, née le à Kamikawa, est une sauteuse à ski japonaise. Médaillée de bronze olympique en 2018 et deux fois médaillée aux Championnats du monde en individuel, elle est la sauteuse la plus victorieuse en Coupe du monde avec quatre globes de cristal (2013, 2014, 2016 et 2017) et 63 succès en épreuve, soit mieux que Gregor Schlierenzauer, détenteur du record chez les hommes avec 53 succès.

Parcours sportif Débuts Elle commence le saut à ski à l'âge de huit ans en regardant son père et son frère pratiquer ce sport.

Coupe continentale Sara Takanashi commence sa carrière internationale en prenant part. à l'épreuve de Coupe continentale de saut à ski à Zao au Japon le , elle termine . Elle participe également à trois autres concours au Japon au mois de .

Elle prend part ensuite aux Coupes continentales de l'été 2009, puis de l'hiver 2009-2010 qu'elle termine à la .

La saison d'été suivante lui réussit, puisqu'elle prend la de la Coupe continentale estivale, juste derrière Coline Mattel, et devant sa compatriote Yūki Itō.

Sa première participation à la coupe continentale en 2011 n'est que le à Brotterode où elle prend la puis la le 13. Elle obtient ensuite deux places de deuxième à Zakopane les 12. et 13Résultat Zakopane HS97 13-02-2011 février, derrière Coline Mattel qui signe alors ses 5 et de la saison.

En l'absence de Mattel et d'Iraschko, Sara Takanashi remporte sa première épreuve de coupe continentale à Ramsau am Dachstein le , en dominant le concours à six points devant Ulrike Graessler, et après avoir fait quasiment jeux égal à la première manche avec Graessler, Jacqueline Seifriedsberger (troisième du concours) et Ayumi Watase (quatrième). Le lendemain , elle remporte sa deuxième victoire, en effectuant à la première manche un saut de qui est alors le record du tremplin de Ramsau de HS98 Takanashi wins with hill record. Ulrike Graessler avec de moins et Melanie Faisst avec de moins sur ce premier saut terminent deuxième et troisième. Ces très bons sauts et ces victoires placent Sara Takanashi parmi les favorites du prochain championnat du monde du saut à ski féminin d'Oslo Ladies-COC: Sara Takanashi erneut siegreich. Elle ne participe pas à l'unique concours de fin de saison au Japon, et termine la coupe continentale avec 411 points, qui lui permettent d'atteindre la onzième place, ce qui constitue alors son meilleur résultat hivernal, en n'ayant sauté que lors de six concours sur les vingt organisés cette saison.

Coupe du monde et Grand Prix vignette|upright|Sara Takanashi : première à Hinterzarten le 13 février 2013. Première saison : hiver 2012 Sara Takanashi participe à la Coupe du monde féminine de saut à ski dès l'épreuve inaugurale le à Lillehammer où elle prend la derrière Daniela Iraschko et devant Evelyn Insam.

La deuxième épreuve se tient à Hinterzarten le dans des conditions difficiles dues au vent et à la neige tombante. Sara Takanashi prend la de la première manche, la deuxième manche sera annulée, ce résultat partiel deviendra définitifSabrina Windmueller surprise winner in Hinterzarten. Le lendemain dans un concours plus équitableHinterzarten: Victory for Sarah Hendrickson, Sara Takanashi monte sur le podium à la derrière Sarah Hendrickson, doublant Jessica Jerome (qui termine ) et Anette Sagen () qui la devançaient après la première manche.

Sara Takanashi fait l'impasse sur les coupes du monde de Predazzo, car elle est sélectionnée pour représenter le Japon lors des Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de 2012 à Innsbruck. Elle gagne la médaille d'or lors de la « première apparition du saut à ski féminin au sein d’un programme olympique Sara TAKANASHI (JPN) win first Women’s Olympic Ski Jumping Gold ».

Sara Takanashi est aussi absente lors des deux concours d'Hinzenbach ; elle retrouve la coupe du monde et le podium à Ljubno où elle se place le , réduisant lors de la deuxième manche l'écart sur la première Sarah Hendrickson à seulement 1,3 points, et résistant à la remontée de Daniela Iraschko de la à la Hendrickson wins first World Cup in Ljubno. Sara Takanashi monte à nouveau sur la deuxième marche du podium le lendemain , cette fois nettement distancée par Hendrickson, et devançant nettement Jacqueline Seifriedsberger troisième, et Ulrike Graessler quatrièmeRésultat Ljubno ob Savinji HS95 12.02.2012. Bien qu'ayant été absente lors de quatre étapes sur neuf, Sara Takanashi accède alors à la provisoire de la coupe du mondeClassement de la coupe du monde 2012 après neuf épreuves..

