Émile Peynot est un sculpteur et médailleur françaisNotice E. Peynot et du site de la Bibliothèque nationale de France. né le à Villeneuve-sur-Yonne et mort le dans le .

Lauréat du prix de Rome en sculpture de 1880, une partie de ses œuvres monumentales est conservée en Argentine.

Biographie Émile Edmond Peynot naît le à Villeneuve-sur-Yonne.. Ses parents sont d'origine modeste, son père maçon meurt en 1862.. Il est placé en apprentissage chez un boulanger.. , le directeur de l’école communale de Villeneuve-sur-Yonne, avait remarqué les goûts d’Émile Peynot pour les beaux-arts et il décide de le former lui-même au dessin et lui donne les moyens matériels de poursuivre ses études.

En 1867, Peynot entre dans l’atelier de Pierre Robinet à Paris, où il se forme pendant trois ans.

Le , il est admis à l’École des beaux-arts de Paris et intègre la section sculpture dans l'atelier de François Jouffroy..

En 1871, il obtient la grande médaille de l'École. Ses résultats et les éloges de ses professeurs lui permettent alors d’obtenir une subvention du département de l’Yonne en 1872 et 1873.

En 1873, il débute au Salon des artistes français avec un Buste de femme et obtient, en 1880, le premier grand prix de RomeRémi Couvignou, « Émile-Edmond Peynot », La gazette 89, , ., une partie de ses œuvres monumentales est conservée en Argentine

Il devient professeur à l’École des beaux-arts de Paris et a l'Académie de la Grande Chaumière.

Il est élu membre de la Société académique du Touquet-Paris-Plage le ; il en démissionne en ..

Il meurt à Paris le 13 décembre 1932.

Peynot entretient des liens avec le peintre Théo Balké. En 1933, celui-ci réalise un portrait posthume du sculpteur, signé et daté sur la toile, aujourd'hui conservé au Musée-Galerie CarnotThéodore Charles Balké, Portrait d'Émile Peynot, 1933, huile sur toile, Musée-Galerie Carnot, Villeneuve-sur-Yonne.. Le 23 juin 1934, trois compositions musicales de Balké, écrites sur des poèmes du sculpteur, sont interprétées lors d'un concert organisé à Villeneuve-sur-Yonne au profit du monument consacré à PeynotRené Rigal, « Courrier des Lettres et des Arts », Le Bourguignon : journal quotidien de la démocratie radicale-socialiste, n° 161, 11 juin 1934..

Récompenses Émile Peynot est récompensé par de nombreuses médailles au Salon des artistes français et obtient une médaille d’or à l'Exposition universelle de 1889 et à celle de 1900 à Paris.

Distinctions Émile Peynot est nommé commandeur du Dragon d'Annam en 1889 à l'inauguration du Monument à Paul Bert. Il est nommé chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur en 1891, puis est promu officier de cet ordre en 1903..

Hommage Un boulevard de Villeneuve-sur-Yonne et une rue de Sens portent son nom.

Œuvres Monuments vignette|L'allégorie de la Ville de Lyon, après restauration, inaugurée en 2025 dans le square Delestraint. Monument de la République, 1889. En 1880, le conseil municipal de Lyon lance le projet d'élever un monument à la gloire de la République pour le centenaire de la Révolution française. L'emplacement est prévu sur la place Perrache (actuelle place Carnot) et, à l’issue d’un concours très disputé, le jury arrête son choix sur la maquette d'Émile Peynot associé à l'architecte Victor-Auguste Blavette. La statue en bronze de La République mesure . Elle caresse un lion à sa droite et brandit un rameau de paix. Juchée sur un piédestal cylindrique d'une hauteur de , elle domine quatre groupes statuaires en pierre de Tournus : La Ville de Lyon, La Liberté, L'Égalité et La Fraternité. Le monument est inauguré en 1889. En , du fait la construction du métro, le monument est déplacé sur la place et amputée des groupes qui l’entourent. La Ville de Lyon, toujours sur la place, en est éloignée, les trois autres groupes sont transférés dans le parc Bazin situé dans le quartier de Montchat du de Lyon« Fontaine de la République – Lyon », notice sur e-monumen.net.. En 2024, l'allégorie de la Ville de Lyon est démontée pour restauration, laissant place au nouveau Mémorial de la Shoah ; elle est installée dans le 3 arrondissement, square Delestraint, et inaugurée le ..

