétique (Roland Oudot, Christian Caillard, Jules Cavaillès) et des peintres de la Nouvelle École de Paris (Gabriel Dauchot, Maurice Poncelet, Yves Brayer). En 2025, le musée acquiert la certitude auprès d'un comité international d'experts qu'il possède une version autographe de l'Atalante et Hippomène de Guido Reni, un tableau reçu en don en 1949 et jusqu'alors considéré comme une copie du . Il se réorganise alors autour de ce chef-d'œuvre redécouvert, pour le mettre en valeur dans une salle spéciale.

Expositions temporaires (chapelle du Carmel) « De Meymac-près-Bordeaux à Libourne, l'exposition d'une success-story viticole et humaine », du au Voir sur ecomusee-libournais.com. « Restauration d'Atalante et Hippomène », du au « Élie Decazes (1780-1860). Une ascension libournaise au service de la France »Voir sur amisdesmusees-lib.fr., du au « Fabriquer l’art ? Le laboratoire d’expériences »Voir sur amisdesmusees-lib.fr., exposition du musée avec l'école d'arts plastiques de Libourne et le Frac (MECA) de Bordeaux, du au « Maurice Druon, l’homme et ses amitiés artistiques », du au « Ludwik Klimek, l'odyssée du beau. Une collection libournaise », du au « Eugène Atget, poète photographe », du au « Cycle art urbain # 2 invitation à Jérôme Revon », du au « Toulouse-Lautrec, la naissance d'un artiste », du au Dossier de presse. « Huit Clos », du au Dossier de presse.

Voir aussi

Bibliographie 100 Œuvres restaurées du musée des beaux-arts de Libourne, Le Festin (éditions), .

Conférence « Le tableau vu par le petit bout de la lorgnette », -, par Caroline Fillon, directrice du musée.

Articles connexes

Élie Decazes Liste de musées en France Liste des labels et protections officiels français

Liens externes

Musée des Beaux-Arts - Ville de Libourne Les amis des musées de la ville de Libourne

Notes et références

Libourne Libourne Beaux-Arts Beaux-Arts Libourne Catégorie:Libourne Catégorie:Art en Gironde