Takanashi « à domicile » réussi l'étape japonaise de Coupe du monde 2012 : le à Zaō elle gagne la première épreuve devant Hendrickson et Graessler, puis fait deuxième le jour même, derrière Hendrickson, mais devant Iraschko. Le lendemain elle est également deuxième derrière Hendrickson, et devant Iraschko.

La finale de cette première saison de Coupe du monde a lieu à Oslo sur le tremplin Midtstubakken : Hendrickson est favorite, elle est largement en tête de la première manche, suivie de Takanashi, puis Sagen et Iraschko. En deuxième manche Sara Takanashi bat le record du tremplin avec un saut de , de plus qu'Hendrickson : l'écart se réduit, mais Takanashi ne peut dépasser sa rivale, elle termine deuxième, devant Anette Sagen, Lindsey Van, Daniela Iraschko et Jacqueline Seifriedsberger.

En ayant manqué quatre concours sur les treize disputés en cette première saison de Coupe du monde, Sara Takanashi obtient la troisième place finale, entre Daniela Iraschko deuxième et Ulrike Grässler quatrième.

Été 2012 Sara Takanashi participe aux quatre épreuves de Grand Prix d'été de saut à ski. Avec des places de à Courchevel, à Hinterzarten et deux fois première à Almaty, elle gagne facilement cette première saison, devant Alexandra Pretorius et Daniela IraschkoFIS Grand Prix Ski Jumping Ladies - 2012 - Grand Prix Standing, classement final après les 4 épreuves.

Hiver 2013 : premier sacre dans la Coupe du monde Sara Takanashi participe aux seize épreuves de Coupe du monde de saut à ski 2012-2013. Elle gagne dès l'épreuve d'ouverture à Lillehammer le , puis elle remporte sept autres étapes. Son résultat le plus faible est une place de douzième à Sapporo le , dans un concours perturbé par le vent, disputé en une seule manche.

Lors de la finale à Oslo disputé pour la première fois en Coupe du monde féminine de saut à ski sur un « gros tremplin », Sara Takanashi prend le record féminin du tremplin Holmenkollbakken lors de la première manche, avec un saut de ; elle est toutefois devancée par Sarah Hendrickson, de moins de deux points, mais devance la troisième Elena Runggaldier de plus de quinze points. Avec lors de la deuxième manche, elle confirme et monte sur la deuxième marche du dernier podium de la saison, entre Sarah Henrdrickson qui gagne, et Jacqueline Seifriedsberger troisièmeFIS Ski Jumping World Cup Ladies - 17th World Cup Competition - Oslo (NOR) - Large Hill Individual - SUN 17 MAR 2013.

Elle succède au palmarès à Sarah Hendrickson qui finit cette saison 2013 à la deuxième position à 250 points de la japonaiseClassement de la Coupe du monde 2012-2013, sur data.fis-ski.com.

Été 2013 Sara Takanashi participe aux six épreuves de Grand Prix d'été de saut à ski. Avec des places de à Hinterzarten, à Courchevel, et quatre fois première à Nijni Taguil puis Almaty, elle gagne facilement cette nouvelle saison estivale, devant Coline Mattel et Katja PožunFIS Grand Prix Ski Jumping Ladies - 2013 - Grand Prix Standing, classement final après les 6 épreuves.

Hiver 2014 : la domination continue Takanashi remporte de nouveau le classement général de la Coupe du monde avec plus de 900 points d'avance sur Carina Vogt Cup Standings, sur fis-ski.com, grâce à dix-huit podiums dont quinze victoires pour dix-huit épreuves disputées. Aux Jeux olympiques de Sotchi, elle est attendue pour la médaille d'or que le Japon n'a pas gagné depuis 2006 et est considérée au pays comme leur meilleure chance de titre SARA TAKANASHI: “FROM KAMIKAWA TO THE TOP OF THE WORLD”, sur olympic.org, le 10 février 2014, mais finit de manière surprise quatrième, derrière notamment Coline Mattel, troisième. Rapidement, elle efface cette déception, réalisant une série de sept victoires consécutives, avec des doublés à Hinzenbach et Rasnov puis gagnant les concours de Falun, Oslo et Planica (ses deux derniers sur grand tremplin).

