La maternité Notre-Dame-de-Bon-Secours est une maternité privée associée au Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph. Elle est située à Paris dans le arrondissement au 185, rue Raymond-Losserand.
Cet établissement de santé spécialisé a fusionné en 2006, en même temps que l'hôpital Saint-Michel de Paris, avec l'hôpital Saint-Joseph avec lesquels il est désormais réuni sous la dénomination sociale : Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph« Historique : l'hôpital Paris Saint-Joseph résulte de la fusion en 2006 de trois hôpitaux » sur le site de l'Hôpital Paris Saint-Joseph hpsj.fr.. À la suite de cette fusion, les services de la maternité Notre-Dame-de-Bon-Secours ont quitté en 2011 leur site historique (66, rue des Plantes et de la rue Giordano-Bruno) pour intégrer leurs nouvelles installations établies dans l'enceinte de l'hôpital Saint-Joseph (rue Raymond-Losserand).
Les salariés et bénévoles de l'association Notre-Dame de Bon Secours, désormais sans lien avec la maternité du même nom, poursuivent d'autres activités médicosociales sur le site historique : EHPAD, centre médico-psycho-pédagogique, foyer d'accueil médicalisé, centre d'hébergement et de réinsertion socialeAssociation Notre-Dame de Bon Secours - Rapport moral de l'exercice 2024.
Historique La maternité Notre-Dame de Bon Secours et l'Association Notre-Dame de Bon Secours (1887, reconnue d'utilité publique en 1926) trouvent leur origine commune dans une maison de retraite pour femmes fondée en 1873 par Pierre-Alfred-Marie Carton, dit l'abbé Carton, curé de la paroisse de Saint-Pierre de Montrouge de 1868 à 1887Dates inscrites sur la plaque commémorative qui lui est consacrée dans l'église Saint-Pierre-de-Montrouge. Cf. « Les fondations religieuses du Petit Montrouge : Hospice de Bon secours » (deuxième partie) dans La Voix du 14ème, (en ligne)..
Asile Notre-Dame de Bon Secours (1873) L'abbé Carton officiait au Petit-Montrouge, un ancien écart de la commune de Montrouge annexé à Paris en 1860, à l'église Saint-Pierre, récemment construite sur le côté nord du carrefour des Quatre-chemins. Il accueillait habituellement plusieurs vieillards dans son propre logement, situé à proximité, au de lancienne avenue d'Orléans. Comme leur nombre ne cessa de croître, il décida d'employer l'héritage d'une somme de à la fondation d'un « asile », désignant ainsi, dans le langage courant de l'époque, une maison d'accueil pour des personnes âgées. A cette fin, il fit en 1873 l'acquisition d'un pavillon situé derrière le chevet de l'église, au 9, passage Rimbaut« Asile de Notre-Dame-de-Bon-Secours » dans le Manuel des œuvres et institutions religieuses et charitables, Paris, Impr. nationale, 1877, ., assez grand pour loger une quinzaine de pensionnaires (exclusivement féminines) et fit appel à trois Sœurs de Sainte-Marie pour les soigner « Les fondations religieuses du Petit-Montrouge : l'hospice Notre Dame de Bon-Secours » (première partie) dans La Voix du 14ème, (en ligne).
Hospice et hôpital Notre-Dame de Bon Secours La maison de l'asile du passage Rimbaut s'avérant bientôt trop petite, l'abbé Carton acquit en 1878Jean-Louis Robert,« Misère misère (1871-1897) » chapitre 3 In: « Plaisance près Montparnasse : Quartier parisien, 1840-1985 », Paris, Éditions de la Sorbonne, 2012 (en ligne) au 66, rue des Plantes un terrain de . Avec l'aide de généreux paroissiens, il y implanta un nouvel hospice auquel fut adjoint un hôpital en 1880Emile Wiriot, Le quartier Saint-Jacques et les quartiers voisins, leurs transformations à travers les siècles, (en ligne) sur le site Gallica de la BnF gallica.bnf.fr.. Le nombre de pensionnaires de l'hospice s'élevait à 54 en 1881.
Pierre-Alfred-Marie Carton, dit l'abbé Carton, mourut le à l'âge de 72 ans et fut inhumé au cimetière du Montparnasse. Il légua sa fondation, constituée de l'hospice, de l'hôpital dont les bâtiments n'étaient pas entièrement achevés et de de dettes à François Richard de La Vergne, archevêque de Paris, auquel il laissa le soin de poursuivre les travaux et d'équilibrer les finances, ce qui sera fait grâce au legs de la richissime et généreuse bienfaitrice Marguerite Boucicaut († ). Cette même année, les Sœurs augustines de Notre-Dame de Paris fondent l'Association Notre-Dame de Bon Secours pour la gestion de l'asile qui leur avait été confiée par l'abbé Carton.
En 1972, la congrégation des Sœurs augustines se voit transmettre la propriété directe du site par l'archevêché de Paris.
Déménagement de la maternité et réaménagement du site Le projet d'un groupement hospitalier privé à but non lucratif regroupant les hôpitaux Saint-Joseph (fondé en 1885) et Saint-Michel (fondé en 1888), et la maternité Notre-Dame-du-Bon-Secours, est acté en 2005. La maternité emménage en 2011 dans un nouveau pavillon de 6 étages implanté en plein cœur du site de Saint-Joseph, à l'arrière de la chapelle. Le centre médico-psycho-pédagogique de Saint-Joseph suit le mouvement inverse en 2012 et se renomme « CMPP Giordano Bruno » du nom de la rue éponyme.
Les bâtiments de l'ancienne maternité sont partiellement démolis. Un EHPAD spécialisé dans la prise en charge des personnes atteintes d'Alzheimer (« Maison Saint-Augustin »), assorti d'une crèche, prend place à leur emplacement et vient s'ajouter à la « Maison Sainte-Monique » qui préexistait en bordure du site côté Est. Pour ce faire, un bail à construction est conclu entre les Augustines (propriétaires du terrain), l'association Notre-Dame de Bon Secours, et le bailleur social 3F, avec l'appui financier de plusieurs partenaires dont la ville de Paris. L'EHPAD et la crèche ouvrent en 2015. Un foyer d'accueil médicalisé, réalisé concomitamment sur une autre partie du site, ouvre en 2017.
En 2018 est évoquée la vente par les Augustines du « site de Bon Secours » à la ville de Paris ou à différents acteursGérard Desmedt, « Le site de Bon Secours est à vendre » dans La Voix du 14ème du (en ligne)., mais c'est finalement un bail emphytéotique qui est conclu, en vue de la réhabilitation par 3F d'une partie du bâtiment conventuel en centre d'hébergement et de stabilisation géré par l'Association Pour l'Amitié2019 DLH 108 Réalisation 66 rue des Plantes (14e) d’un programme de création d'un centre d’hébergement comportant 50 logements PLA-I par 3F Résidences. Celui-ci ouvre en 2023.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste des hôpitaux et hospices de Paris
Liens externes
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