Monument à Sadi Carnot : érigé en 1895 à Fontainebleau, ce monument est fondu sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux. Monument à Paul Bert à Auxerre : en 1888, un comité national est constitué sous la présidence du sénateur J.Guichard pour l'érection d'un monument en l'honneur de l’ancien ministre de l’Instruction publique mort en . l’exécution en est confiée à Peynot, originaire de l’Yonne. Le comité se propose d’offrir l’œuvre à la municipalité d’Auxerre, ville natale de Paul Bert, à charge à elle de trouver un emplacement adéquat. Il en résulte une violente polémique entre radicaux et républicains qui ne trouve son épilogue que dans la proposition d’un Auxerrois de placer l’effigie du grand homme sur le pont qui enjambe l’Yonne, où elle se trouve encore aujourd’hui. Le monument est inauguré le . Monument aux morts de la guerre de 14-18 de Charenton-le-Pont : place de l’église, inauguré le . L'ornementation est imposante, à l'image du poilu casqué, armé d'un fusil, fondu par Ferdinand Barbedienne. Un hommage gravé aux morts de la Seconde Guerre mondiale a été ajouté au monument. Il est remanié en 2009. Monument aux morts de la guerre de 14-18 du Touquet : réalisé par les architectes Buisset et Bical, le monument aux morts est érigé au cœur du cimetière touquettois. Exécuté par Peynot et fondu par Duranton, il est inauguré le . Monument aux Morts de la guerre de 14-18 de Saint-Mihiel, place Jean Bérain : en calcaire d’Euville, il représente un soldat de la Grande Guerre protégeant une femme serrant un enfant dans les bras. Il est inauguré le par André Maginot, ministre de la Guerre. Monument au peintre Louis Français, 1901, square Louis Français à Plombières-les-Bains : Peynot obtient la commande de ce monument sur concours. Le monument est composé d'un obélisque en granit qui constitue un socle au buste sur piédouche en bronze. Deux statues de grande taille ornent la partie inférieure du monument de plan en C : une dryade debout, appuyée sur le tronc d'un chêne, tenant une lyre. Une évocation de Chloé ou une allégorie du Printemps assise sur un rocher joue de la flûte à deux becs. Une palette de peintre gît au sol. Le thème choisi rappelle les domaines de prédilection de Louis Français« Monument du peintre Louis Français – Plombières-les-Bains », notice sur e-monumen.net.. Monument au maréchal Exelmans, place Exelmans à Bar-le-Duc. Réalisé en 1898, il est l'œuvre de Peynot et Paul Roussel, fondu par Durenne. Fontaine à Villeneuve-sur-Yonne, 1887, fontaine Briard, le bassin en fer à cheval entoure la pile de jet sur trois côtés. L'eau provient à la fois de la bouche des trois dragons et d'un orifice dans la console qui les soutient. Une allégorie républicaine trône à l'avant de la pile. Un médaillon d'homme orne un côté et un médaillon de femme l'autre côté de la pile, probablement ceux des mécènes à l'origine de la commandeNotice sur petit-patrimoine.com.. Monument aux morts de Villeneuve-sur-Yonne, près de la porte de Joigny. Monument aux morts de Joigny : par délibération du , le marché est conclu avec Émile Peynot pour un monument inauguré le sur le rond-point de la Demi-Lune, puis déplacé en 1971 quai de la Butte. Monument à Henri Schneider, Le Creusot, place devant l’hôpital inaugurée le , bronze. L'industriel est représenté assis sur une chaise, une carte dépliée sur ses genoux« Monument à Henri Schneider – Le Creusot », notice sur e-monumen.net.. Monument aux morts de Sens, promenade du Jeu de Paumes. Commandé en 1898 par souscription publique et par les soins du conseil municipal, du Souvenir français, des anciens combattants de 1870-1871, avec le concours de la Ville de Sens et de l’État français. Monument aux morts de Bar-le-Duc, 1925, place du Maréchal Foch, devant l'église Saint-Jean. Ce monument est composé sur un piédestal pyramidal en pierre de Savonnières par l’architecte Lehmann et Peynot. Au sommet, une République dans de longs vêtements de deuil, debout, est également une allégorie du Souvenir : elle tient de la main gauche un faisceau de lauriers pour les vainqueurs et de la droite une gerbe de fleurs pour ceux qui sont morts. Au pied du monument, les statues de sept combattants sortant du socle symbolisent la défense de la Nation. Il a été restauré en 2007Notice sur petit-patrimoine.com.. Mausolée de sainte Alpais à l’église de Cudot : réalisé en 1891 d'après le gisant du . Pavillon des grandes marques et maisons de Champagne à l’Exposition universelle de 1900 : conçu par les architectes Armand Bègue et Ernest Kalas de l'École des beaux-arts, et décoré par Peynot. Mausolée d’Alexandre de Bary, érigé dans le parc du château de sa maîtresse, Elvire Bouchez, à Thuisy. Tombe de Juan Alberto Lartigau : monument funéraire en marbre blanc, Buenos Aires, cimetière de la RecoletaPhotographie de l'œuvre sur flickr.com.. Monument du Centenaire à Buenos-Aires : offert par la colonie française en Argentine à la Ville de Buenos-Aires, exécuté en marbre et granit, avec la collaboration de l'architecte Nénot en 1910. Monument du docteur Aristobulo Del Valle, Buenos Aires, cimetière de la Recoleta. Offrande florale à Domingo Faustino Sarmiento, président de la République d’Argentine, monument en marbre de Carrare, Buenos-Aires cimetière de la Recolata. Tombeau d'Arthur Le Duc, cimetière Saint-Gabriel à Caen, vers 1925..