Elle a gagné une épreuve par équipes mixtes avec ses équipiers japonais à Lillehammer, le .

Hiver 2015 : battue par Iraschko Alors qu'elle commence bien la saison, troisième à Lillehammer et deux fois vainqueur devant son public à Sapporo, elle se retrouve à quelques reprises hors du podium au milieu de saison, sur lequel elle monte neuf fois cet hiver, suffisant pour que sa rivale et ancienne du circuit Daniela Iraschko en profite pour lui prendre le titre de championne de la Coupe du monde, malgré quatre victoires en fin de saison, dont une de nouveau à Holmenkollen.

2016 et 2017 : Deux nouveaux globes de cristal En 2015-2016, année sans grand championnat, elle démontre qu'elle est la reine du saut à ski en montant sur l'ensemble des podiums individuel, excepté une quatrième place à Ljubno. Son bilan comporte quatorze victoires, soit seulement une de moins qu'en 2014, dont les quatre épreuves japonaises Sapporo et Mont Zaō, et des succès sur des sites qu'elle n'avait pas inscrit encore à son palmarès comme Nijni Taguil, Lahti, Oberstdorf (doublé) ou encore Almaty (doublé). Elle reconquiert donc le titre de la Coupe du monde, pour porter son nombre de globes de cristal à trois unités.

Elle entame l'hiver 2016-2017 de la même manière qu'elle a achevé la saison précédente, s'imposant deux fois à Lillehammer, puis une fois à Nijni Taguil et réalise le doublé à Oberstdorf. Elle commence une série de défaites quand Yūki Itō la bat à Sapporo avec une bonne avance de douze points Results, sur fis-ski.com. Cette dernière devient sa plus proche concurrente au classement général, mais Takanashi réimpose sa domination gagnant deux fois à Hinzenbach, une fois à Rasnov et Pyeongchang, et finissant deuxième à Pyeongchang et Oslo. Elle finit pour la quatrième fois en tête de la Coupe du monde après 2013, 2014 et 2016.

2018 : enfin médaillée olympique En amont des Jeux olympiques, son meilleur résultat individuel est deuxième à Sapporo, cela est notamment dû à l'avènement d'une nouvelle championne Maren Lundby, qui gagne la Coupe du monde, Takanashi reculant au troisième rang, aussi dépassée par Katharina Althaus. Cet hiver, sont organisées les premières compétitions par équipes purement féminines dans l'élite et Takanshi gagne deux de ces concours à Hinterzarten et Mont Zaō. Proche de finir bredouille, elle remporte les deux manches de clôture de la saison à Oberstdorf devant Daniela Iraschko et Lundby, soit ses et victoires, battant le record tous sauteurs confondus de Gregor Schlierenzauer (53 succès en coupe du monde) SARA TAKANASHI EXTENDS RECORD AT OBERSTDORF, sur eurosport.com. Au mois de , Sara Takanashi dispute ses deuxièmes jeux olympiques à Pyeongchang, faisant mieux qu'il y a quatre ans, mais ne remporte pas le titre qu'elle convoite, qui revient à Maren Lundby, Takanashi prenant le bronze avec un retard de 21 points JO 2018: Norvegianca Maren Lundby, medaliată cu aur la sarituricu schiurile Daniela Haralanbie locul 25, sur agerpres.ro. Lors de la crérémonie d'ouverture, elle porte le drapeau japonais, rôle qui devait être rempli par Noriaki Kasai, qui ne pouvait pas être présent ce jour-là Sara Takanashi to replace Noriaki Kasai as flag-bearer for opening ceremony, sur japantimes.co.jp.

2019 et 2020 En , elle ouvre son compteur de victoires pour l'hiver à Ljubno, mais en reste là et ne prend que le quatrième rang au classement général, malgré un total de neuf podiums individuels.

À l'été 2019, Sara Takanashi reste invaincue au classement général du Grand Prix, ayant dominé l'intégralité du palmarès depuis les débuts en 2012.