L’ordre royal des Deux-Siciles est un ordre de chevalerie du royaume de Naples puis des Deux-Siciles, créé en 1808, disparu en 1819, aujourd'hui ordre dynastique.

Historique

L'ordre, datant de l'époque napoléonienne, fut par la suite conservé par la dynastie de Bourbon-Siciles restaurée.

Lorsque donne à son frère Joseph Bonaparte le royaume de Naples, il l'autorise à créer cet Ordre. L'ordre est fondé par le roi de Naples, le , comme un moyen de récompenser les plus courageux parmi ceux qui avaient aidé les troupes de l'Empereur à la du pays, ou ceux qui ont rendu d'importants services à l'État.

L'ordre était à l'origine divisé en trois classes. Le nombre maximum de membres était fixé à : 50 dignitaires ; 100 commandeurs ; 650 chevaliers.

Son grand chancelier était Tommaso Sanseverino, quatorzième prince de BisignanoNicolas Viton de Saint-Allais, Histoire générale des ordres de chevalerie civils et militaires existant en Europe, p.18.

Joseph abdiqua pour prendre la couronne d'Espagne et fut remplacé par son beau-frère Joachim Murat. L'un des premiers actes de son beau-frère fut de réformer l'ordre par un décret en date du , apportant quelques légères modifications aux statuts. De nouvelles classes sont ajoutées (il s'agit des mêmes classes que celles de l'ordre de la Légion d'honneur) : grand-croix, grand officier, commandeur, officier, chevalier.

En 1815, à la suite de l'effondrement du régime napoléonien dans le sud de l'Italie, le roi Ferdinand des Deux-Siciles rentra dans ses États en 1815. Des considérations politiques l'engagèrent à ne pas abolir l'ordre des Deux-Siciles, qu'un décret du de la même année confirma.

Quatre ans plus tard, en 1819, le même Ferdinand IV abolit l'institution et la remplaça par l'. Les chevaliers de l'ordre des Deux-Siciles qui étaient dans le service actif reçurent le nouvel ordre en remplacement de l'ancien.

L'insigne 200px|vignette|droite|Plaque de grand'croix. vignette|231x231px|Grandes armes de Joachim Murat, avec le collier de l'ordre. Toutes les décorations sont en or, avec ruban bleu clair, quelques fois bleu un peu soutenu (on trouve aussi le ruban bleu-rouge-blanc-bleu). Les cinq branches sont émaillées de rouge. On rencontre des étoiles dont la cuisson fut mauvaise, et dont la couleur tire sur le violacé.

Sous Joseph Bonaparte La décoration se composait d'une étoile d'or à cinq pointes, émaillée en rouge (rubis), portant : au recto, au centre, dans un cercle émaillé de bleu clair, les armoiries de la Sicile (la Trinacrie, sur fond or), avec la devise latine en exergue ou , au verso les armoiries de Naples (cheval cabré de sable sur fond d'or), avec l'inscription sur fond bleu clair . la plaque de grand'croix est en argent, avec un centre en or émaillé. Les deux couronnes sont enlacées et émaillées de vert dans une bordure d'émail bleu avec la légende .

Sous Joachim Murat Murat, devenu roi de Naples et successeur de son beau-frère, en 1809, changea la légende de la face :

la trinacrie fut remplacé par le portrait d'or du roi Joachim.

Sous Ferdinand

En parfaite harmonie avec le style napoléonien, l'insigne d'origine était surmontée par un aigle, que Ferdinand fit remplacer par une d'une fleur de Lys et d'une couronne royale articulée. Ce roi imposa de nouveaux motifs et de nouvelles légendes, mais on remarque une grande diversité pour les motifs. Légendes : A l'avers le cheval cabré ou courant (Naples), parfois sur une terrasse, parfois non. Sur les décorations en réduction il est représenté au-dessus ou à côté de la Trinacrie (Sicile). Au revers une fleur de lys qui rappelle la Maison de Bourbon. Inscriptions : A l'avers :, et au revers une : Pour les décorations en réduction, les légendes sont abrégées de cette façon avers :“FELICITAT. REST. X. K. J. MDIIICXV”, revers : “FERDI. BORBO. UTRIUS. SICIL. R. P. F. A.”