Œuvres dans les collections publiques

vignette|redresse|La Proie (1888), palais des Beaux-Arts de Lille. France Auxerre : cimetière : Charles Lepère, buste en bronze. musée Leblanc-Duvernoy : Abandonnée, Salon de 1883, bas-relief en plâtre ; Les Lutteurs, 1929, plâtre. Bagnères-de-Luchon, musée du Pays de Luchon : Surprise, statue en plâtre. Charleville-Mézières, musée de l'Ardenne : Pro Patria, 1886, statue en plâtre. Lille, palais des Beaux-Arts : La Proie, 1888, groupe en marbre. Nice, jardin Théodore de Banville : Poésie pastorale, 1906, groupe en marbre, allégorie des arts des sciences et des techniques. vignette|redresse|La Ville de Marseille, Paris, façade de la gare de Lyon. Paris : École nationale supérieure des beaux-arts : Enfant prodige, 1880, bas-relief en plâtre pour lequel Peynot obtient le premier grand prix de Rome de sculpture. musée d’Orsay : Pro Patria, 1890, statue en marbre. Paris-Gare-de-Lyon : Marseille. Sur la façade figurent des statues allégoriques des villes de Paris et de Marseille, ainsi que des bas-reliefs personnifiant la Pêche et la Chasse. La statue de Marseille est de Peynot. Petit Palais, façade : Les Armes de Paris, bas-relief en pierre. théâtre national de l'Opéra-Comique : Cariatides de la façade percée de six fenêtres alternant avec six cariatides, celles de gauche sont d’André-Joseph Allar, celles du centre de Gustave Michel, celles de droite d’Émile Peynot. Reims : cimetière nord, mausolée Godbert : Madame Godbert, 1905, buste en marbre. Roubaix, La Piscine : Pro Patria, plâtre« Achat d'un plâtre d'Émile Peynot par la Piscine de Roubaix », publié sur amisdulouvre.fr., provient de l'atelier d'Auguste Biaggilefloch-drouot.fr, hôtel Drouot, vente du , lot ., sculpteur et praticien. Saint-Étienne, hôtel de préfecture de la Loire : fronton. Saint-Maixent-l'École, école militaire d’infanterie : Statue de Turenne. Sens : cimetière : Le Souvenir, 1891, statue ornant la tombe de Victor Duflot ; Sépulture Delaveau-Darde. Versailles, musée de l'Histoire de France : Challemel-Lacour, 1902, buste en marbre, d'après Victor Bacquet est pressenti pour réaliser ce buste. Après sa mort, c’est Peynot qui l'exécute d'après le modèle en plâtre de Bacquet. Villeneuve-sur-Yonne, église Notre-Dame de l'Assomption : Le Repos pendant la fuite en Égypte, 1883, bas-relief en plâtre, envoi de Rome.

Œuvres dans des collections privées

France Reims :