Dans la religion gallo-romaine, la dea Icaunis était la déesse de la rivière Yonne. On la connaît grâce à une seule inscription, trouvée à Auxerre, en Bourgogne, dans l'enceinte construite au . Nicole Jufer & Thierry Luginbühl (2001). Les dieux gaulois : répertoire des noms de divinités celtiques connus par l'épigraphie, les textes antiques et la toponymie. Paris: Editions Errance. ..

Étymologie L'étymologie de la dea Icaunis vient du nom gaulois de la rivière Yonne, Icauna, combiné au suffixe -ona d'origine celtique désignant l'eau ou la source. Ce mot a aussi donné naissance au gentillé moderne « icaunais ».

Attestations épigraphiques Jacques Lacroix confirme que l’inscription à la deae Icauni é été découverte dans les vieux murs gallo-romains de la cité d'Auxerre, rue de la boucherie, montés pour se défendre des invasions barbares, et faits en partie avec des matériaux déjà détruits par les premières intrusions ennemies. Cette déesse a été vénérée à la source de ces eaux curatives sacrées de la Gaule pendant des millénaires.

Panthéon des déesses gauloises des eaux De même que dea Icaubis, plusieurs déesses gauloises sont liées aux rivières comme Sequana aux sources de la Seine, ou Sirona à la source du Suran. Parfois leur culte est rendu tout au long de la rivière comme Sagona et Souconna le long de la Saône, Segeta le long de la Loire, Vesunna le long de la Dordogne. Chaque source thermale vénère aussi sa déesse, ainsi Belisama à Blesme, Bormona à Bourbon-Lancy, Divona à Divonne-les-Bains. Acionna a son culte à Orléans et Damona à Bourbonne-les-Bains.

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Références

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