Rétablissement de l'Ordre au XXI siècle Joachim Murat, prince Murat a décidé de rétablir l'ordre royal des Deux-Siciles lors d'une cérémonie dans le cadre du Cercle de l'Union Interalliée, à Paris, le . Un certain nombre de personnalités françaises et étrangères ont été élevées au rang de chevalier ou de commandeur en cette occasion...

Port de la décoration 350px|centré100px|centréChevalier100px|centréCommandeur100px|centréGrand-dignitaire (puis grand-croix)

Les grands maîtres

Quelques membres Grands dignitaires

Le prince Louis Bonaparte ; Le maréchal Jourdan ; Le général-comte Dumas ; Louis Stanislas de Girardin, député au Corps législatif ; Le général-baron Lamarque ; Le duc de Cadore, ministre des Relations extérieures ; Le comte Roederer, sénateur ; Le général-comte Mathieu ; Le général-comte Exelmans ; Le maréchal-comte Pérignon, sénateur ; Le général de brigade Lanusse ; Le général-comte Reynier, ministre de la Marine et de la Guerre du royaume de Naples ; Louis Partouneaux () ; Jacques David Martin de Campredon () ; Pierre Arnauld de La Briffe ; () ; Jean van Styrum ; Ferdinando Marescalchi ; Marzio Mastrilli ; Le général-comte CompèreLe comédien, les gendarmes et le général, des bondynois d’adoption connus en leur temps, site personnel sur Bondy.

Commandeurs

Le baron de Tugny ; Le comte Miollis ; Léonard Jean Aubry Huard de Saint-Aubin () ; Jacques Alexandre Romeuf (1810) ; Auguste Julien Bigarré ; Le général-comte Jean-Louis Galdemar ; Jacques Philippe Ottavi () ; Charles Antoine Manhès () ; Charles Jean Louis Aymé () ; Jean-Baptiste Bruny (1809) ; Vivant-Jean Brunet-Denon ; Paul Félix Ferri-Pisani ; Carlo Filangieri ; Guillaume Alexandre Thomas Pégot ; Le général-marquis Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin ; Le général-baron Jean Baptiste Alexandre Stroltz (1771-1841) ; Jean-Baptiste Cavaignac ().

Chevaliers

Léonard Jean Aubry Huard de Saint-Aubin () Guillaume Balestrié () Nicolas Philibert Desvernois ; Pierre Augustin Berthemy ; Charles Antoine Manhès ; Gaetano Palloni (1766-1830) ; Jean Baptiste Fidèle Bréa () ; Jacques Philippe Avice () ; Jean-Baptiste-Charles Gauldrée-Boilleau ; Louis Majou () ; François Joseph Marie Clary (1786-1841) ;

Autres décorations napolitaines Murat décerna également trois décorations créées par ses soins :

La médaille commémorative du , en souvenir de la remise des drapeaux aux quatorze légions provinciales ; La médaille militaire du Mérite destinée à récompenser la valeur des troupes napolitaines pendant les campagnes de 1812, 1813 et 1815 ; Et la médaille d'honneur de Naples créée en faveur des habitants de la ville particulièrement dévoués à la couronne.

Bibliographie

Giacomo Bascapè, Marcello Del Piazzo, Insegni e simboli. Araldica pubblica e privata medievale e moderna, Rome, Ministero per i beni e le attività culturali, 2009. p. 901-916

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Ordre dynastique ; Ordre de Saint-Ferdinand et du mérite ;

Ordre de Saint-Janvier ; Ordres, décorations et médailles de l'Italie ;

Liens externes

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